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ALGÉRIE/ POLITIQUE : Echos de la conférence des Forces du changement

Par A.B.-- 06-Juil-2019 288

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Echos de la conférence des Forces du changement

-Les participants réclament le départ du gouvernement Nourredine Bedoui et la libération des détenus d’opinion et de Lakhdar Bouregaa, avant toute participation au dialogue.

Début des travaux du forum national du

Une partie de l’opposition, regroupée au sein des Forces du changement, tient ce samedi 6 juillet à Ain Beniane, leur conférence nationale de dialogue à laquelle prennent également part des personnalités nationales et des associations de la société civile.

Selon le document distribué aux participants et à la presse, les initiateurs proposent un plan de sortie de crise qui prévoit notamment l’organisation d’une élection présidentielle dans un délai de six mois sous la supervision d’une commission indépendante.

-Organisé par des partis de l’opposition, regroupés au sein des “Forces du changement”, le forum s’est ouvert avec la participation d’une dizaine de partis et un grand nombre d’associations de la société civile qui vont débattre de la proposition d’une solution de sortie de crise qu’ils comptent présenter au terme de leurs débats.

-D’autres partis de l’opposition regroupés au sein de “l’alternative démocratique” (FFS, PT, RCD, UCP, PST, MDS, PLD et la LADDH) ne participent pas à cette réunion en raison des divergences fondamentales qui les opposent au premier bloc.

-Pour les partis formants le bloc des forces du changement (Talaie El Hourriyet d’Ali Benflis, le Front de la justice et du développement (FJD) d’Abdellah Djaballah, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) d’Abderrazak Mokri, auxquels se sont joints d’autres partis dont Ahd 54 de Fawzi Rebaïne, l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS) de Noureddine Bahbouh, le mouvement El-Bina d’Abdelkader Bengrina), la solution est de  parvenir à une élection présidentielle dans “des délais raisonnables”.

-Les travaux du forum national du dialogue se sont ouverts ce matin à l’école Supérieure d’Hôtellerie et de Restauration à Ain Benian sous la présidence de Abdelaziz Rehabi. 

 Abdelkader Bengrina, président du mouvement El Bina : »Nous demandons la satisfaction des revendications réalistes du Hirak sans tomber dans le vide constitutionnel ». « Nous souhaitons que la campagne anti-corruption aboutira à l’assainissement de l’environnement politique ». M. Bengrina a accueilli favorablement l’appel au dialogue de Bensalah

Nourredine Bahbouh, président de l’Union des forces démocratiques et sociales, appelle le Hirak à accepter l’offre de dialogue de Bensalah.

 

-Nacer Djabi, sociologue dénonce le harcèlement du Hirak et les arrestations de manifestants en estimant qu’il est difficile d’aller au dialogue dans ces conditions

 De nombreux participants réclament la libération des détenus d’opinion pour entamer le dialogue

 Mohand Arezki Ferrad conditionne sa participation au dialogue par la libération des détenus d’opinion.Il réclame la libération de Lakhdar Bouregaa.

 Islam Benatia activiste estime qu’aucun dialogue n’est possible avant le départ de la Issaba et l’ouverture du champ médiatique. Il dénonce la criminalisation de la couverture du hirak et réclame la libération des détenus d’opinion

 Rahabi répond en assurant que cette conférence est un espace de débat et d’opposition

– Abdelaziz Rahabi : « Ahmed Taleb Ibrahimi est absent à cette conférence pour des raisons de santé ». Il a expliqué que l’organisation de la conférence a été financée par les participants.

 Djamel Ghoul, président du syndicat autonome des imams critique l’absence de débat et le retrait des chefs de partis après de la séance de l’après-midi

Mohand Arezki Ferrad dénonce les pressions sur les médias et les manifestants.

-Abdallah Djaballah : « Le président par intérim est illégitime et le peuple a demandé son départ il faut écouter le peuple souverain ». Le président du parti Al Adala estime que limiter le dialogue à la création d’une instance de contrôle des élections est insuffisant et plaide en faveur de la libération des détenus d’opinion.

