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Gaza: l’entité sioniste exerce une « pression extrême » alors que le bilan des morts dépasse les 65 000

Par A.B.-- 18-Sep-2025 9

La situation humanitaire à Gaza « rien de moins que cataclysmique »

L’offensive militaire sioniste sur Gaza a poussé des centaines de milliers de Palestiniens désespérés vers le sud, aggravant une catastrophe humanitaire déjà hors de contrôle, selon les Nations unies.

La situation sur le terrain est « rien de moins que cataclysmique », a déclaré Olga Cherevko, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), à la presse depuis Deir el-Balah, au centre de la bande de Gaza.

Selon elle, un flot incessant de déplacés marche du nord vers la zone dite « humanitaire » d’al-Mawasi, désignée par Israël, distante de 22 km. « Cela ajoute à une situation déjà extrêmement difficile dans le sud », a-t-elle souligné.

Les conditions d’hygiène y sont « si désastreuses qu’elles entraînent une propagation massive de maladies, d’éruptions cutanées et de crises sanitaires multiples ». Elle a également dénoncé l’insuffisance chronique des approvisionnements humanitaires : « Le volume d’aide entrant à Gaza est largement insuffisant pour répondre aux besoins des habitants », a-t-elle précisé.

Nouvelles attaques et victimes

Selon des sources médicales, au moins 14 Palestiniens ont été tués aujourd’hui dans plusieurs frappes israéliennes. Parmi eux, une femme déplacée originaire de Beit Lahiya (nord de Gaza), tuée lors d’une attaque sur la cité Hamad, près de Khan Younès.

À Gaza-Ville, une frappe de drone a touché le quartier de Rimal, faisant un mort et plusieurs blessés, d’après l’hôpital al-Shifa. D’autres attaques ont ciblé les abords de l’hôpital al-Quds, blessant de nombreuses personnes.

Le bilan s’alourdit à 65.141 martyrs et 165.925 blessés

 Le bilan de l’agression génocidaire menée par les forces d’occupation sioniste contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, s’est alourdi à 65.141 martyrs et 165.925 blessés, ont indiqué jeudi les autorités sanitaires palestiniennes.

Selon la même source, les corps de 79 martyrs et 228 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures.

Les autorités sanitaires palestiniennes ont ajouté que 12.590 Palestiniens sont tombés en martyrs et 53.884 autres ont été blessés depuis le 18 mars dernier, date de la reprise de l’agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.

Elles ont également souligné que le bilan des attaques de l’armée sioniste visant les Palestiniens qui attendaient l’aide humanitaire à Gaza s’élève à neuf martyrs et 33 blessés durant les dernières 24 heures, tandis que le bilan global est de 2.513 martyrs et 18.414 blessés.

Des dirigeants de Hamas ciblés à Doha

La semaine dernière, une frappe israélienne à Doha a tué cinq membres du Hamas et un officier qatari. Ghazi Hamad, cadre du mouvement, a raconté avoir survécu : « Nous étions en réunion pour examiner une proposition américaine transmise par les médiateurs qataris. Moins d’une heure plus tard, des explosions ont retenti. En moins d’une minute, 12 roquettes sont tombées. Par décret divin, nous avons survécu », a-t-il déclaré.

Cette attaque, la première menée par Israël sur le territoire qatari, a provoqué un sommet d’urgence arabe et islamique à Doha, dénonçant un « acte lâche ».

Témoignages de déplacés

Huit mois après avoir espéré un retour progressif à Gaza-Ville, les familles fuient à nouveau. « Les gens sont épuisés, traumatisés. Ils transportent ce qu’ils peuvent, mais beaucoup ne savent pas s’ils reverront leurs maisons », rapporte le journaliste Hani Mahmoud depuis Nuseirat.

