Dans une allocution prononcée devant les représentants des gouvernements, du patronat et des travailleurs de différents pays du monde, au cours de cette session consacrée à l’impact de l’IA sur le travail décent, M. Moula a indiqué que “le monde connaît des mutations profondes et effrénées qui imposent une reconsidération de l’avenir des marchés de travail et un renforcement de la capacité des économies à s’adapter aux nouveaux changements, à même de garantir l’équilibre entre la croissance économique et la justice sociale”, selon un communiqué du CREA.
Pour le représentant de la délégation du patronat algérien, le thème de la session “soulève en même temps des défis majeurs et des opportunités prometteuses, d’où la nécessité de conjuguer les efforts internationaux, afin d’assurer une gestion équilibrée de ces transformations, à même de préserver les droits fondamentaux et de renforcer l’inclusion socioéconomique”.
Le défi ne réside plus uniquement dans l’adoption de la technologie, mais dans la manière de l’orienter au service du développement global et de faire en sorte que les mutations numériques constituent un outil pour la création d’emplois décents et durables, de réduction des inégalités et de protection des droits fondamentaux des travailleurs”, a-t-il affirmé avant d’appeler à renforcer la coopération internationale et à développer des politiques anticipatives qui garantissent une utilisation responsable et éthique de l’IA.
Dans un même contexte, M. Moula a souligné les grandes potentialités dont disposent le continent africain, estimant que l’Afrique possède les atouts nécessaires à la réalisation d’une renaissance économique globale, à condition d’investir dans le capital humain, de développer l’infrastructure, d’accélérer la transformation numérique et de renforcer l’enseignement et la formation.
La Zlecaf représente une opportunité “stratégique et historique” pour restructurer l’espace économique africain et bâtir un marché continental intégré de plus de 1,3 milliard d’habitants, de manière à stimuler les échanges économiques, à attirer les investissements et à contribuer à la création de richesses et d’emplois, a-t-il ajouté.
M. Moula a, par ailleurs, tenu à souligner l’importance d’accompagner et d’intégrer le secteur informel de manière progressive dans le circuit économique formel, en le qualifiant de pilier fondamental pour parvenir à une croissance plus inclusive et durable, renforcer la protection sociale et élargir les opportunités d’emploi productif.
Il a également plaidé pour le renforcement de la coopération internationale et la conjugaison des efforts entre les gouvernements, les employeurs et les partenaires sociaux afin de “bâtir des marchés du travail plus équitables, plus durables, capables de faire face aux défis futurs et de répondre aux aspirations des peuples vers une prospérité partagée”.
Dans ce cadre, il a exprimé sa préoccupation face à la situation des travailleurs dans les territoires palestiniens occupés et aux violations continues de leurs droits fondamentaux qu’ils subissent, affirmant que l’avenir du travail exige une vision collective et une responsabilité partagée qui place l’humain au cœur des mutations économiques et technologiques, et qui fait du travail décent et du développement durable un objectif commun pour la communauté internationale.
Le président du CREA a réitéré son engagement à renforcer le dialogue social, à défendre les principes du travail décent et à rejeter toutes les formes d’exploitation et de violations portant atteinte à la dignité des travailleurs, relevant qu’un véritable développement économique ne saurait être réalisé sans la justice sociale et le respect des droits de l’homme dans le monde du travail.
les commentaire