Derniées informations
prev next

Gaza sous le feu : plus de 21 Palestiniens tués depuis l’aube dans de nouvelles attaques sionistes

Par A.B.-- 04-Fév-2026 0

De nouvelles attaques israéliennes menées à travers la bande de Gaza ont fait au moins 21 morts palestiniens depuis l’aube, dont plusieurs enfants, selon des sources médicales locales. Les bombardements et tirs d’artillerie se poursuivent sur plusieurs zones densément peuplées, aggravant une situation humanitaire déjà critique.

Un bilan humain en constante augmentation

Des responsables d’hôpitaux à Gaza ont indiqué à Al Jazeera que 14 victimes ont été recensées dans les quartiers d’Al-Tuffah et Zeitoun, à l’est de la ville de Gaza. D’autres frappes ont été signalées dans le centre de l’enclave et dans le sud, notamment à Khan Younès et dans le camp d’Al-Mawasi, pourtant classé par l’armée israélienne comme « zone sûre ».

Dans ce camp de déplacés, deux Palestiniens ont été tués et douze autres blessés lors d’une attaque aérienne. Le Croissant-Rouge palestinien a confirmé que l’un de ses ambulanciers figure parmi les victimes, soulignant une nouvelle fois les risques encourus par le personnel humanitaire.

Ciel saturé de drones et frappes continues

Selon des témoins sur place, le ciel au-dessus de Gaza-ville et de Khan Younès est saturé de drones et d’avions de chasse israéliens, rendant les déplacements au sol extrêmement dangereux, y compris sur les axes menant aux principaux hôpitaux, comme le complexe médical Nasser.

Des bombardements d’artillerie ont également visé l’est de Deir el-Balah et le camp de Bureij, où un enfant a été blessé, d’après les services d’ambulance et d’urgence de Gaza.

Évacuations médicales : confusion autour du passage de Rafah

La situation reste floue concernant les évacuations médicales via le poste-frontière de Rafah, entre Gaza et l’Égypte.
Le Croissant-Rouge palestinien (PRCS) a d’abord annoncé que l’organisation avait été informée, dans la matinée, de l’annulation des évacuations de patients et de blessés pour la journée.

Quelques heures plus tard, le PRCS a indiqué que ces évacuations devraient reprendre prochainement, précisant que des préparatifs étaient en cours pour le transfert d’un groupe de patients.

De son côté, l’organisme israélien COGAT, chargé de la coordination de l’aide vers Gaza, a affirmé que le passage de Rafah était « ouvert comme d’habitude », imputant les retards à des questions de coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un système de santé délibérément détruit

Dans ce contexte, les appels se multiplient pour une reconstruction urgente du système de santé de Gaza, largement détruit par les opérations militaires.
« L’occupation israélienne a détruit le système de santé de manière délibérée et méthodique », a déclaré Zaher al-Wahidi, porte-parole du ministère palestinien de la Santé, dénonçant l’ampleur des dégâts infligés aux hôpitaux, cliniques et infrastructures médicales.

Selon les experts, si les évacuations médicales sont vitales, elles ne peuvent remplacer une remise en état globale du secteur de la santé, indispensable pour répondre aux besoins de la population assiégée.

Arrestations massives en Cisjordanie occupée

Parallèlement aux attaques à Gaza, les forces israéliennes ont mené de nombreuses arrestations en Cisjordanie occupée.
Le Club des prisonniers palestiniens a indiqué que 25 Palestiniens ont été arrêtés, tandis que des dizaines d’autres sont actuellement interrogés, notamment dans le district de Naplouse. Des raids militaires ont été signalés dans plusieurs localités, dont le village de Burqa, au nord-ouest de Naplouse.

Violations du cessez-le-feu et tensions persistantes

Sur le terrain, les frappes israéliennes se poursuivent malgré les discussions autour d’un cessez-le-feu. Des journalistes sur place rapportent l’usage intensif de l’artillerie lourde contre des zones résidentielles proches de la ligne dite « jaune », à l’est de Gaza-ville.

Israël affirme qu’un de ses officiers a été grièvement blessé dans le nord de Gaza, après des tirs visant ses soldats. Des observateurs estiment que ces incidents alimentent la poursuite des opérations militaires, en dépit des engagements annoncés.

Une crise humanitaire sans répit

Alors que le bilan humain continue de s’alourdir, les organisations humanitaires alertent sur la gravité extrême de la situation. L’accès à l’aide reste limité, les structures médicales sont débordées et la population civile paie le prix le plus lourd.

Dans un territoire soumis à des frappes quasi continues, la question centrale demeure celle de la protection des civils et du respect du droit international humanitaire, de plus en plus mis à mal dans ce conflit qui s’enlise.

les commentaire

Laisser un commentaire