 Abderazak Makri dénonce les pressions sur les médias et les partis politiques.

– La plupart des participants ont accueilli favorablement l’appel au dialogue de Bensalah.

Voici quelques participants à ce Forum:

Abdelaaziz Rehabi (Ancien ministre)
Nourdine Behbouh (Ancien ministre)
Ali Benflis (Ancien ministre et premier ministre)
Abderzak Mokri (Président du MSP, député de M’sila)
Abdellah Djabellah (président du Parti de Adala et développement)
Ali Faouzi Rebaine (Ahd 54).
Nourdine Khatal (Journal El-Hiwar, admin de la page 123 vive l’Algérie).
Ben Grina (Ancien ministre)
Sadek Dziri (syndicat de l’éducation et membre de « la société civile »).
Boukhemkhem (Ex-FIS)
Guemmazi (Ex-FIS)
Mohand Arezki Ferad (Ancien député FFS,).
TAHAR Benbaibeche ( Ex SG du RND)
Nadir Amireche (Ex P/Apw FLN Constantine)
Adel Gaya (proche du Clan Bouteflika).
Karim Boussalem (Présentateur à l’ENTV.).
Gouini Filali ( Parti Ennahda).
Benattia Seif El Islam (politoloque)
Abdelmoumen Chitour ( Journaliste).

 

 Ouverture des travaux de la conférence. Selon Abdelaziz Rahabi, le coordinateur de la conférence, il y aura 18 interventions d’une durée de 7 minutes chacune.

-Abderazak Makri juge que l’offre de Bensalah est une bonne initiative, mais il émet des réserves en plaidant indirectement pour le départ de Bensalah et son remplacement par une personnalité crédible.

Ali Benflis : « Dans son dernier discours, Bensalah propose une base incomplète, mais avec laquelle on peut travailler pour mettre en place un plan de sortie de crise ». Le président de Talaie El Houriyet estime que le pouvoir a bien fait de déclarer quil n’est pas partie prenante du dialogue.

 Discours de Soufiane Djilali, au Forum National pour le Dialogue

Discours de Soufiane Djilali, au Forum National pour le Dialogue

Soufiane Djilali, quia pris part samedi au forum national pour le dialogue, à l’Ecole Hôtelière de Ain Beniane, a proncé un discours dans lequel il résume la positon de son parti et dont voici le texte intégral.

Monsieur le Coordinateur,

Messieurs les Présidents de Parti,

Messieurs les Présidents des syndicats et des associations,

Mesdames et Messieurs les participants au Forum du dialogue,

C’est avec gravité et conscience des enjeux pour l’avenir de notre pays que Jil Jadid a répondu favorablement à votre invitation, apportant sa contribution au débat national sur les meilleures solutions pour concrétiser la volonté populaire.

Merci donc aux organisateurs qui ont engagé tant d’efforts pour offrir cet espace de dialogue, avec l’espoir qu’il en sortira une entente sur les objectifs de l’opposition.

Depuis le 22 février, d’un jour à l’autre, d’un Vendredi à l’autre, des millions de nos concitoyens, partout à travers le pays, expriment leur volonté de liquider un régime qui a ruiné moralement et matériellement le pays et le remplacer par un système politique moderne, respectant les droits et les libertés, avec un Etat de droit comme bien commun et une démocratie effective.

En tant que société politique, nous sommes interpellés pour respecter la volonté populaire et la traduire en propositions concrètes devant offrir au pays paix, sécurité et développement.

Le fondement d’une telle solution est la légitimité populaire dont devra se revêtir tout responsable politique et dont l’action devra être encadrée par des institutions démocratiques, dont les pouvoirs sont limités et équilibrés.

L’Algérie a donc besoin de profonds changements politiques et institutionnels.

Tout le monde s’accorde à dire que le régime politique qui a sévit durant 20 ans au moins est en plein effondrement. Cependant, les figures symboliques de cette époque sont encore aux commandes du pays.

