Au sixième jour des frappes américano-sionistes contre l’Iran, le conflit s’étend et les tensions régionales s’accentuent, touchant le Golfe, le Liban et l’Irak. L’Iran menace désormais le trafic maritime mondial dans le détroit d’Ormuz, tandis que les combats se multiplient sur plusieurs fronts au Moyen-Orient.
En Iran : bilan lourd
Les médias d’État iraniens font état de 1 045 morts et plus de 6 000 blessés après cinq jours d’attaques. Le ministère des Affaires étrangères accuse les États-Unis et Israël de frappes contre 33 sites civils, dont hôpitaux, écoles, zones résidentielles et le palais de Golestan.
Sur le plan politique, Mojtaba Khamenei, fils du défunt guide suprême Ali Khamenei, apparaît comme candidat favori pour succéder au poste clé de la République.
Le conflit s’étend aussi en mer : le sous-marin américain a torpillé la frégate Iris Dena, faisant 87 morts et 32 survivants. Sur terre, des groupes kurdes iraniens multiplient les attaques dans le nord-ouest, tandis que les Kurdes irakiens sont en « attente » pour des opérations transfrontalières. Enfin, les Gardiens de la révolution ont fermé le détroit d’Ormuz, paralysant le trafic maritime.
Dans le Golfe : frappes et tensions diplomatiques
L’Iran multiplie les frappes de représailles perturbant le transport pétrolier. L’Arabie saoudite condamne une attaque de drone iranienne contre l’ambassade américaine à Riyad. Le Qatar a évacué les résidents autour de son ambassade américaine et appelé à un arrêt immédiat des frappes, engageant pour la première fois un dialogue direct avec Téhéran.
Aux États-Unis et en Palestine occupée : frappes et politique intérieure
L’entité sioniste intensifie ses attaques contre les infrastructures militaires iraniennes. Selon Washington, la supériorité aérienne permet désormais aux avions israéliens et américains de survoler l’Iran sans opposition majeure.
Aux États-Unis, le Sénat a rejeté l’obligation pour l’administration Trump de demander l’approbation du Congrès pour poursuivre la guerre. L’opinion publique reste divisée : environ 25 % approuvent l’intervention, tandis que 43 % la désapprouvent. La Maison-Blanche justifie l’action comme une mesure pour empêcher l’Iran de développer l’arme nucléaire.
Fronts secondaires : Liban, Irak, Turquie et Chine
Au Liban, Israël échange des tirs avec le Hezbollah à Beyrouth et Khiam. En Irak, un drone a frappé près d’Erbil, et les forces kurdes du nord sont en alerte pour d’éventuelles opérations transfrontalières.
En Méditerranée orientale, l’OTAN a intercepté un missile iranien ayant pénétré l’espace aérien turc. La Chine a appelé à une cessation immédiate des hostilités, demandant à Israël et aux États-Unis de stopper leurs actions militaires.
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