« Nous devons continuer à avancer dans cette direction, celle de la pression sur le secteur énergétique russe, sur cette principale source de revenus de l’État agresseur », a-t-il déclaré en s’adressant aux dirigeants européens réunis à Prague.
POUTINE-ERDOGAN
Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont discuté vendredi de la situation en Ukraine, a indiqué le bureau présidentiel à Ankara.
“Les derniers développements de la guerre entre la Russie et l’Ukraine ont été discutés”, lors d’un appel téléphonique entre les deux dirigeants. Le président turc “a réaffirmé qu’il était prêt à faire sa part pour une résolution pacifique de la question ukrainienne dans l’intérêt de tous”, ajoute le communiqué.
Jeudi, un rapport de National Grid, le gestionnaire du réseau électrique britannique, a fait l’effet d’une bombe en prévenant que, dans un scénario extrême d’arrêt des importations de gaz depuis l’Europe, combiné à une production locale insuffisante, des coupures de courant de trois heures d’affilée pourraient être instaurées.
Vendredi, le mot «blackout», ou panne de courant généralisée, était imprimé en couverture de toute la presse britannique. Le pays tremble encore au souvenir des rationnements, pannes et d’un décret limitant la consommation d’électricité des entreprises à trois jours par semaine en pleine grève des mineurs dans les années 1970.
Avec une stabilisation de l’approvisionnement en puces, l’ACEA prévoyait un rebond des ventes d’automobiles au deuxième semestre 2022, mais la guerre en Ukraine est venue doucher cet optimisme. « La demande devrait souffrir dans les prochains mois de l’inflation et des craintes d’une récession », indique l’Association.
« Dieu vous a placé au pouvoir pour que vous puissiez effectuer une mission d’une importance particulière et d’une grande responsabilité pour le sort du pays et de son peuple », s’est enthousiasmé le patriarche Kirill, appelant à des prières pour la santé du président russe. Il a salué un « dirigeant national, loyal à sa Patrie », alors que Vladimir Poutine a revendiqué la semaine dernière l’annexion de quatre régions ukrainiennes occupées au moins en partie par les troupes russes. Kirill a aussi souhaité au président russe, au pouvoir depuis plus de 22 ans et qui peut se maintenir jusqu’en 2036, « des forces physiques et morales pour beaucoup d’années ».
Le président urakinien a partagé une vidéo sur l’histoire de la région de Kerson, « région assez spéciale pour l’Ukraine, où la démocratie a commencé son propre chemin ».
L’ONU surveille la répression en Ukraine, les ambassadeurs réagissent
Le texte, qui était proposé par une grande partie des pays membres de l’Union européenne, a été adopté avec 17 voix favorables. 24 pays se sont abstenus et 6 ont voté contre, dont la Chine. « C’est une double victoire », a réagi l’ambassadeur français, Jérôme Bonnafont.
L’ambassadeur russe auprès de l’ONU à Genève Guennadi Gatilov, ancien vice-ministre des Affaires étrangères, a préféré souligner que « moins de la moitié » des 47 Etats membres du Conseil a voté en faveur du texte. Avant le vote, il a accusé « les pays occidentaux d’utiliser le Conseil à des fins politiques ».
La Russie a quitté le Conseil il y a quelques mois au moment où l’Assemblée générale de l’ONU votait son expulsion à la suite de l’invasion de l’Ukraine mais elle dispose du statut d’observateur et peut donc s’exprimer.
« Ces dernières années, les décisions – et on parle du prix de la paix – sont tellement politisées qu’Alfred Nobel [fondateur des prix éponymes], n’en peut plus de se retourner dans sa tombe », a réagi sur Twitter le porte-parole de la diplomatie biélorusse, Anatoly Glaz.
Elle a annoncé une conférence de presse pour samedi et précisé être en route vers l’Ukraine avec la cheffe de l’organisation, Olexandra Matviïtchouk. « Lorsque nous avons appris la nouvelle, nous avons été stupéfaits », a pour sa part déclaré à Kiev à quelques journalistes Anna Trouchova, chargée de communication de l’ONG. « Nous considérons ce prix comme une reconnaissance respectable de notre activité », a-t-elle ajouté dans les locaux de la capitale ukrainienne.
« Il est nécessaire de créer un tribunal international et de traduire en justice Poutine, (le président biélorusse Alexandre) Loukachenko et d’autres criminels de guerre » a déclaré Alexandra Matviïtchouk sur sa page Facebook.
Sur le terrain, signe de la confiance gagnée par les Ukrainiens après le succès de leur contre-offensive, le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov a promis de « garantir la vie, la sécurité et la justice » aux militaires russes qui choisiraient de se rendre.
