La question des enfants disparus au cours de l’agression sioniste génocidaire contre la bande de Gaza et dont le nombre est estimé à plus de 2900, est devenue l’une des crises humanitaires les plus douloureuses et les plus alarmantes auxquelles sont confrontées des milliers de familles gazaouies, affirme le site d’information The New Arab.
Dans une interview accordée à ce site, Nada Nabil, directrice du Centre palestinien pour les personnes disparues et victimes de disparitions forcées, a déclaré que le nombre de Palestiniens portés disparus “se situait entre 7000 et 8000”.
“Ce chiffre comprend environ 2700 enfants qui seraient toujours ensevelis sous les décombres, 200 autres enfants était portés disparus dans diverses circonstances, notamment dans des zones d’attente pour l’aide humanitaire, près de zones adjacentes aux positions de l’armée (sioniste) et le long des couloirs d’évacuation”, a-t-elle ajouté.
Selon Nada Nabil, la famine qui sévit dans la bande de Gaza a contraint de nombreux enfants à assumer des responsabilités familiales, telles que la recherche de bois de chauffage et de denrées alimentaires de base, principalement de la farine.
“Cela les a conduits vers les zones où se trouvaient les convois d’aide, ce qui a entraîné la disparition de nombreux enfants”, a-t-elle déploré.
La question des Palestiniens portés disparus devient encore plus préoccupante en raison de “l’impossibilité de mener des opérations de recherche ou de déterminer leur sort”, tandis que “l’ampleur des destructions, les bombardements incessants et les restrictions imposées à l’entrée de matériel lourd ont empêché les équipes de secours de récupérer les corps ou de mener des opérations de recherche à grande échelle”, explique ce média.
Le bilan s’alourdit à 72.619 martyrs et 172.484 blessés
L‘agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza a fait 72.619 martyrs et 172.484 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par les autorités sanitaires palestiniennes.
Les corps de quatre martyrs ainsi que 16 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures, a indiqué la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 837 Palestiniens sont tombés en martyrs et 2.381 autres ont été blessés, tandis que les corps de 769 martyrs ont été récupérés, selon la même source.
L’ONU demande la libération “immédiate” des militants de la flottille
L’ONU a demandé mercredi la libération “immédiate” du Brésilien Thiago Avila et de l’Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza, arrêtés par l’armée sioniste au large de la Grèce avec quelque 175 autres militants de nombreuses nationalités, tous ensuite relâchés.
L’entité sioniste “doit libérer immédiatement et sans condition Saïf Abu Keshek et Thiago Avila”, a déclaré un porte-parole du Haut -Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Thameen Al-Kheetan, faisant état de témoignages selon lesquels les deux militants subissent “de graves mauvais traitements”.
La détention de ces deux activistes dans des geôles sionistes a été prolongée mardi pour la deuxième fois.
L’Espagne et le Brésil ont réclamé leur libération. Madrid s’est insurgé de leur arrestation, dans les eaux internationales, la qualifiant de “complètement illégale” et “inacceptable”.
Un rassemblement de soutien à la flottille a été organisé mardi à Paris, à l’appel de plusieurs associations françaises de solidarité avec la Palestine pour réclamer la libération “immédiate” des personnes arrêtées, la fin du génocide, et exiger la levée du blocus imposé à Gaza.
Condamnant avec la plus grande fermeté les attaques contre les bateaux humanitaires par l’armée d’occupation qui piétine une nouvelle fois le droit international, ces organisations de solidarité avec la Palestine exigent des sanctions “réelles et concrètes” contre l’entité sioniste, plaidant pour le droit du retour des réfugiés palestiniens.
La flottille comptait au départ une soixantaine de bateaux et vise, selon ses organisateurs, à briser le blocus du territoire palestinien dévasté par plus de deux ans d’agression sioniste et où l’accès de l’aide humanitaire reste fortement restreint.
L’OCHA déplore une vague de déplacements sans précédant
La situation humanitaire en Cisjordanie demeure “catastrophique”, a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans son dernier rapport selon lequel ce territoire palestinien occupé par l’entité sioniste a enregistré le plus grand nombre mensuel de déplacés depuis plus de 17 ans.
“Plus de 620 Palestiniens ont été déplacés dans toute la Cisjordanie depuis le début de l’année. Il s’agit d’une moyenne de 160 personnes déplacées par mois”, déplore l’OCHA.
“Ce chiffre est supérieur à toute moyenne mensuelle annuelle enregistrée depuis que l’OCHA a commencé à recenser les déplacements en 2009 et représente le double de la moyenne mensuelle des déplacements dans ce contexte en 2022 (77 personnes)”, a détaillé le rapport.
Ces dernières données confirment une tendance déjà préoccupante. L’année 2025 a enregistré le deuxième niveau le plus élevé, et depuis 2022, les agences humanitaires observent “une nette tendance à la hausse des déplacements”.
“Les personnes déplacées ont vu leurs maisons démolies principalement dans la zone C et à El Qods-Est, où le régime (sioniste) d’urbanisme et de zonage impose de sévères restrictions à la construction palestinienne”, ajoute la même source.
Ces derniers développements interviennent dans un climat d’insécurité.
Entre le 21 et le 27 avril, l’OCHA indique avoir recensé au moins 100 raids ainsi que des opérations de perquisition et autres menées par les forces de l’occupation sioniste.
Celles-ci ont entraîné “des détentions massives, des évacuations temporaires de logements et des restrictions de circulation, notamment dans les gouvernorats de d’El Qods et de Naplouse”.
Par ailleurs, les attaques des colons contre les établissements scolaires accentuent la pression exercée sur les familles rurales pour qu’elles quittent leurs foyers et leurs communautés.
La situation n’est guère mieux à Ghaza où les restrictions à l’entrée de biens essentiels ont un impact cumulatif et de plus en plus grave sur les opérations humanitaires et la prestation de services dans l’enclave palestinienne qui tente de se relever de deux ans d’agressions sionistes.
Selon l’OCHA, les restrictions à l’entrée de générateurs, d’huile moteur et de pièces détachées entraînent des pannes généralisées, réduisant les services de santé et d’assainissement, le déblaiement des décombres et la mobilité des équipes humanitaires.
“La pénurie prolongée d’huile moteur et de pièces de rechange, auparavant atténuée par la réutilisation, n’est plus gérable et les systèmes critiques tombent désormais en panne”, souligne le bureau onusien.
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