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ALGÉRIE/ POLITIQUE : Sommet de l’opposition début juillet : sans le RCD, le FFS et le PT ?

Par Y.B.-- 25-Juin-2019 1165

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Sommet de l’opposition début juillet : sans le RCD, le FFS et le PT ?

Un groupe de partis d’opposition regroupé sous le nom des «forces du changement et du respect du choix du peuple», va finalement  tenir sa grande rencontre, au début du mois de juillet prochain  avons-nous appris de sources internes.

En attendant de trancher sur la salle qui accueillera ce qui s’apparente à une conférence nationale devant sceller une réponse à l’appel au dialogue de l’armée, on sait déjà que quasiment tous les partis des mouvances islamistes et nationalistes ainsi que des personnalités nationales de premier plan et des Moudjahidines seront au rendez-vous.

Outre le parti d’Ali Benflis, Talaei El Hurriet, Adala de Djaballah, Ahd 45 de Faouzi Rebaine, le FNDS de Bahbouh entre autres, la conférence verra également la participation d’Abderrazak Makri du MSP et surtout de Soufiane Djilali de Jil Jadid.

C’est dire que, côté partis politiques, cette réunion va faire presque faire le plein parmi les  formations qui ont pris acte positivement de l’appel du chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaid Salah à un dialogue pour trouver une issue à la crise.

La conférence sera également rehaussée par la présence de plusieurs personnalités nationales et moudjahidines.

Nos sources évoquent notamment les noms de Lakhdar Bouregaâ, Youcef Khatib voire de l’icône du Hirak populaire Mme Djamila Bouhired.

Autant dire que le «plateau» est loin d’être dégarni si l’on devait juger de la crédibilité d’une telle rencontre.

Pour autant, il y aura sans doute des leaders de partis qui vont briller par leur absence pour des raisons politiques.

En l’occurrence, le RCD, le FFS, le PT, le MDS et sûrement aussi des personnalités dites du camp «démocratique» seront aux abonnés absents à cette conférence tant ils ne partagent pas  les voies politiques de sortie de crise telles que déclinées dans les éléments de langages de certains leaders à l’instar d’Abdallah Djaballah.

La mise en place d’une Assemblée Constituante qui est le cheval de bataille de ces quatre formations de l’opposition démocratique est rejetée globalement et dans le détail par les «forces du changement» qui épousent à l’occasion la position de l’armée.

Benflis, Djaballah, Bahbouh, Makri  et même Soufiane Djilali réclament pour leur part l’organisation d’une élection présidentielle crédible le plus vite possible et éviter de mettre sur le table des sujets liés à l’identité nationale qui pourraient transformer le débat sur l’assemblée constituante en une lutte féroce.

C’est d’ailleurs la principale pomme de discorde entre les deux camps. Les responsables du RCD, du FFS, du PT et du MDS ont été invités à ce conclave des «forces du changement», mais tout porte à croire qu’ils vont zapper le rendez-vous.

Du coup, l’opposition traitera en rangs dispersés avec le nouveau pouvoir pour aboutir à un compromis politique qui s’annonce  d’ores et déjà fragile.

 

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