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Guerre en Ukraine : Pékin nie vouloir livrer des armes à Moscou, comme l’a affirmé Washington…/Joe Biden à Kiev

Par Y.B.-- 20-Fév-2023 1

Le gouvernement chinois a nié lundi envisager de fournir des armes à la Russie pour appuyer son offensive en Ukraine, comme l’a affirmé dimanche le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken.

« Nous n’acceptons pas que les États-Unis pointent du doigt les relations entre la Chine et la Russie, et encore moins qu’ils exercent des pressions et des contraintes », a déclaré Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, accusant les Etats-Unis de « propager de fausses informations ».

Joe Biden à Kiev

Le président américain est arrivé, sous haute protection, dans la capitale ukrainienne. Une vidéo le montre, de très loin, avec Volodymyr Zelensky au pied de la fresque des archanges à l’entrée du monastère de la Domed d’Or de Saint Michel, à Kiev.

Biden annonce depuis Kiev des livraisons d’armements supplémentaires à l’Ukraine

Le président américain Joe Biden a promis de nouveaux armements à l’Ukraine, lors d’une visite surprise à Kiev lundi, et assuré ce pays du soutien « indéfectible » des Etats-Unis face à l’invasion russe.

« Je vais annoncer la livraison d’autres équipements essentiels, notamment des munitions d’artillerie, des systèmes anti-blindage et des radars de surveillance aérienne », a-t-il indiqué, selon un communiqué de la Maison-Blanche.

La Maison Blanche publie un communiqué

« Alors que le monde se prépare à marquer le premier anniversaire de l’invasion brutale de l’Ukraine par la Russie, je suis à Kiev aujourd’hui pour rencontrer le président Zelensky et réaffirmer notre engagement inébranlable et indéfectible envers la démocratie, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine », affirme le président Biden

La visite de Biden à Kiev est un « signe extrêmement important de soutien », estime Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué lundi la visite surprise de son homologue américain Joe Biden à Kiev comme un « signe extrêmement important de soutien », à quelques jours du premier anniversaire de l’invasion russe.

« Joseph Biden, bienvenue à Kiev ! Votre visite est un signe de soutien extrêmement important pour tous les Ukrainiens », a souligné Volodymyr Zelensky.

Zelensky salue « la plus importante des visites de l’histoire » de son pays

« C’est la première visite d’un président américain et c’est la plus importante de toutes les visites de l’histoire de l’Ukraine. Nous nous battons pour la liberté de l’Ukraine mais aussi celle du monde », fait valoir le président Zelensky en prenant la parole au côté de Joe Biden.

« Notre victoire est certaine et nous avons vraiment avec le président américain une vision commune, coordonnée, pour poursuivre la pression sur cet Etat terroriste, notamment par les armes mais par aussi les sanctions », a-t-il affirmé.

Les Ukrainiens ravis de la venue de Biden

Oksana Chylo, une chômeuse de 50 ans, loue le « soutien américain total dans cette guerre ». « Cela signifie que les Américains sont clairement et irrévocablement passés de notre côté », s’exclame-t-elle. Lioubov, une retraitée de 66 ans, s’est pour sa part félicitée des nouvelles livraisons d’armes, « pour que les bombardements constants cessent ». « Nous sommes fatigués d’être constamment terrés dans le métro, les enfants ont peur », dit-elle.

«  L’agression russe nous menace tous »

« Le peuple américain sait que l’agression russe nous menace tous ». Depuis Kiev, Joe Biden affirme face à Volodymyr Zelensky : « Vous avez tout fait pour nous aider, tout le monde, c’est ahurissant. C’est la guerre la plus étendue en Europe depuis un siècle et vous réussissez contre toutes les attentes. Notre soutien continue. » « Les Russes voulaient vous rayer de la carte, c’est en train d’échouer », a-t-il déclaré.

Le Japon promet une aide de plusieurs milliards

Le Japon va offrir à l’Ukraine une nouvelle aide financière de 5,5 milliards de dollars. « Il est encore nécessaire d’aider les personnes dont les moyens de subsistance ont été détruits par la guerre et de restaurer les infrastructures détruites. Nous avons décidé de fournir un soutien financier supplémentaire de 5,5 milliards de dollars », a assuré dans un discours le Premier ministre japonais Fumio Kishida.

