Le Haut-commissariat a l’amazighité a lancé vendredi les festivités officielles de commémoration du nouvel an amazigh 2971 à Menaâ et Bouzina dans la wilaya de Batna lors d’une cérémonie tenue en présence du secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, du ministre du Tourisme, de l’artisanat et travail familial, Mohamed Hamidou, et du wali, Toufik Mezhoud.
«L’officialisation de la langue amazighe et la célébration de Yennayer en tant que fête nationale officielle a permis de mettre un terme définitif à toute sorte de surenchères politiciennes et de manœuvres visant à attenter à la cohésion nationale et à susciter la fitna», dira le ministre du Tourisme.
Il a assuré que département œuvre à promouvoir et à consolider le riche patrimoine culturel matériel et immatériel de l’Algérie».
De son côté, le SG du HCA a affirmé que « Yennaner est un événement enraciné dans notre histoire et que nos ancêtres ont institué un des premiers calendriers chronologiques de l’humanité».
Il a estimé que l’officialisation de Yennayer et son inscription à l’agenda des fêtes nationales est un gage pour la réhabilitation de la culture amazighe dans toute sa dimension.
Le choix de Batna pour fêter Yennayer 2971 n’est pas fortuit. Selon Mme Bilek Cherifa, cadres au HCA, la région symbolise les origines ancestrales d’un patrimoine matériel et immatériel.
La capitale des Aurès ; dit-elle, constitue aussi ce haut lieu de résistance contre le colonialisme. Le coup d’envoi des festivités a été marqué par une cérémonie de recueillement sur la tombe de Mustapha Ben Boulaid. S’en est suivi le lancement d’une campagne de plantation de 1000 arbustes dans la localité de Menaâ à laquelle la direction générale des forêts a contribué. Plusieurs autres organismes publics ont aussi participé aux festivités à l’instar du Centre national de recherches archéologiques, du Centre national de recherche préhistorique et anthropologique ainsi que la Bibliothèque nationale, note Mme Bilek.
Le HCA met en relief la culture amazighe favorisant l’innovation dans les domaines de réflexion et de la civilisation.
En dépit d’une multitudes de mutations sociologiques et politiques, la culture amazighe demeure foncièrement attachée à son passé et ses valeurs dont elle a toujours fait Des référents jalousement sauvegardés pour mieux appréhender son avenir dans une logique de renouvellement constant de la création, du développement des connaissances et de promotion du patrimoine identitaire à la fois matériel et immatériel.
Elle consolide ainsi continuellement le principe de la diversité dans l’union, de la cohésion et de l’unité nationale. A Batna, le programme de célébration de Yennayer initié par le HCA et ses partenaires institutionnels et du mouvement associatif comporte des expositions à Menaâ où il est question de la valorisation et de la promotion de divers produits de l’artisanat, de spectacles artistiques mettant en exergue la diversité et la richesse artistique de l’Algérie, des ateliers d’apprentissage de l’art cinématographique et de l’écriture en tifinagh.
Il y a eu aussi la présentation des projets réalisés par l’école des beaux-arts et des récitals poétique ainsi qu’une journée d’étude traitant de la culture amazighe.
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