Comment opérer alors le changement en accord avec l’esprit du mouvement populaire tout en garantissant la stabilité de l’Etat algérien ?

Il est une évidence pour tous que cette révolution pacifique doit aboutir à travers un dialogue sérieux et fertile entre le pouvoir et la société politique.

Pour sa réussite il est nécessaire d’avancer des gages de bonne volonté, de s’entendre sur une feuille de route et d’aller résolument vers la mise en forme des garanties négociées.

Si le pouvoir actuel est sincère dans sa volonté d’aider au changement exigé par le peuple, tel qu’il le proclame, il doit remettre en liberté tous les détenus d’opinion. Il n’est pas possible de dialoguer alors que des jeunes et des Moudjahiddines sont en prison pour avoir participé à une manifestation, avoir arboré l’emblème Amazigh ou même avoir critiqué les dirigeants du pays.

Un tel pas est un préalable qui favorisera, à n’en pas douter, la mise en forme du dialogue.

Dans tous les cas de figure, il n’y a aujourd’hui, pour les tenants du régime,  plus qu’une seule issue : organiser la passation de pouvoir au peuple.

Toute autre manœuvre aboutira à une situation inextricable. Le régime doit négocier son départ et non pas son maintien.

Pour Jil Jadid, le processus du changement doit commencer avec la désignation d’une commission, formée d’hommes et de femmes intègres, potentiellement acceptée par tous, et qui serait mandatée pour nouer des contacts avec tous les partenaires politiques. Cette phase de discussions permettrait de s’entendre sur un ordre du jour.

Ce dernier devrait porter, entre autres, sur les questions suivantes :

1.      Le changement du gouvernement actuel avec la désignation consensuelle de compétences neutres et le départ de tous les anciens membres des gouvernements de Bouteflika,

2.       La négociation sur la nature, les pouvoirs et la composante de la future autorité qui aura la responsabilité d’administrer les élections, ainsi que les amendements à apporter aux lois en relation avec les élections,

3.      L’ouverture des médias publics et privés,

4.      La date des prochaines élections.

Après l’élection présidentielle, un processus constituant devra être mis en route de manière inclusive pour enfin aboutir à une Constitution de la nouvelle Algérie.

Voilà en résumé, la position de Jil Jadid.

Merci à vous tous et bon succès pour ce forum.

Intervention de M. Ali Benflis devant le Forum du Dialogue National

 Intervention de M. Ali Benflis devant le Forum du Dialogue National

Ali Benfls , président du parti Talaia El Hourriet et acteur dans le cadre de l’Alternative pour le changment”a prononcé samedi un discours devant les particiapants au “Forum du Dialogue National dont voici le texte integral.

Mesdames et Messieurs,

Ce qui nous rassemble, aujourd’hui, est la situation particulièrement préoccupante dans laquelle a été mis l’Etat national par un régime politique dont les dévoiements et les dérives ne se comptent plus. Chaque jour qui passe étale sous nos yeux indignés et choqués de nouvelles facettes de son héritage extrêmement lourd. Au cœur de cet héritage dont le pays se serait bien passé se trouvent une crise politique, une crise institutionnelle et une crise constitutionnelle dont les effets convergents ont conduit le pays à l’impasse actuelle. La quête du pouvoir à vie a résulté en une crise de régime majeure. Le culte de l’homme providentiel a mené à l’affaiblissement des institutions politiques et à une extrême fragilisation de l’ordre constitutionnel qui y a perdu jusqu’à son sens et sa raison d’être. La criminalité politique et la criminalité économique et financière ont établi entre elles un véritable partenariat stratégique qui a conduit à la ruine politique, économique et sociale du pays.

La révolution démocratique pacifique en cours dans notre pays à donné un coup d’arrêt à cet engrenage fatal et a fait front devant ces périls qui menaçaient l’Etat national d’effondrement.

