Depuis plusieurs semaines, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, admet que la situation demeure « extrêmement difficile » à Lyssytchansk, où se concentre la majeure partie des combats.
Lyssytchansk est la dernière grande ville à ne pas être encore aux mains des Russes dans la région de Louhansk, l’une des deux provinces du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, que Moscou entend entièrement contrôler.
« Les forces [russes] sont arrivées aux portes de Lyssytchansk. L’armée ukrainienne subit de lourdes pertes », a écrit le ministère de la défense russe dans un communiqué vendredi. Les Russes « tentent d’encercler notre armée par le sud et l’ouest » près de cette cité, a confirmé Serhi Haïdaï, le gouverneur de la région de Louhansk.
« Ça bombarde de jour comme de nuit », a témoigné, à Siversk, à une vingtaine de kilomètres de Lyssytchank, une femme qui refusait d’être nommée, au pied de son immeuble.
Selon Vitaly Kiselev, assistant du ministre de l’intérieur de la « république populaire de Louhansk » autoproclamée par les séparatistes prorusses, cité par l’agence publique de presse russe TASS, « la libération complète de Lyssytchansk est en cours de préparation pour les jours à venir ».
« Peu importe le nombre de soldats ukrainiens présents sur place, peu importe qui sont leurs commandants, peu importe si quelqu’un a le courage de se lever et de marcher vers nous, la dénazification et la démilitarisation sont inévitables pour tout le monde », a-t-il ajouté, reprenant le vocab
Volodymyr Zelensky a admis que la situation demeurait “extrêmement difficile” à Lyssytchansk, une ville du bassin industriel du Donbass, dans l’est, où se concentre la majeure partie des combats.
“Les forces (russes) sont arrivées aux portes de Lyssytchansk. L’armée ukrainienne subit de lourdes pertes”, a écrit le ministère russe de la Défense dans un communiqué vendredi.
Les Russes “tentent d’encercler notre armée par le sud et l’ouest” près de cette cité, a confirmé Serguiï Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk.
“Ça bombarde de jour comme de nuit”, a témoigné, à Siversk, à une vingtaine de kilomètres de Lyssytchank, une femme qui refusait d’être nommée, au pied de son immeuble.
Lyssytchansk est la dernière grande ville à ne pas être encore aux mains des Russes dans la région de Lougansk, l’une des deux provinces du Donbass, que Moscou entend entièrement contrôler.
Au moins vingt et une personnes, dont un garçon de 12 ans, ont été tuées dans des frappes, vendredi avant l’aube, de bombardiers stratégiques sur des immeubles de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, a affirmé Kiev vendredi, un nouvel acte de « terreur » russe, selon le président Volodymyr Zelensky.
La ville de Mykolaïv visée par d’importantes explosions
Le maire de Mykolaïv Oleksander Senkevich a indiqué sur Telegram que la ville été visée par d’importantes explosions ce samedi matin.
“Il y a de fortes explosions dans la ville! Restez dans les abris!”, a-t-il intimé à ses administrés dans un message publié sur Telegram.
La ville est située aux abords d’Odessa, commune clef dans l’exportations des céréales ukrainiennes et déjà visée par une frappe meurtrière vendredi.
L’armée ukrainienne affirme que la ville de Lyssytchansk « n’est pas encerclée »
Les séparatistes soutenus par l’armée russe ont affirmé samedi avoir « totalement » encerclé Lyssytchansk, affirmations démenties à Kiev. « Les combats font rage autour de Lyssytchansk. Heureusement, la ville n’est pas encerclée et elle est sous contrôle de l’armée ukrainienne », a déclaré à la télévision ukrainienne Rouslan Mouzytchouk, un porte-parole de la garde nationale de l’Ukraine.
Le renseignement britannique confirme l’avancée des troupes russes autour de Lyssytchansk
Dans leur dernier point d’étape partagé sur Twitter, les services de renseignement du ministère de la Défense britannique ont confirmé l’avancée des troupes russes autour de Lyssytchansk, cette ville du Donbass soumise à un pilonnage intensif.
“Les forces russes continuent d’accomplir des avancées mineures autour de Lyssytchansk, avec des frappes aériennes et d’artilleries. Les forces ukrainiennes continuent probablement de bloquer les forces russes dans la banlieue sud-est”, peut-on lire dans le communiqué.
