L’Organisation des Nations unies a lancé, mardi, un appel pressant à Israël pour qu’il permette l’évacuation urgente de milliers de blessés de Gaza, où la situation humanitaire demeure critique malgré la mise en place d’un cessez-le-feu.
15 000 blessés en attente d’évacuation médicale
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 15 000 Palestiniens nécessitant des soins médicaux d’urgence attendent toujours d’être transférés hors de Gaza. Le passage de Rafah, principal point de sortie vers l’Égypte, reste fermé, bloquant l’accès aux hôpitaux étrangers.
« Ces patients, dont beaucoup sont des enfants et des personnes âgées, risquent de mourir sans traitement adéquat », a alerté un représentant de l’OMS, appelant à un « couloir humanitaire sécurisé et durable ».
Des corps renvoyés, des blessures inexpliquées
Dans le centre de Deir el-Balah, 54 corps palestiniens non identifiés ont été inhumés dans une fosse commune après avoir été restitués à Gaza par les autorités israéliennes.
Selon des sources médicales locales, plusieurs dépouilles portaient des traces de torture, de coups et d’exécutions sommaires. Les familles, dévastées, réclament une enquête internationale indépendante.
L’ONU rappelle les obligations légales d’Israël
Dans une décision rendue hier, la Cour internationale de Justice (CIJ), la plus haute instance judiciaire des Nations unies, a estimé qu’Israël est tenu par le droit international d’autoriser l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza.
La CIJ a exigé que l’État hébreu « garantisse l’accès à la nourriture, à l’eau, aux soins et aux produits de première nécessité », et coopère pleinement avec les agences des Nations unies, dont l’UNRWA, l’agence pour les réfugiés palestiniens, que Tel-Aviv avait suspendue en 2024.
Israël, par la voix de son ambassadeur auprès de l’ONU, Danny Danon, a qualifié cette décision de « honteuse », accusant les institutions onusiennes de servir de « refuge à des organisations terroristes ».
Mais pour les juristes internationaux, cette décision, même consultative, constitue un signal fort : « Tous les États membres de l’ONU ont désormais la responsabilité morale et politique de s’assurer qu’elle soit respectée », a expliqué la correspondante Step Vaessen depuis La Haye.
La liberté de la presse également en jeu
La Cour suprême israélienne devait examiner, ce jeudi matin, une requête déposée par la Foreign Press Association (FPA), représentant plusieurs médias internationaux, réclamant un accès indépendant des journalistes à Gaza.
Depuis le déclenchement du conflit en octobre 2023, les autorités israéliennes ont interdit aux reporters étrangers d’entrer dans l’enclave, ne permettant que de rares visites sous escorte militaire.
« Depuis deux ans, cette interdiction empêche la presse mondiale de documenter les réalités du terrain », a dénoncé Tania Kraemer, présidente de la FPA. « Il est temps qu’Israël ouvre enfin les portes de Gaza aux journalistes, au nom de la transparence et du droit à l’information. »
Washington fait pression pour maintenir le cessez-le-feu
Selon les correspondants d’Al Jazeera, les États-Unis exercent de fortes pressions diplomatiques sur Israël pour que le cessez-le-feu tienne, tout en négociant les modalités de la réouverture des points de passage, du déploiement d’équipes médicales et de la participation de l’Autorité palestinienne à la coordination humanitaire.
Les discussions en coulisses, menées entre le secrétaire d’État américain et les hauts responsables militaires israéliens, visent à stabiliser la trêve fragile et à avancer vers un cadre politique plus durable.
Des vivants réfugiés parmi les morts
Dans le sud de Gaza, les cimetières se transforment en abris pour des centaines de familles déplacées.
Faute de logement ou d’espace libre, certaines dressent leurs tentes entre les tombes.
« Nous n’avons nulle part où aller », confie Rami Musleh, père de douze enfants, réfugié dans un cimetière de Khan Younis.
Les survivants décrivent une existence entre silence et désespoir, sans eau, ni électricité, ni intimité.
« Même les lieux des morts sont désormais le dernier refuge des vivants », résume Sabah Mohammed, une habitante déplacée.
Analyse : un cessez-le-feu sous tension
Malgré l’annonce du cessez-le-feu, Gaza reste une terre dévastée, coupée du monde. Les appels répétés de l’ONU et des ONG humanitaires soulignent une urgence humanitaire extrême.
L’enjeu dépasse la seule trêve : il s’agit désormais de reconstruire la confiance, restaurer la dignité humaine et garantir un accès équitable aux soins et à la vérité.
Plus de 61 millions de tonnes de débris recouvrent
L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a fait savoir jeudi que plus de 61 millions de tonnes de débris recouvraient la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre génocidaire sioniste.
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