A l’heure où nous nous réunissons, le pays est confronté à une crise politique d’une gravité exceptionnelle. Face à cette crise politique, les institutions politiques en place ne sont d’aucun secours quant à son règlement faute de confiance, de crédibilité et de légitimité. De son côté, la Constitution n’offre aucune recette prête à l’emploi pour surmonter cette crise. Quant à la dynamique de la révolution démocratique pacifique, elle va dans le sens d’une élévation continue du plafond des demandes et des attentes qui rend plus complexe la recherche d’une voie de sortie de crise.

Ce sont ces trois constats qui dictent les responsabilités que nous nous devons d’assumer collectivement aujourd’hui. Quelles sont ces responsabilités qui s’imposent à nous ? Ces responsabilités sont définies par la situation que vit le pays en cet instant même. Toute lecture de cette situation fait ressortir trois données essentielles : la première donnée résulte du fait que notre pays est confronté à une crise politique dont nul ne conteste le caractère exceptionnellement grave ; la deuxième donnée tient au fait que le règlement de cette crise fait face à une impasse politico- constitutionnelle qu’il est vital pour le pays d’en sortir au plus vite ; la troisième donnée a trait au fait que cette impasse ne peut être surmontée que par un dialogue national serein, crédible et confiant.

Qu’est ce que ce dialogue national serein, confiant et crédible ? Il s’agit d’un dialogue mis hors de portée des institutions politiques discréditées et placées sous l’égide de personnalités nationales jouissant du respect, de l’acceptation et de la confiance les plus larges. Il s’agit d’un dialogue qui place au premier rang de son ordre du jour la création des conditions politiques les plus favorables à la tenue du scrutin présidentiel. Il s’agit, aussi, d’un dialogue dont l’ordre du jour consistera à réunir les conditions institutionnelles de l’élection présidentielle notamment par la mise en place d’une autorité électorale investie de l’intégralité des missions de préparation, d’organisation et de contrôle de cette élection. Il s’agit, en outre, d’un dialogue devant conduire à l’amendement du régime électoral dans toutes ses dispositions se rapportant à l’élection présidentielle. Il s’agit, enfin, d’un dialogue devant convenir d’un délai raisonnable et acceptable pour la tenue de l’élection présidentielle; une présidentielle d’où émergera le premier Président démocratiquement élu de la République qui disposera d’une puissante légitimité qui le mettra en capacité de réaliser la rupture et de réussir le changement.

Dans ce large contexte et à l’inverse de ses devanciers, le message à la Nation du 3 Juillet courant introduit une certaine rupture avec le discours politique qui faisait la marque de fabrique di régime politique en place. Il a fait bouger quelques lignes dont il ne faut pas sous- estimé l’importance. Il a présenté une base certes encore incomplète, sur laquelle il est possible d’envisager une sortie de l’impasse actuelle.

Quel est ce changement de tonalité et de contenu par rapport aux   discours politiques antérieurs ? Quelles sont ces lignes qui ont bougé ? Et qu’elle est cette base qui reste à compléter pour sortir le pays de l’impasse à laquelle il est confronté. Permettez moi de résumer en cinq données la nouvelle réalité politique créée par ce discours à la Nation.

·        La première donnée tient au fait que le régime politique en place a renoncé à la main- mise sur la conduite et la gestion du Dialogue National.

·        La seconde donnée concerne le fait que cette conduite et cette gestion du dialogue national est désormais confiée à un Panel de « personnalités nationales crédibles, indépendantes, sans affiliation partisane et sans ambition « électorale ». la composition de ce Panel qui est d’une impasse capitale ne saurait être l’affaire exclusive du régime politique en place et devra recueillir  l’assentiment le plus large.

·        La troisième donnée a trait au fait que le régime politique en place s’engage à ne pas être « partie pressante au dialogue national et à observer la plus stricte neutralité tout au long du déroulement de ce processus »

·        La quatrième donnée porte sur le fait que c’est au dialogue national, et à lui seul, qu’est confiée la double mission de mise en place de l’autorité ou de l’instance chargée de la préparation, de l’organisation, de la supervision et du contrôle de l’élection présidentielle et de l’amendement de la loi organique relative au régime électorale.

