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france-Budget 2026 : Lecornu active le 49.3, LFI et RN déposent des motions de censure

Par S.B.-- 20-Jan-2026 1

La bataille autour du budget 2026 s’intensifie à l’Assemblée nationale. Ce mardi 20 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter la partie recettes du budget sans vote, déclenchant les réactions de l’opposition et alimentant les tensions politiques.

Le 49.3 de retour à l’Assemblée

Après avoir renoncé à cet outil constitutionnel il y a quelques mois, Lecornu a finalement choisi de l’employer pour permettre l’adoption rapide du budget avant la mi-février. Le recours au 49.3 permet au gouvernement de faire passer le texte sans vote, mais expose celui-ci à une motion de censure. Le Premier ministre a exprimé son « amertume » et reconnu devoir « revenir sur sa parole », tout en estimant que s’entêter retarderait la mise en place du budget, pourtant jugé essentiel pour le financement des armées et le soutien au secteur agricole.

LFI et RN annoncent des motions de censure

La France insoumise et le Rassemblement national ont immédiatement réagi à cette annonce. Mathilde Panot, cheffe des députés Insoumis, a dénoncé un « budget de malheur » et a confirmé le dépôt d’une motion de censure pour « défendre la dignité du Parlement ». De son côté, Marine Le Pen a qualifié le recours au 49.3 de tentative de « manipulation » visant à « acheter » le Parti socialiste et a également annoncé le dépôt d’une motion de censure.

Des socialistes divisés

Malgré des désaccords sur le fond, le Parti socialiste a exclu toute censure du gouvernement. Olivier Faure, patron du PS, a confirmé la position de son groupe sur France Inter. Selon Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée, « certaines mesures vont dans le bon sens », citant notamment la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse de la prime d’activité pour les salariés modestes et la généralisation des repas étudiants à un euro.

Une opposition critique et inquiète

Les Républicains ont également exprimé leur mécontentement. Philippe Juvin, rapporteur général du budget, a rappelé que l’objectif de déficit avait été fixé à 4,7 % l’an dernier, alors que la prévision actuelle est proche de 5 %, ce qui suscite une « grande inquiétude ». De son côté, Jean-Philippe Tanguy (RN) a dénoncé des mesures créant des déséquilibres budgétaires, tout en affirmant que son parti ne céderait pas au « chantage » du gouvernement.

Impact sur les marchés financiers

La Bourse de Paris a été marquée par la conjoncture internationale plutôt que par le débat parlementaire. L’indice CAC 40 a reculé de 1,03 % à 8.028,79 points vers 10h00, après une chute de 1,78 % la veille. Les investisseurs se sont focalisés sur les annonces du président américain Donald Trump et les tensions entre Bruxelles et Washington, notamment au sujet du Groenland et des droits de douane sur les vins et champagnes français.

Mesures économiques parallèles

En parallèle, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a proposé une baisse moyenne de 0,8 % des tarifs réglementés de l’électricité à partir du 1er février. La présidente Emmanuelle Wargon a souligné que cette légère baisse s’inscrit dans la continuité de la stabilisation entamée depuis février dernier, année où les tarifs avaient diminué de 15 %.

La route du budget 2026

Le recours au 49.3 ouvre une séquence politique tendue. LFI et RN déposent leurs motions de censure tandis que le PS et une partie des Républicains restent prudents. L’adoption finale du budget dépendra de l’issue de ce bras de fer parlementaire, qui s’inscrit dans un contexte économique déjà fragilisé par les tensions internationales.

Le gouvernement mise sur la rapidité et l’efficacité du 49.3 pour sécuriser le financement des priorités nationales, mais la bataille législative ne fait que commencer.

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