Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré que Washington pourrait se retirer du conflit en Iran dans un délai de deux à trois semaines, même sans accord. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme ne pas avoir confiance dans d’éventuelles négociations avec les États-Unis.
Les frappes conjointes des États-Unis et d’Israël se poursuivent à travers l’Iran. Des sites industriels et civils, notamment des entreprises pharmaceutiques et des usines sidérurgiques à Ispahan et Farokhshahr, ont été visés, selon des sources iraniennes.
Parallèlement, les attaques israéliennes continuent au Liban. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé la destruction de logements dans le sud du pays et le maintien du déplacement de centaines de milliers de Libanais.
En Iran : frappes intensives et tensions diplomatiques
Les bombardements se poursuivent sur l’ensemble du territoire iranien, ciblant des installations industrielles et civiles : usines sidérurgiques, infrastructures portuaires, centres météorologiques, complexes résidentiels et installations pharmaceutiques. Des explosions ont été signalées dans plusieurs villes, dont Ahvaz, Shiraz, Ispahan, Karaj, Kermanshah et Bandar Abbas.
Un responsable iranien a indiqué que des unités de production de matières premières pharmaceutiques à Téhéran ont été détruites, y compris leur département de recherche et développement, portant un coup sévère à la chaîne nationale d’approvisionnement médical.
À Bandar Abbas, un quai portuaire civil a été bombardé sans faire de victimes, selon les autorités locales, qui dénoncent une attaque visant des infrastructures civiles.
Une station de dessalement sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, a également été mise hors service après des frappes.
Sur le plan diplomatique, Téhéran confirme l’existence d’échanges de messages avec Washington, mais exclut toute négociation, évoquant une absence totale de confiance envers les États-Unis.
Selon des analystes, une fin rapide du conflit paraît peu probable. L’Iran pourrait continuer à contrôler et à perturber le trafic dans le détroit d’Ormuz, rendant difficile un retrait rapide américain.
Le bilan humain dépasse 2 000 morts en Iran, avec des milliers de sites civils touchés, dont des hôpitaux, des écoles et des usines pharmaceutiques.
Diplomatie internationale : divisions et appels au cessez-le-feu
Plusieurs alliés de l’OTAN, dont l’Espagne, la France et l’Italie, ont restreint leur soutien aux opérations américaines en limitant l’accès à leurs bases et espaces aériens.
La Chine, avec le soutien du Pakistan, propose un plan en cinq points incluant un cessez-le-feu et la réouverture du détroit d’Ormuz.
Dans la région, le Qatar et les Émirats arabes unis multiplient les consultations diplomatiques pour tenter de stabiliser la situation au Moyen-Orient.
L’Argentine a classé les Gardiens de la révolution iraniens comme organisation terroriste.
Le Vatican appelle à la désescalade. Le pape Léon XIV a exhorté à la fin des violences, espérant une issue rapide au conflit.
Dans le Golfe : tensions sécuritaires croissantes
Le Koweït est visé à plusieurs reprises par des drones, entraînant la fermeture de son espace aérien.
À Bahreïn, des sirènes d’alerte ont retenti à plusieurs reprises, appelant la population à rejoindre des zones sécurisées.
L’Arabie saoudite affirme avoir intercepté plusieurs drones.
Un pétrolier a été endommagé au large du Qatar par un projectile non identifié, sans faire de victimes ni provoquer de pollution.
Aux États-Unis : incertitudes et impact économique
Donald Trump estime que le conflit pourrait se terminer rapidement, tandis que le secrétaire à la Défense évoque une stratégie de pression militaire pour forcer une issue.
Sur le plan économique, la guerre entraîne une hausse des prix du pétrole et une instabilité des marchés énergétiques mondiaux, avec des répercussions sur le coût de la vie aux États-Unis.
En Palestine occupée : état d’alerte
L’Iran et le Hezbollah poursuivent leurs attaques contre Israël, visant des infrastructures et des villes du nord, provoquant des coupures d’électricité.
Des drones et missiles ont été interceptés, sans faire de victimes. L’armée israélienne affirme avoir mené plus de 800 frappes aériennes en Iran.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué que la guerre se poursuivra, notamment au Liban.
Liban et Irak : risque d’extension du conflit
Au Liban, les opérations militaires israéliennes se poursuivent avec des bombardements intensifs et des ordres d’évacuation massifs. Plus de 1 200 personnes ont été tuées et 1,2 million déplacées.
En Irak, un groupe armé pro-iranien a averti que toute utilisation du territoire koweïtien par les forces américaines pourrait déclencher une guerre totale dans la région.
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