Trump affirme que les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran progressent, Téhéran examinant une proposition américaine transmise par le Pakistan.
Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient eu des « discussion très fructueuses » avec l’Iran et a laissé entendre qu’un accord pour mettre fin au conflit pourrait être à portée de main, tandis que Téhéran affirme examiner toujours une proposition américaine transmise par le Pakistan, en tant que médiateur.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que la proposition restait « à l’étude » et que Téhéran communiquerait sa réponse une fois qu’il aurait « finalisé sa position ».
Cette offensive diplomatique intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes, et l’incertitude demeure quant à la possibilité d’une percée dans les négociations après des semaines d’escalade militaire et de menaces politiques entre Washington et Téhéran.
Parallèlement, Israël a étendu sa campagne militaire en bombardant Beyrouth, première frappe sur la capitale libanaise depuis l’entrée en vigueur, le 17 avril, d’un cessez-le-feu largement considéré comme fragile.
Voici ce que nous savons :
En Iran
- L’Iran examine la proposition américaine : le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Baghaei, a déclaré que la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre était toujours « à l’étude » par Téhéran. L’Iran communiquera sa position au Pakistan, médiateur clé, après avoir « finalisé sa position », a indiqué Baghaei à l’agence de presse ISNA.
- Le président du Parlement iranien , Mohammad Bagher Ghalibaf, a ridiculisé les récentes opérations militaires contre Téhéran, plaisantant sur les réseaux sociaux que « l’opération Trust Me Bro a échoué » et que Washington était maintenant revenu à « l’opération Fauxios »
Diplomatie de guerre
- L’Iran sollicite l’aide de la Chine : Téhéran compte sur le soutien de la Chine pour un « nouveau cadre régional d’après-guerre » suite à son conflit avec les États-Unis, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un message publié sur X.
- Le Premier ministre pakistanais « optimiste » : Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, médiateur clé entre l’Iran, les États-Unis et Israël, s’est dit « optimiste » quant à la possibilité que la dynamique actuelle des négociations aboutisse à la paix dans la région.
- Trump accélère les négociations avec l’Iran : le président américain souhaite conclure un accord avec l’Iran avant la fin de son prochain voyage en Chine. Les négociateurs travaillent actuellement sur un cadre de 14 points, sous la médiation de personnalités pakistanaises. Selon Kimberly Halkett, correspondante d’Al Jazeera à Washington, ce calendrier serré laisse penser que la Maison Blanche croit à une percée imminente, tout en permettant à Trump de donner l’impression d’une dynamique positive avant une visite officielle à l’étranger.
Dans le golfe
Aux États-Unis
- Trump prédit une fin rapide de la guerre : Trump affirme que le conflit avec l’Iran « sera bientôt terminé », alors que Washington fait pression pour un accord sur le programme nucléaire iranien et le blocus du détroit d’Ormuz. S’adressant à ses partisans, Trump a déclaré que les États-Unis « ne peuvent pas permettre » à l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, selon l’agence Reuters.
- Les États-Unis menacent d’escalade : Trump a menacé de reprendre les bombardements en Iran si ce pays n’acceptait pas d’accord. « S’ils n’acceptent pas, les bombardements recommenceront, et ils seront, malheureusement, d’une intensité bien supérieure à celle d’avant », a déclaré Trump sur les réseaux sociaux.
En Palestine occupée
- Des sirènes retentissent dans le nord d’Israël : l’armée israélienne affirme avoir intercepté une « cible aérienne suspecte » lancée depuis le Liban après le déclenchement des sirènes d’alerte dans tout le nord d’Israël.
Au Liban
- Le cessez-le-feu au Liban mis à rude épreuve : les forces israéliennes mènent des frappes aériennes quotidiennes plus profondément à l’intérieur du Liban malgré un cessez-le-feu négocié par les États-Unis, signe d’un élargissement du conflit au-delà du sud du pays.
- Le Hezbollah intensifie ses attaques : le Hezbollah affirme que ses combattants ont mené 17 frappes ciblées contre les forces israéliennes en territoire libanais, accusant Israël de violer à plusieurs reprises le cessez-le-feu.
L’économie mondiale
- La fermeture du détroit d’Ormuz affecte le transport maritime mondial : le géant allemand du transport maritime Hapag-Lloyd affirme que la fermeture du détroit d’Ormuz lui coûte environ 60 millions de dollars par semaine en carburant et en assurances, les entreprises évitant cette voie maritime par crainte d’attaques iraniennes et de sanctions potentielles liées aux procédures de transit contrôlées par les Gardiens de la révolution iraniens.
- Les banques chinoises invitées à suspendre les prêts aux raffineries : selon Bloomberg News, l’autorité de régulation financière de Pékin aurait conseillé aux principales banques chinoises de suspendre l’octroi de nouveaux prêts à cinq raffineries de pétrole sanctionnées par les États-Unis pour leurs liens présumés avec le pétrole iranien.
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