L’Ukraine et l’Union Européenne tiendront un sommet à Kiev le 3 février pour discuter du soutien financier et militaire européen, a déclaré lundi le bureau du Président Volodymyr Zelensky dans un communiqué. Le chef de l’État ukrainien a échangé sur les détails de cette réunion de haut niveau avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors de son premier appel téléphonique de l’année, a précisé le communiqué.
Les dirigeants ont ensemble évoqué la livraison d’armes “appropriées” et le lancement du nouveau programme d’aide financière pour l’Ukraine de 18 milliards d’euros, adopté en décembre par le Parlement européen. Le président ukrainien a insisté pour qu’un premier apport soit versé à son pays au cours du mois.
Le mois dernier, le Parlement européen a adopté un paquet législatif permettant d’aider financièrement l’Ukraine, qui incluait par ailleurs la mise en place d’un impôt minimum de 15% sur les bénéfices des multinationales, destiné à lutter contre l’évasion fiscale.
Le commandement militaire russe critiqué après les lourdes pertes à Makiïvka…
L’annonce lundi des lourdes pertes russes dans l’est de l’Ukraine a immédiatement provoqué des critiques envers le commandement militaire russe, accusé notamment par l’ancien responsable séparatiste Igor Strelkov, très au fait de la situation sur le terrain, d’avoir entreposé des munitions dans ce bâtiment non protégé.
Les reporters de guerre russes, de plus en plus influents, ont affirmé que des centaines de personnes auraient été tuées lors de cette attaque d’un établissement d’enseignement professionnel à Makiïvka et accusent les hauts commandants militaires de n’avoir tiré aucune leçon de leurs erreurs passées.
Deuil et colère en Russie après la mort de dizaines de soldats sur le front ukrainien
Des rassemblements se sont déroulés mardi en Russie pour rendre hommage aux dizaines de militaires tués par une frappe dans l’est de l’Ukraine, un choc qui a déclenché une vague de critiques contre l’armée. Environ 200 personnes se sont ainsi réunies avec l’aval des autorités à Samara (centre), d’où étaient originaires certains des soldats tués.
Certaines ont déposé des fleurs devant une flamme éternelle sur l’une des principales places de la ville, avant de s’incliner respectueusement, a vu un correspondant de l’Agence France-Presse. Selon des médias locaux, des rassemblements avaient aussi lieu dans d’autres cités de la région, notamment à Togliatti et Syzran.
Le président russe n’a pas encore réagi à l’attaque à Makiïvka, annoncée en pleine semaine fériée du Noël orthodoxe, une période traditionnellement joyeuse où les Russes se retrouvent en famille. Le Kremlin a seulement fait savoir mardi qu’il avait demandé un rapport au ministre de la défense, Sergueï Choïgou, sur l’état des équipements fournis aux troupes russes en Ukraine et sur les « mesures » à prendre pour les renforcer.
Cette hécatombe a suscité un nouveau pic de colère et des appels à châtier les responsables. Plusieurs commentateurs partisans de l’intervention militaire, très suivis sur les réseaux sociaux, se sont notamment insurgés contre la possibilité que des munitions aient été entreposées dans le bâtiment ayant servi à héberger les soldats. D’autres ont souligné que les militaires avaient été installés dans un bâtiment ordinaire, non protégé.
« Il est peu probable que la Russie réalise une percée significative près de Bakhmout dans les semaines à venir »
Selon les dernières observations du ministère britannique de la Défense, « à la mi-décembre, les forces militaires russes et les forces mandataires de Wagner ont probablement augmenté la fréquence de leurs assauts d’infanterie autour de la ville de Bakhmout, dans l’oblast de Donetsk. » Toutefois, « il est peu probable que la Russie réalise une percée significative près de Bakhmout dans les semaines à venir. »
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