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Le Hirakiste adolescent Saïd Chetouane en grève de la faim.

Par Y.B.-- 01-Mai-2021 0

L’adolescent Mohamed Arezki Saïd Chetouane, placé dans un centre de protection de l’enfance à Bordj Bou Arreridj,  sous ordre de la juge des mineurs, il y a une semaine à Alger, refuse de s’alimenter depuis son placement il y a 6 jours, a rapporté sa mère jeudi dernier qui ajoue qu’il est malade”Il a été hospitalisé”, dira-t-elle. « Pourquoi prive-t-on un fils de sa mère ? », s’est-elle demandée les larmes aux yeux. « Rendez cette mère à son enfant. Vous n’avez rien à lui offrir en remplacement que le vide de vos cœurs. N’insultez pas sa mère comme vous n’aimeriez pas que l’on insulte vos enfants. Ne privez pas cette mère de son enfant dans la crainte qu’un jour vos propres enfants ne vous privent à leur tour du droit d’êtres leurs parents », ajoute-t-elle.

Ce 115e Vendredi, les manifestants n’ont pas oublié le hirakiste adolescent. Des appels ont été lancés pour demander à ce qu’il soit rendu à sa mère. Ils sont unanimes pour dire: « Rendez cet enfant à sa mère. Il ne vous appartient pas. Il est son foie et la prunelle de ses yeux. Pour vous qui est-il ? Un mineur en danger ? En danger de quoi ? de liberté ? insupportable au point de lui assigner pour grandir des inconnus ? Vous voulez quoi ? lui apprendre à vivre aux pas, le dresser comme le fer par le feu et le marteau. Vous voulez quoi ? en “ordonnant son placement dans un centre spécialisé dans la protection des enfants” Spécialisé en quoi ? A remplacer les caresses de sa mère ? De quel droit le privez-vous de ce corps aimant qui le matin le réveille et le soir l’attend ? De quel droit ? Si ce n’est le pire des droits qui s’octroie le devoir de sauver un enfant de sa mère, jugée incapable par la loi. Incapable de quoi ? De l’aimer, de le chérir, de l’envoyer à l’école, de le protéger quand le soir il ne rentre pas parce qu’il est enfermé par inadvertance au commissariat ? elle était pourtant là, la nuit, à l’attendre devant vos barreaux. Incapable de quoi ? De lui interdire de marcher !!! »

Dans un communiqué rendu public ce 1er mai, la LADDH interpelle en urgence, le juge des mineurs à reconsidérer sa décision, l’enfant souffre, la maman doublement, l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer sur tout.

L’enfant saïd_Chetouane souffre, placé dans un centre pour enfance à Bordj Bou Arreridj, séparé et éloigné contre son gré de sa famille , son état de santé nous inquiète.
La LADDH rapelle que les droits de l’enfant doivent être respectés au-delà de toute autre considération, le droit national et la convention internationale des droits de l’enfant doivent être respectés.

Rendez L’enfant à sa maman

Pour rappel, dans un communiqué rendu public, lundi dernier, le Parquet de Sidi M’Hamed à Alger, a décidé le placement de l’adolescent Chetouane Said, encore mineur, dans un centre spécialisé dans la protection des enfants.

«Le juge des mineurs près le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a ordonné le placement du mineur Chetouane Mohamed Arezki Said dans un centre spécialisé dans la protection des enfants, et ce après avoir constaté chez ce dernier “des comportements contraires aux mesures prises auparavant en sa faveur», lit-t-on dans le communiqué.

La même source explique qu’ «En application des dispositions de l’article 11 du Code de procédure pénale et pour éclairer l’opinion publique sur l’évolution de l’affaire du mineur Chetouane Mohamed Arezki Said, le parquet de la République près le tribunal de Sidi M’hamed tient à préciser qu’en parallèle aux poursuites judiciaires engagées contre les prévenus majeurs impliqués dans l’exploitation et l’instrumentalisation du mineur susnommé, il a été procédé en date du 05/04/2021 à l’ouverture d’un dossier relatif à l’enfant mineur, exposé à un danger moral, devant la juge des mineurs qui avait décidé pour l’intérêt de l’enfant, de le remettre à sa mère en tant que mesure de protection prévue par la loi, notamment la loi sur la protection de l’enfance, en ordonnant à sa mère de prendre toutes les mesures nécessaires à sa prise en charge et de veiller à son éducation», est-il souligné.

«En dépit de cette mesure», poursuit le texte du Parquet, « il a été constaté chez le mineur des comportements contraires aux mesures décidées en sa faveur par la juge des mineurs, et ce après avoir observé sa participation à des marches non autorisées en compagnie de personnes majeures et la poursuite de son exploitation et instrumentalisation».

Et au procureur de  conclure que «Vu les réquisitions du parquet, Madame la juge des mineurs a procédé en date du 25/04/2021, au changement des mesures prises à l’encontre de l’enfant mineur en ordonnant son placement dans un centre spécialisé dans la protection des enfants»., a-t-il indiqué

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