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110e jour de la guerre contre l’Iran : Téhéran affirme que les attaques israéliennes au Liban menacent l’accord avec les États-Unis

Par H.B.-- depuis 1 heure 0

L’Iran met en garde contre une « riposte sévère » alors que les attaques au Liban mettent à l’épreuve l’accord américain et fragilisent les relations entre Trump et Netanyahu.

L’Iran a accusé Israël de violer à plusieurs reprises  la trêve libanaise liée à son accord avec les États-Unis, avertissant que la poursuite des attaques pourrait déclencher une « sévère riposte » de Téhéran.

Ces accusations font suite à des frappes israéliennes qui ont tué quatre personnes dans le sud du Liban.

Mardi, le président américain Donald Trump a publiquement critiqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l’exhortant à faire preuve de « plus de responsabilité » au Liban.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a insisté sur le fait que tout accord final avec Washington devait inclure la levée des sanctions, le déblocage des avoirs iraniens gelés et le retrait des forces israéliennes du Liban.

En Iran

  • L’Iran affirme que le Liban est essentiel à tout accord : Selon un reportage d’Al Jazeera depuis Téhéran, les responsables iraniens ont toujours soutenu qu’un cessez-le-feu dans toute la région, en particulier au Liban, faisait « partie intégrante » de tout accord avec les États-Unis.
  • Un troisième pétrolier iranien franchit le blocus : selon TankerTrackers, le Sonia I, transportant un million de barils de pétrole brut iranien, a franchi le blocus naval américain dans le golfe d’Oman à 1 h 11 GMT. Ce passage fait suite à celui de deux autres pétroliers iraniens transportant au total 3,8 millions de barils, alors que Téhéran affirme que son accord avec Washington prévoit la levée immédiate du blocus naval américain des ports iraniens.

Diplomatie de guerre

  • Un analyste prévient que les combats au Liban pourraient faire dérailler l’accord américano-iranien : Doug Bandow, chercheur principal à l’Institut Cato et ancien conseiller du président américain Ronald Reagan, a déclaré que tout accord pourrait s’effondrer si Washington n’exerce pas de « réelles pressions » sur Israël pour qu’il mette fin à ses attaques au Liban. Bien que les États-Unis disposent d’un important levier d’influence grâce à leur soutien militaire et financier à Israël, Bandow a fait valoir qu’aucun président américain n’a été disposé à suspendre ce soutien longtemps. « Si Trump n’exerce pas de réelles pressions, s’il ne trouve pas le moyen d’en exercer, cela ne sera qu’une mise en scène », a-t-il déclaré. « Et il est peu probable que les Iraniens trouvent cela satisfaisant. Cela pourrait faire capoter l’accord. »
  • Carney qualifie l’accord américano-iranien de « tournant décisif » : Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré avoir examiné une copie de l’accord préliminaire et l’a qualifié de « dépassant ses attentes ». « Nous sommes très satisfaits de l’accord conclu », a-t-il déclaré à CNN, bien que les termes n’aient pas été rendus publics.

Aux États-Unis

  • Le vice-président américain JD Vance a déclaré que l’accord était « très simple » : l’Iran ne peut pas se doter de l’arme nucléaire, le détroit d’Ormuz doit rester ouvert et Téhéran peut en retirer de « réels avantages » s’il « se comporte bien ». « S’ils cessent de financer le terrorisme… ils peuvent réellement en retirer des avantages. S’ils ne font rien de tout cela, ils n’y gagnent rien », a-t-il affirmé, ajoutant : « Les États-Unis sont gagnants dans tous les cas. »

En Palestine occupée

  • La crainte d’une annexion alimente la controverse à Hébron : depuis Ramallah, Nour Odeh, d’Al Jazeera, rapporte que la décision du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, de transférer les pouvoirs d’aménagement du territoire à l’armée israélienne à Hébron compromet l’accord d’Hébron de 1997, qui partageait la ville entre contrôle palestinien et israélien, et témoigne d’une volonté plus large d’annexion de facto. Elle affirme que le gouvernement « intensifie les accaparements de terres et l’annexion de facto » au moment même où la coalition au pouvoir a besoin de « consolider son soutien », arguant qu’il s’agit de « mesures populaires » susceptibles de « détourner l’attention de la crise croissante avec Washington », dans un contexte de pressions liées à l’accord américano-iranien.
  • Un sondage révèle le scepticisme des Israéliens quant à l’accord américano-iranien : selon une enquête menée par la chaîne de télévision publique israélienne Kan, seuls 18 % des Israéliens soutiennent l’accord, tandis que 55 % s’y opposent. Malgré les récentes frappes contre l’Iran, 70 % déclarent « craindre toujours la menace iranienne ». Le sondage indique également que 40 % pensent que Donald Trump restera un « grand ami d’Israël », tandis que 32 % estiment que sa position à l’égard d’Israël évoluera.

Au Liban

  • Des frappes israéliennes font quatre morts au Sud-Liban : Au moins quatre personnes ont été tuées lors de frappes de drones israéliens dans le gouvernorat de Nabatieh, au Liban, selon l’Agence nationale de l’information (ANI), malgré un cessez-le-feu et un accord américano-iranien visant à cesser les combats « sur tous les fronts, y compris au Liban ». Ces attaques risquent d’alimenter les accusations iraniennes selon lesquelles Israël viole l’accord et met en péril son effondrement.

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