·        Enfin, la cinquième donnée se rapporte au fait que le dialogue national voit son mandat étendu aux « conditions à réunir pour garantir la crédibilité du scrutin » ce qui inclut les conditions politiques dont le dialogue national jugera opportun et nécessaire de se saisir à l’effet de répondre aux attentes et aux demandes légitimes du peuple algérien.

Voilà les principales données de la nouvelle réalité politique que le dernier message à la Nation a crée. C’est à nous qu’il revient maintenant de compléter et de consolider cette base pour qu’elle soit le véritable point de départ d’une sortie de l’impasse actuelle et d’une entrée sur la voie du règlement rapide et définitif d’une grave crise politique dont notre pays ne peut supporter indéfiniment les coûts et les périls.

Il s’agit donc pour nous d’apporter notre contribution à l’enclenchement de ce dialogue national serein, crédible et confiant et c’est là que réside notre devoir que nous devons assumer avec responsabilité et avec pour seul guide l’intérêt vital du pays sur lequel la crise actuelle fait peser des menaces difficilement prévisibles ou quantifiables.

Notre premier devoir est donc de contribuer à hâter le règlement de la crise actuelle en aidant à l’identification de la voie la moins longue, la moins risquée et la moins coûteuse pour le pays politiquement, sécuritairement, économiquement et socialement.

Notre deuxième devoir est de substituer des lignes de rapprochement aux lignes de clivages et de facturer et de remplacer les points de divergences par des points de convergence.

Laissez moi vous le dire avec beaucoup de clarté et de franchise : toutes les lignes de clivage ou de fracture et tous les points de divergence à propos de la Transition, du changement de régime, des présidentielles ou de la Constituante me semblent relever plus d’une hiérarchisation des priorités que de problématiques de fond. Qui d’entre nous, ici, doute qu’une transition démocratique s’ouvrira bel et bien dans le cadre du mandat de transition que le peuple algérien confiera au prochain Président de la République ? Qui d’entre nous, ici, disconvient ici du fait que le changement de régime politique est une nécessité vitale pour le pays et qu’il constituera le chantier prioritaire du prochain quinquennat présidentiel ? Et qui d’entre nous, ici, peut nier qu’à un nouveau régime politique doit naturellement correspondre une nouvelle Constitution fondatrice ?

Notre troisième devoir est de nous assurer que tout règlement de la crise s’inscrive dans la trajectoire de la satisfaction des revendications justes et légitimes de la révolution démocratique et pacifique qui a fait entrer notre pays dans une nouvelle ère, celle des profondes transformations politiques, économiques et sociales. La révolution démocratique pacifique a ouvert au pays de nouveaux horizons ; elle y a fait revivre de nouveaux espoirs ; elle y a crée de nouvelles attentes ; et par-dessus tout, elle y a fait souffler le vent du changement qui doit donner naissance à un nouveau pacte politique et social vibrant à l’unisson avec la citoyenneté, la souveraineté populaire, les droits et les libertés individuelles et collectives, l’Etat de droit et la République démocratique et moderne.

Dans une même patrie, entre les enfants d’un même peuple et face à une crise dont l’enjeu n’est rien d’autre que la sauvegarde de l’Etat national il y a aucune place pour la logique du vainqueur et du vaincu comme il n’y a aucune place pour la logique du perdant et du gagnant.

De ce point de vue, il n’y a qu’une seule victoire qui vaille et qu’un seul gain qui compte : ce sont ceux de l’Etat Nation qui nous rassemble et qui est notre héritage le plus précieux et notre possession la plus inestimable.

Une grande crise comme celle que vit notre pays exige un grand débat national ; et un grand dialogue national se mesure au grand compromis national qu’il est capable de produire.

Les grandes Nations se sont construites par de grands compromis historiques. La Nation algérienne est confrontée, aujourd’hui, à ce défi là et son histoire est là pour témoigner qu’elle saura comment y faire face et comment le relever.

 

 

 

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