Toujours selon les informations des Britanniques, l’armée russe doit néanmoins faire face à un épuisement de ses munitions, notamment les plus modernes. Ce qui forcerait Moscou à avoir recours à des missiles anti-navires dans le cadre de ses offensives terrestres.
La vassalisation accélérée de la Biélorussie par la Russie
Le 24 février, c’est en particulier avec des troupes parties de Biélorussie que la Russie a envahi l’Ukraine. Quatre mois plus tard, jamais le régime d’Alexandre Loukachenko n’a été aussi dépendant du président russe, Vladimir Poutine, auquel il doit sa survie politique après sa réélection contestée, en août 2020.
Le territoire biélorusse, qui fournit à la Russie toute l’infrastructure nécessaire pour conduire sa guerre, fait désormais office de base arrière pour le chef du Kremlin. La population biélorusse, qui a combattu Loukachenko, en fait les frais.
L’Ukraine confiante dans le soutien des Occidentaux
Lundi, en marge du sommet du G7, Boris Johnson, le premier ministre britannique, a répété à plusieurs reprises craindre une « fatigue » dans le soutien à Kiev. « Imaginez que nous permettions à Poutine d’acquérir par la violence d’énormes parties d’un autre pays, souverain et indépendant, les leçons à en tirer seraient absolument effrayantes dans tous les pays de l’ex-Union soviétique », a-t-il répété lundi.
Samedi, Mykhaïlo Podoliak, conseiller du président Volodymyr Zelensky, a répondu : « Oubliez la “fatigue de l’Ukraine”. Le monde n’est pas fatigué de soutenir l’Ukraine. Le monde est fatigué du chantage au gaz russe, des crises artificielles, de l’inflation, des assassinats politiques, des armes chimiques, de la terreur et des mensonges éhontés constants. »
Mykolaïv et Kharkiv sous le feu russe
Dans le nord-est de l’Ukraine, à Kharkiv, la deuxième ville du pays, « la matinée […] a été particulièrement agitée », a rapporté le gouverneur régional, Oleh Synehoubov, selon qui des missiles ont frappé un quartier de la ville sans faire de victimes.
Igor Konachenkov, le porte-parole du ministère de la défense russe, a déclaré que l’armée de l’air russe avait frappé à Kharkiv l’usine de tracteurs locale où se trouvaient des troupes et des équipements de la 10e brigade d’assaut de montagne ukrainienne.
Sur le front sud, selon M. Konachenkov, l’armée russe a atteint 39 centres de commandement et deux dépôts de munitions près de Mykolaïv avec des tirs d’artillerie ou des frappes aériennes. Le gouverneur régional ukrainien, Vitali Kim, a fait état, pour sa part, d’explosions entendues dans la matinée et dont les autorités s’efforçaient de mesurer les conséquences.
D’une manière générale, a affirmé le porte-parole du ministère de la défense russe, « l’ennemi subit de lourdes pertes sur tous les fronts ».
Alexandre Loukachenko accuse l’Ukraine d’avoir tiré des missiles sur la Biélorussie
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, a affirmé, samedi 2 juillet, que son armée avait abattu des missiles tirés depuis l’Ukraine sur la Biélorussie, un peu plus tôt cette semaine : « On nous provoque. Je dois vous dire qu’il y a environ trois jours, peut-être plus, on a essayé depuis l’Ukraine de frapper des cibles militaires en Biélorussie. Dieu soit loué, nos systèmes antiaériens Pantsir ont intercepté tous les missiles tirés par les forces ukrainiennes », a-t-il affirmé « Je vous le répète, comme je l’ai dit il y a plus d’un an, nous n’avons pas l’intention de combattre en Ukraine », a-t-il toutefois assuré, affirmant que « pas un seul soldat biélorusse ne combat sur le territoire ukrainien ».
Cette déclaration du président biélorusse survient en pleine spéculation sur une implication grandissante de Minsk dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Depuis l’attaque du Kremlin contre l’Ukraine, la Biélorussie, alliée de la Russie, a servi de base arrière aux forces russes. Les troupes russes s’étaient notamment élancées de Biélorussie pour tenter de prendre la capitale Kiev.
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