Un impact mesurable sur l’attention des 10-14 ans
Une étude publiée le 8 décembre 2025, dans Pediatrics Open Science, apporte un éclairage précis sur les effets de l’usage intensif des réseaux sociaux chez les enfants et préadolescents.
Conduite par l’Institut Karolinska (Stockholm), elle suit 8 324 enfants américains de 9 à 10 ans pendant quatre ans.
Cette cohorte permet d’observer l’évolution réelle, sur le long terme, des capacités attentionnelles en lien avec différents usages numériques.
Une analyse fine des pratiques numériques
Les chercheurs ont évalué trois catégories d’activités :
- utilisation des réseaux sociaux ;
- temps passé devant la télévision ;
- jeux vidéo.
Les enfants ont indiqué leur propre consommation.
Les parents ont évalué l’inattention, l’impulsivité et l’hyperactivité, ce qui a fourni un double regard : subjectif et clinique.
Les réseaux sociaux, un facteur spécifique d’inattention
Les résultats sont convergents et constants.
- Les réseaux sociaux se démarquent nettement.
Un usage fréquent de TikTok, Instagram, Snapchat ou X est associé à une augmentation progressive des symptômes d’inattention.
Les distractions constantes – notifications, messages, anticipation d’une réponse – fragilisent le maintien de la concentration.
- Télévision et jeux vidéo : pas d’effet similaire.
Contrairement à une idée répandue, ces médias n’entraînent pas de dégradation mesurable de la concentration dans cette étude.
Selon les spécialiste en neurosciences cognitives, la simple attente d’un message suffit à perturber la disponibilité mentale.
Le cerveau reste en alerte, rendant plus difficile l’engagement dans une tâche continue.
Une tendance préoccupante à l’échelle collective
Individuellement, l’effet peut paraître modéré. Collectivement, il devient significatif :
- classes plus dispersées ;
- baisse de l’attention soutenue ;
- difficulté à suivre les programmes ;
- risque d’augmentation des diagnostics de troubles attentionnels.
Au fil du suivi, le temps passé sur les plateformes augmente fortement :
- 30 minutes/jour à 9 ans,
- 2 h 30/jour à 13 ans.
- Une croissance rapide, alors même que les réseaux sociaux sont interdits aux moins de 13 ans.
Des implications pour la santé publique
Les auteurs appellent à une réflexion collective. Ils soulignent que la cohabitation entre vie sociale numérique, exigences scolaires et développement cognitif doit être mieux encadrée.
En Algérie, cette problématique s’inscrit dans un débat plus large pour réduire l’exposition aux réseaux sociaux et au temps d’écran global.

Recommandations médicales pour un usage numérique plus sain
Ces recommandations s’appuient sur les consensus actuels en pédiatrie et neurodéveloppement :
- Temps d’écran contrôlé et adapté à l’âge
- Limiter autant que possible les réseaux sociaux avant 13 ans.
- Éviter l’accès le soir et la nuit pour préserver le sommeil, essentiel à l’attention.
- Organisation claire autour des écrans
- Créer des “plages sans écran” quotidiennes (repas, devoirs, activités sportives).
- Désactiver les notifications non essentielles.
- Préserver les fonctions attentionnelles naturelles
- Favoriser des activités continues : lecture, jeux de stratégie, musique, sport.
- Encourager le multitâche minimal (une tâche à la fois).
- Veiller au sommeil
- Maintenir un rythme régulier.
- Retirer les appareils numériques de la chambre.
Le manque de sommeil accentue l’inattention et renforce les effets des réseaux sociaux.
- Dialogue régulier avec l’enfant ou l’adolescent
- Comprendre ce qui l’attire sur les réseaux.
- Fixer ensemble des règles progressives et réalistes.
- En cas de difficultés scolaires ou de concentration
- Consulter un médecin, un pédiatre, ou un spécialiste du développement cognitif.
- Une prise en charge précoce améliore nettement l’évolution.
les commentaire
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