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Donald Trump brandit la menace de droits de douane à 200 % sur les vins français, Paris et les agriculteurs vent debout

Par S.B.-- 20-Jan-2026 3

Les tensions commerciales entre Washington et Paris connaissent un nouvel épisode. Le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 200 % sur les vins et champagnes français, en réaction au refus, à ce stade, de la France de rejoindre son projet de « Conseil de la paix », dont le ticket d’entrée serait fixé à un milliard de dollars.

S’exprimant devant des journalistes en Floride, le président américain a assumé cette stratégie de pression. « Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer », a-t-il lancé, renouant avec une rhétorique déjà employée en 2025, lorsqu’il avait évoqué l’usage de l’arme tarifaire pour peser sur ses partenaires.

À Paris, la réaction ne s’est pas fait attendre. L’entourage d’Emmanuel Macron a dénoncé des propos jugés « inacceptables », rappelant que « les menaces tarifaires pour influencer notre politique étrangère sont inefficaces et contraires aux principes des relations internationales ». La France a confirmé qu’elle n’entendait pas, à ce stade, donner une suite favorable à l’invitation américaine.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a également condamné fermement ces déclarations. Intervenant sur une chaine française, elle a qualifié la menace d’« inadmissible » et d’« une brutalité inouïe ». Elle a souligné que la viticulture française, directement ciblée, traverse déjà une période difficile, rappelant qu’il s’agit d’un secteur stratégique et emblématique de l’agriculture nationale.

Du côté du monde agricole, la FNSEA, principal syndicat agricole français, a exprimé sa vive inquiétude. Son président, Hervé Lapie, a appelé l’Union européenne à réagir avec fermeté. « Il faut que l’Europe se réveille pour protéger ses producteurs et ses consommateurs », a-t-il déclaré sur Europe 1, dénonçant des bras de fer répétés imposés par Washington. Selon lui, ces pratiques, présentées comme une défense de l’économie américaine, contribuent en réalité à fragiliser l’équilibre économique mondial.

Alors que la menace américaine ravive le spectre d’une nouvelle escalade commerciale, Paris et les acteurs du secteur viticole appellent désormais à une réponse coordonnée au niveau européen, afin de défendre un secteur clé de l’économie et préserver les règles du commerce international.

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