Derniées informations
prev next

Flottille pour Gaza : indignation après les humiliations infligées par l’entité sionsite aux militants propalestiniens

Par AB.-- depuis 7 heures 0

Les premiers militants propalestiniens expulsés par l’entité sioniste après l’interception de la « Flottille pour Gaza » sont arrivés jeudi à l’aéroport international d’Istanbul. Leur retour intervient dans un climat de vive indignation internationale, alimenté par des témoignages dénonçant des violences, des humiliations et des conditions de détention jugées inhumaines.

Accueillis par un important comité de soutien agitant des drapeaux palestiniens, plusieurs militants sont apparus blessés à leur descente d’avion. Certains ont dû être pris en charge par des ambulances, selon des images diffusées sur place.

Des militants dénoncent des violences et des humiliations

Les participants à cette mission humanitaire accusent les forces israéliennes d’avoir fait usage de brutalité lors de l’arraisonnement des bateaux en Méditerranée.

« Les soldats israéliens nous ont attaqués. Hommes et femmes ont été frappés. Beaucoup criaient de peur et de douleur », a raconté Bulal Kitay, militant turc, affirmant vouloir repartir malgré ce qu’il décrit comme une expérience traumatisante.

Selon plusieurs témoignages, les militants auraient été détenus durant deux jours dans une prison militaire improvisée sur un navire entouré de conteneurs et de barbelés.

« Nous étions constamment sous pression psychologique. Certains détenus ont été privés de sommeil et des tirs de balles en plastique ont visé la foule », a déclaré Safa Chebbi, militante canadienne.

Plusieurs activistes dénoncent également des fouilles humiliantes, des menaces répétées et des traitements dégradants durant leur détention.

Une vidéo choque l’opinion internationale

La polémique a pris une ampleur mondiale après la diffusion d’une vidéo publiée par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.

Les images montrent des dizaines de militants agenouillés, les mains attachées. Une jeune femme criant « Libérez la Palestine » y apparaît violemment plaquée au sol par des agents de sécurité.

Le ministre d’extrême droite s’y filme triomphalement en déclarant :
« Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous. »

Cette séquence a suscité un tollé jusque dans certains cercles politiques israéliens.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a lui-même dénoncé « un spectacle honteux » ayant gravement nui à l’image du pays.

Des centaines de militants arrêtés puis expulsés

Les quelque 430 membres de la flottille avaient quitté la Turquie dans le but d’attirer l’attention sur la catastrophe humanitaire à Gaza et de dénoncer le blocus maritime imposé par l’entité sioniste.

Les navires ont été interceptés lundi par la marine israélienne au sud-ouest de Chypre avant que les militants ne soient transférés de force en Israël puis détenus dans la prison de Ktziot, selon l’organisation israélienne de défense des droits humains Adalah.

La coalition Freedom Flotilla Coalition a indiqué que :

  • plusieurs militants ont été expulsés vers la Turquie,
  • d’autres vers la Jordanie, l’Égypte ou la Corée du Sud,
  • tandis qu’une militante israélienne a été libérée sur place.

Les ressortissants français arrêtés lors de l’opération ont également été expulsés vers la Turquie avant leur rapatriement.

L’entité sioniste assume l’interception de la flottille

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu l’opération militaire en qualifiant les militants de « partisans terroristes du Hamas ».

Une déclaration qui a renforcé la colère des soutiens de la flottille, lesquels rappellent que l’objectif affiché de la mission était humanitaire et visait à dénoncer la situation dramatique dans la bande de Gaza après plus de deux ans de guerre.

Des appels à des sanctions contre l’entité sioniste

En Europe, plusieurs responsables politiques ont réclamé des mesures contre Israël et contre Itamar Ben Gvir.

Le gouvernement italien a jugé le traitement réservé aux militants « inadmissible » et demandé des excuses officielles.

Le Premier ministre irlandais a, de son côté, appelé à suspendre tout ou partie de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, a estimé que les militants avaient subi un traitement « choquant », tout en affirmant qu’il restait « moins violent que ce que subissent quotidiennement de nombreux Palestiniens dans les prisons israéliennes ».

Une crise humanitaire toujours plus dénoncée

Cette nouvelle affaire ravive les critiques internationales visant la politique israélienne à Gaza et le traitement réservé aux militants solidaires de la cause palestinienne.

Pour de nombreuses ONG et organisations de défense des droits humains, l’interception de convois civils, les arrestations massives et les humiliations filmées participent à une stratégie d’intimidation visant à dissuader toute mobilisation internationale en faveur des Palestiniens.

les commentaire

Laisser un commentaire