Dans un camp de fortune à Deir el-Balah, Rachid Abdel Latif Shaaban décrit : « Nous vivons au milieu des ordures, des eaux usées, des bactéries. Je cuisine dans les déchets. Nos enfants tombent malades, il n’y a ni médicaments ni médecins. »
Une autre déplacée, Ayesha Abu Ghof, affirme avoir trouvé refuge sur une décharge : « Tous nos enfants souffrent de maladies de peau, de gale. Ils n’ont autour d’eux que des poubelles. »

Réactions internationales

  • Espagne : Madrid a annoncé qu’il soutiendrait l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) sur de possibles crimes de guerre israéliens.
  • Royaume-Uni : le maire de Londres, Sadiq Khan, a pour la première fois qualifié les actions israéliennes de « génocide ». Dans le même temps, le ministre britannique du Moyen-Orient, Hamish Falconer, a condamné les frappes contre l’hôpital pour enfants al-Rantisi.
  • Iran : Téhéran a fustigé le refus britannique de qualifier de génocide les actions israéliennes.
  • Union européenne : la Commission a proposé des sanctions économiques contre Israël, incluant la suspension de son statut commercial préférentiel. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a salué l’initiative.
  • Palestine : le ministère des Affaires étrangères a dénoncé l’ouverture par Fidji d’une ambassade à Jérusalem, qualifiée d’« agression contre notre peuple ».
  • Royaume-Uni (santé) : Londres a accueilli les premiers enfants évacués de Gaza pour recevoir des soins vitaux. Entre 30 et 50 enfants devraient être traités dans les hôpitaux britanniques dans les mois à venir.

Escalade militaire

  • Plus de 80 Palestiniens ont été tués en 24h, dont 61 à Gaza-Ville, où l’armée israélienne poursuit son offensive terrestre et aérienne.

  • Près de l’hôpital al-Shifa, une frappe a fait 13 morts.
  • Le Euro-Med Human Rights Monitor accuse Israël d’utiliser des véhicules piégés pour raser des quartiers entiers.
  • Des frappes ont également touché le Liban, tuant deux personnes à Baalbek.
  • Aux États-Unis, le sénateur Bernie Sanders a qualifié l’offensive de « génocide », exhortant Washington à cesser sa « complicité dans le massacre du peuple palestinien ».
  • Enfin, des militants appellent les fédérations européennes de football à boycotter Israël et à exclure ses clubs et joueurs des compétitions.

L’Espagne va enquêter sur des violations des droits humains

L‘Espagne va enquêter sur des violations des droits humains à Gaza pour recueillir des éléments et les fournir à la Cour Pénale Internationale (CPI), a annoncé jeudi le procureur général, plus haut magistrat du parquet dans le pays.

“Le procureur général de l’Etat a publié un décret décidant la création d’une équipe de travail chargée d’enquêter sur les violations du droit international des droits humains à Gaza”, a indiqué ce parquet dans un communiqué.

Son objectif sera de “recueillir des preuves et de les mettre à disposition de l’organe compétent, respectant ainsi les obligations de l’Espagne en matière de coopération internationale et de droits humains”, a-t-il précisé.

“Cette initiative du parquet espagnol répond à la recommandation du rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante (COI) des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, qui exhorte les Etats parties à coopérer avec l’enquête du parquet de la Cour pénale internationale”, souligne encore le communiqué.

Selon le décret du parquet général, l’Espagne “a l’obligation de fournir la collaboration et l’assistance” nécessaire pour enquêter, “ce qui légitime l’ouverture des procédures d’enquête dans le cadre des compétences du ministère public afin de rendre réel et effectif le principe de coopération internationale”.

“Ainsi, face à la situation actuelle dans les territoires palestiniens, toute preuve, directe ou indirecte, qui peut être recueillie dans notre pays doit être intégrée dans un cadre procédural permettant son utilisation ultérieure”, détaille le décret.

Selon le procureur général, les éléments collectifs pourront servir comme “preuves à charge des crimes commis”.

Le procureur de la CPI a émis des mandats d’arrêt contre des dirigeants sionistes, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

L’Espagne fait par ailleurs partie des pays qui ont rejoint la procédure lancée par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice (CIJ) accusant l’entité sioniste de commettre un “génocide” dans la bande de Gaza.

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