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121e jour de la guerre contre l’Iran : l’Iran attaque Bahreïn et le Koweït tandis que les États-Unis frappent près d’Ormuz.

Par H.B.-- depuis 3 heures 0

Les États-Unis frappent l’Iran pour la deuxième journée consécutive près du détroit d’Ormuz, tandis que Bahreïn fait retentir ses sirènes et que le Koweït active sa défense aérienne.

Les États-Unis ont bombardé l’Iran  pour la deuxième journée consécutive, frappant Sirik, Bandar-e Lengeh et l’île de Qeshm après une attaque de drone contre un navire commercial près du détroit d’Ormuz.

Les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à Bahreïn, tandis que le Koweït a déclaré que sa défense aérienne répondait à des « menaces hostiles de missiles et de drones », ce qui a exacerbé les tensions dans toute la région.

Parallèlement, Israël a mené de nouvelles attaques contre le sud du Liban, tuant au moins une personne, au lendemain d’un accord-cadre conclu avec le gouvernement libanais visant à mettre fin aux combats.

Voici ce qui s’est passé alors que le conflit entre dans son 121e jour :

En Iran

  • L’Iran considère le détroit d’Ormuz comme un levier essentiel : selon Abas Aslani, analyste politique basé à Téhéran, l’Iran perçoit cette voie maritime comme un moyen de dissuasion contre de futures attaques américaines. « L’Iran voit [le détroit] comme un moyen de pression pour empêcher toute nouvelle agression contre le pays », a-t-il déclaré à Al Jazeera, ajoutant que toute tentative de modifier la situation « par la force » est « inacceptable pour Téhéran ».
  • Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré avoir lancé des missiles balistiques et des drones sur la base aérienne américaine Ali Al Salem au Koweït et sur le quartier général de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn en réponse aux frappes américaines sur cinq sites côtiers en Iran.

Le Golfe

  • Bahreïn déclenche des sirènes, le Koweït active sa défense aérienne : Bahreïn a exhorté sa population à se réfugier dans un endroit sûr après le déclenchement des sirènes, tandis que le Koweït a déclaré répondre à des « menaces hostiles de missiles et de drones ». Un responsable américain a indiqué à l’agence Reuters qu’aucun blessé ni dégât majeur n’avait été signalé du côté américain.
  • Oman se joint aux États du Golfe pour condamner l’attaque contre Bahreïn : Oman a condamné l’attaque de drone iranienne contre Bahreïn, exprimant sa pleine solidarité avec le royaume et rejetant toute action menaçant la sécurité régionale. Le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis ont également condamné l’attaque.

Aux États-Unis

  • La Maison Blanche durcit sa position : Selon un reportage de Manuel Rapalo depuis Washington, l’avertissement du président Donald Trump selon lequel les États-Unis pourraient être contraints de « terminer le travail » si l’Iran poursuit ses attaques soulève de nouvelles inquiétudes quant à une nouvelle escalade.
  • Un expert met en garde contre une possible escalade du conflit américano-iranien : Harlan Ullman, officier de marine américain à la retraite, affirme que les dernières attaques réciproques entre Washington et Téhéran risquent de dégénérer. Il ajoute qu’une flambée des prix du pétrole pourrait contraindre le président Donald Trump à reprendre les négociations.
  • Un membre du Congrès américain affirme que les frappes contre l’Iran violent la loi sur les pouvoirs de guerre : le représentant démocrate Ro Khanna a condamné les nouvelles attaques américaines contre l’Iran, les qualifiant de « violation flagrante » de la résolution sur les pouvoirs de guerre adoptée par le Congrès, et a averti : « Trump doit mettre fin à cette guerre immédiatement, sinon nous le poursuivrons en justice. »

En territoires occupés

  • Netanyahu salue l’accord avec le Liban comme un coup dur pour l’Iran : Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié l’accord-cadre négocié par les États-Unis avec le Liban d’« accomplissement historique » et de « coup dur porté à l’Iran et au Hezbollah ». Cet accord, la plus grande avancée entre les deux pays voisins depuis des décennies, vise à mettre fin aux hostilités tout en permettant à Israël de maintenir une zone de sécurité au Sud-Liban jusqu’au désarmement du Hezbollah.
  • Ben-Gvir qualifie l’accord avec le Liban d’« erreur historique » : Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite, a déclaré que cet accord offrait au Hezbollah « la bouée de sauvetage qu’il implorait » et a soutenu qu’Israël devait « écraser », et non « anesthésier », le groupe. Il a affirmé s’être opposé à cet accord au sein du gouvernement israélien et qu’il maintiendrait cette position.

Au Liban

  • Trump félicite le Liban après la signature de l’accord : La présidence libanaise annonce que le président Donald Trump a félicité le président Joseph Aoun après la signature de l’accord-cadre négocié par les États-Unis avec Israël et a réaffirmé le soutien américain à l’économie et aux forces armées libanaises. Aoun a exhorté Washington à veiller à ce qu’Israël respecte l’accord et retire ses troupes du Sud-Liban.
  • Le Hezbollah a rejeté l’accord libano-israélien, le qualifiant de « nul et non avenu ».

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