« Vous pouvez encore sauver la Russie de la tragédie et l’armée russe, de l’humiliation », a-t-il lancé, alors que les défaites ont poussé le président russe Vladimir Poutine à mobiliser plusieurs centaines de milliers de personnes dans l’armée.
« Le peuple ukrainien est aujourd’hui le principal artisan de la paix, dans laquelle on doit exister sans agression », a écrit sur Telegram le chef du cabinet de la présidence ukrainienne Andriï Iermak.
Les 47 Etats membres du Conseil ont adopté une résolution en ce sens qui était proposée par une grande partie des pays membres de l’Union européenne, avec 17 voix favorables. 24 pays se sont abstenus et 6 ont voté contre, dont la Chine. C’est la première fois que Moscou était visé par un texte concernant la situation des droits humains à l’intérieur du pays.
Les autorités de Hong Kong ont annoncé vendredi qu’elles ne donneraient suite à aucune sanction occidentale « unilatérale », après l’accostage dans ses eaux d’un yacht lié à l’un des oligarques les plus riches de Russie.
Ce bateau de 142 mètres, baptisé « The North », a été repéré jeudi par des habitants non loin de l’entrée du port de la ville. Il serait lié à Alexeï Mordashov, l’un des oligarques proches du président russe Vladimir Poutine, visé par les sanctions prises par les Etats-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
De nombreuses autorités, notamment espagnoles, italiennes, françaises et fidjiennes, ont saisi des yachts liés à des oligarques russes afin de faire pression sur Vladimir Poutine et son entourage.
Le comité Nobel marque le coup
Le comité Nobel a, comme attendu par les experts, tenu à marquer le coup face à la guerre en Ukraine qui a plongé l’Europe dans la crise sécuritaire la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais les cinq membres du comité Nobel se sont bien gardés de critiquer directement le président russe Vladimir Poutine qui avait lancé l’invasion de son voisin ukrainien le 24 février dernier.
Interrogée pour savoir s’il s’agissait d’un cadeau empoisonné pour l’homme fort du Kremlin qui fête ce jour même ses 70 ans, Berit Reiss-Andersen a affirmé que ce prix n’était pas dirigé contre Vladimir Poutine mais que son régime « autoritaire », tout comme celui de la Biélorussie, devait cesser de réprimer les militants des droits humains.
« Ce prix ne s’adresse pas à Vladimir Poutine ni pour son anniversaire ni dans un autre sens, sauf que son gouvernement, comme le gouvernement biélorusse, constitue un gouvernement autoritaire qui réprime les militants des droits humains », a-t-elle fait valoir.
La situation près de Lyman « la plus difficile » pour les Russes
Le chef des séparatistes de Donetsk, Denis Pouchiline, a affirmé vendredi que la situation près de Lyman restait « la plus difficile » dans la région, les troupes russes s’attelant à la construction d’une ligne de défense près de Kreminna, plus à l’est.
« L’ennemi teste notre ligne de défense nuit et jour, et on pourrait dire que la ligne de front s’y stabilise », a-t-il expliqué, cité par l’agence de presse russe TASS.
« Je pense que nous avons toutes les chances d’accumuler des forces et de commencer à libérer des territoires avec de nouvelles réserves », a-t-il ajouté, annonçant l’envoi de renforts, mais sans dire d’où ils venaient et s’il s’agissait de réservistes mobilisés par la Russie pour tenter de stopper les multiples avancées ukrainiennes.
Les séparatistes revendiquent des gains près de Bakhmout dans l’est
Les séparatistes prorusses qui combattent aux côtés des forces de Moscou en Ukraine ont revendiqué vendredi la capture de trois villages près de la ville de Bakhmout, dans l’Est du pays, premier gains face aux difficultés sur les autres fronts.
Selon le compte des combattants du bastion séparatiste de Donetsk sur Telegram, ces villages capturés sont ceux d’Otradivka, de Vessela Dolyna et de Zaïtsevé. L’armée russe avait annoncé la capture de Zaïtsévé, la veille, dans son bilan quotidien.
Le renseignement américain a appris qu’un membre du cercle proche de Vladimir Poutine a directement exprimé son désaccord au maître du Kremlin concernant sa gestion de la guerre en Ukraine, rapporte le Washington Post.
L’Ukraine garantit « la vie et la sécurité » aux soldats russes qui se rendront
Le ministre ukrainien de la Défense assure que les soldats russes qui abandonneront les armes auront « la vie et la sécurité ». « Nous garantissons la vie, la sécurité et la justice à tous ceux qui renonceront à combattre immédiatement », a-t-il déclaré dans une adresse vidéo à l’armée russe. « Vous pouvez encore sauver la Russie de la tragédie et l’armée russe, de l’humiliation. »
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