Une base britannique visée à Chypre
La base aérienne britannique d’Akrotiri, à Chypre, a été frappée par un drone dans la nuit. Selon les autorités chypriotes et le ministère britannique de la Défense, l’attaque a causé des dégâts limités et n’a fait aucune victime.
Une alerte de sécurité a été diffusée aux habitants des environs, leur demandant de rester confinés. Le personnel non essentiel a été évacué.
La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a confirmé sur Sky News qu’il s’agissait d’une frappe visant spécifiquement la piste. Le ministère de la Défense a précisé que les forces britanniques avaient activé leur niveau maximal de protection.
« Nous ne négocierons pas avec les États-Unis »
À Téhéran, le secrétaire du Conseil national de sécurité iranien, Ali Larijani, a démenti les informations du Wall Street Journal selon lesquelles il aurait cherché à relancer des négociations nucléaires avec Washington via des médiateurs omanais.
Dans un message publié sur X, il a été catégorique : « Nous ne négocierons pas avec les États-Unis. »
Cette déclaration intervient après l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei lors des frappes conjointes américano-israéliennes. Pour les autorités iraniennes, toute perspective diplomatique est désormais suspendue.
Bombardements israéliens au Liban : 31 morts, 149 blessés
Au Liban, l’offensive israélienne contre le Hezbollah s’est intensifiée. Le chef d’état-major de l’armée israélienne a annoncé le passage « à l’attaque » contre le mouvement chiite.
Les bombardements ont ciblé la banlieue sud de Beyrouth et le sud du pays.
Selon le ministère libanais de la Santé, relayé par l’agence officielle ANI :
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31 personnes ont été tuées,
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149 ont été blessées.
Le détail communiqué fait état de :
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20 morts et 91 blessés dans la banlieue sud de Beyrouth,
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11 morts et 58 blessés dans le sud du Liban.
Ces frappes sont dénoncées par Beyrouth comme une violation de sa souveraineté et une extension régionale du conflit initié contre l’Iran.
Riposte iranienne et tirs de missiles
Le Corps des gardiens de la révolution a revendiqué des tirs de missiles vers Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem-Est.
Selon l’agence officielle IRNA, 27 personnes ont été tuées dans une province iranienne au cours des deux derniers jours à la suite des frappes israéliennes et américaines.
Malgré l’élimination de hauts responsables, dont Abdolrahim Moussavi et Mohammad Pakpour, les structures militaires iraniennes restent opérationnelles et poursuivent les représailles.
Une violation du droit international ?
Pour le juriste Jan Fermon, les frappes américaines et israéliennes constituent « une violation indéniable et claire du droit international ». Il estime que ni Washington ni Tel-Aviv ne peuvent invoquer la légitime défense au sens de la Charte des Nations unies.
L’assassinat ciblé du guide suprême iranien est perçu par Téhéran comme un acte de guerre.
Washington et Tel-Aviv à l’offensive
Malgré des négociations diplomatiques en cours, les États-Unis, alliés à Israël et soutenus par l’Arabie saoudite, ont lancé des frappes massives contre plusieurs villes iraniennes le 28 février.
Des installations militaires et des responsables de la République islamique ont été visés, dont Ali Khamenei, âgé de 86 ans, tué dans l’opération.
Si son rôle institutionnel s’était affaibli avec l’âge, son assassinat revêt une portée hautement symbolique. Il représentait le système du velayat-e faqih, pilier du régime iranien.
Une escalade aux conséquences régionales
Le président iranien Massoud Pezeshkian, un temps annoncé mort avant que l’information ne soit démentie, a affirmé que l’Iran poursuivrait sa riposte.
Le conflit dépasse désormais le cadre bilatéral. Il touche le Liban, la Syrie, Chypre et potentiellement l’ensemble du Golfe.
Les frappes américaines et israéliennes sont dénoncées par Téhéran et ses alliés comme une agression coordonnée, mettant en péril la stabilité régionale et fragilisant davantage le droit international.
L’onde de choc est déjà régionale. Ses répercussions pourraient être mondiales.
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