Une Journée d’étude consacrée aux mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption en Algérie s’est tenue mardi à l’Université d’Alger 3. Organisée par la Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion, en collaboration avec la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, cette rencontre a rassemblé universitaires, experts et représentants d’institutions spécialisées.
Le recteur de l’Université, Khaled Rouaski, a souligné que cette initiative vise à proposer des solutions à la fois scientifiques et pragmatiques pour éradiquer la corruption, en adéquation avec les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui fait de la transparence et de la bonne gouvernance une priorité nationale.
Pour le doyen de la faculté, Samir Azzedine, la corruption représente un frein majeur au développement socioéconomique, en raison de ses effets délétères sur le climat des affaires, l’investissement et la confiance des citoyens dans les institutions.
Prenant la parole au nom de la Haute autorité de lutte contre la corruption, Abdelmadjid Keddi a mis en lumière le rôle stratégique des établissements universitaires dans la promotion d’une culture de l’intégrité. Il a insisté sur l’importance de la formation, de la sensibilisation et de la recherche scientifique pour ancrer durablement les valeurs de transparence au sein de la société.
Les interventions ont permis de revenir sur les dispositifs institutionnels et juridiques mis en place pour lutter contre la corruption, notamment la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), l’Inspection générale des finances (IGF), la Cour des comptes, l’Office central de répression de la corruption (OCRC), et la Haute autorité de transparence, dont la création a été consacrée par la Constitution de 2020.
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