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ALGÉRIE/POLITIQUE : Acte 13 : Blocage, accès verrouillé  et manifestants arrêtés dès les premières heures de la manifestation

Par Y.B.-- 17-Mai-2019 342

ALGÉRIE/POLITIQUE : Acte 13 : Blocage, accès verrouillé  et manifestants arrêtés dès les premières heures de la manifestation

  
Selon des témoins, des habitués présents aux manifestations des vendredis, le climat est très tendu et le comportement des forces de l’ordre n’est pas rassurant et provocateur.

Les accès vers la capitale sont bloqués par des barrages de la police et de la gendarmerie nationale pour tenter de dissuader les Algériens à s y rendre pour manifester comme tous les autres vendredi passés.

« Le pouvoir qui est visiblement extrêmement désemparé et paniqué, a recouru à ses anciennes méthodes despotiques et autoritaires qui consistent à placer des barrages policiers et de la gendarmerie dans la périphérie algéroise. Cette opération répressive qui nous rappelle les pires années coloniales, vise à empêcher des centaines de milliers de nos concitoyennes et concitoyens venus de plusieurs wilayas du pays de manifester librement dans leur propre capitale”, dira un des activistes, venu de Bouira la veille, présent devant la grande poste.

Un impressionnant dispositif sécuritaire est déployé au niveau de la grande poste et empêche les manifestants de se regrouper et d’accéder au parvis la bâtisse.

Des centaines de manifestants ont tenté de tenir un rassemblement à la grande poste d’Alger, comme chaque vendredi, pour réclamer le départ de tous les symboles du système.

A leur arrivée à l’esplanade de la grande poste, la police est intervenue pour les empêcher d’atteindre la Grande Poste. Plusieurs manifestants ont été interpellés et embarqués dans des fourguons de police.

“Nous sommes démoralisés. Le régime mène une contre-révolution productive”, regrette-t-il, en référence à la stratégie du général Gaïd Salah qui durcit le ton envers les opposants et le comportement des forces de l’ordre envers des citoyens qui exercent un droit constitutionnel, celui de manifester pacifiquement », dira Nawal, une enseignante en droit présente en face la grande poste.

Pour Akli, un étudiant en médecine politisé et manifestant de la première heure, ce n’est pas la peur qui explique cet essoufflement qui ne morcèle pas pour autant la mobilisation. le jeune homme estime que c’est la fatigue et l’exaspération qui ont gagné une partie des manifestants. “Nous n’avons pas peur. Mais les marches du vendredi n’ont plus l’effet des premières, on s’essouffle, raconte-t-il. Les manifestations font paniquer le pouvoir mais ils ont compris comment contenir les manifestants et les réduire en terme de nombre.”

Le pouvoir a repris son ton ferme et menaçant des prémices de la contestation et a soutenu une transition gérée par le pouvoir en place avec une présidentielle programmée pour le 4 juillet. Mesures rejetées par les manifestants et boudées par les partis d’opposition.

De leur côté, les manifestants restent déterminés à poursuivre la contestation jusqu’à satisfaction de leurs revendications. “Nous continuons de sensibiliser les Algériens en allant à leur rencontre dans les manifestations, dans les universités, affirme Samir Belaarbi. Nous ne baisserons pas les bras et nous restons toujours pacifistes”.

 

 

 

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