Réunion du G7 avec Zelensky vendredi

Le G7 tiendra vendredi une réunion en ligne avec Volodymyr Zelensky, vient d’annoncer le Premier ministre japonais Fumio Kishida. « Afin que les dirigeants des pays du G7 puissent rester unis dans le traitement de l’invasion de l’Ukraine, j’ai décidé d’organiser cette semaine, le 24, une réunion en ligne des dirigeants des pays du G7 avec le Président Zelensky pour invité », a-t-il dit à Tokyo.

Quelque chose se prépare à Kiev

Plusieurs personnes témoignent sur les réseaux sociaux de nombreux axes fermés dans la capitale ukrainienne. Certes, une délégation israélienne vient d’arriver à Kiev mais justifie-t-elle que la ville se bunkerise ? Et que le chef ukrainien de la diplomatie, Dmytro Kuleba, sèche la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ?

La Chine et la Hongrie prêtes à œuvrer ensemble pour la paix en Ukraine

Le chef de la diplomatie chinoise en visite à Budapest affiche sa proximité avec la Hongrie sur le dossier ukrainien, après avoir accusé Washington de « jeter de l’huile sur le feu » en affirmant que Pékin voulait fournir des armes à la Russie.

La Chine est prête à coopérer avec la Hongrie et « d’autres pays épris de paix » pour « mettre fin à la guerre actuelle »en Ukraine, a déclaré Wang Yi aux côtés de son homologue hongrois. « Nous souhaitons que les parties reviennent à la table des négociations », a-t-il ajouté selon une traduction officielle, dans le cadre de sa tournée européenne. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, s’est félicité de la position chinoise, qui vise à « établir la paix le plus tôt possible ».

Biden en Pologne pour parler troupes

Le président américain Joe Biden se rend demain en Pologne pour une visite officielle qui va durer jusqu’à mercredi. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré qu’il comptait discuter avec Biden de la possibilité d’augmenter la présence des troupes américaines en Pologne et de la rendre plus permanente. Un peu plus de 10 000 soldats américains se trouvent sur le sol polonais, avec pour principale mission de réceptionner et aiguiller l’aide américaine envoyée en Ukraine.

Hrianykivka sous la mitraille

L’état-major ukrainien affirme que ses forces ont « repoussé les attaques russes dans les zones du village de Hrianykivka », à l’est de Khatkiv, alors que samedi, le ministère russe de la Défense en a revendiqué la prise. Selon Kiev, les Russes continuent à bombarder lourdement la zone avec leur artillerie.

Le nouveau Premier ministre moldave veut s’occuper de la Transnistrie

Les soldats russes doivent quitter la Transnistrie et la région revenir dans le territoire national, a déclaré le nouveau Premier ministre moldave, Dorin Recean, ce lundi. La Transnistrie, une bande de terre deux fois plus petite que l’Alsace coincée entre la Moldavie, à laquelle elle appartient en théorie, et l’Ukraine, est une région industrielle.

La proposition de l’Estonie encouragée par Kiev

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a remercié l’Estonie d’avoir proposé « l’achat direct conjoint d’armes et de munitions » pour l’Ukraine. « Même si je ne peux pas me joindre au FAC d’aujourd’hui en personne, nous appuyons fortement l’initiative et demandons instamment de la mettre en œuvre », a ajouté le ministre sur Twitter.

Les Ukrainiens manqueraient de munitions

C’est un de leurs adversaires qui le dit: « l’armée ukrainienne manque de munitions, et nous avons effectivement détruit une grande quantité d’artillerie, notamment des obusiers M777 et des MLRS américains », affirme à l’agence TASS Yan Gagin, conseiller de la République autonome de Donetsk. « L’adversaire a dû déplacer la partie substantielle de l’artillerie précisément à Artyomovsk et à Ugledar, ce sont les deux fronts les plus chauds actuellement », ajoute-t-il.

Artyomovsk se trouve sans une zone contrôlée par Kiev et constitue une importante plate-forme de transport pour l’approvisionnement des troupes ukrainiennes dans le Donbass. Des affrontements majeurs pour reprendre la ville sont en cours.

Sur le front est

Dans son allocution quotidienne, hier soir, le président Zelensky a reconnu que « la situation est très difficile » dans le Donbass. « Nous nous battons. Nous brisons l’envahisseur et infligeons des pertes extrêmement tangibles à la Russie », a-t-il dit.

Et d’ajouter: « Je le répète encore et encore : plus la Russie perd là-bas, dans le Donbass – Bakhmout, Vuhledar, Maryinka, Kreminna, plus tôt nous pourrons mettre fin à cette guerre avec la victoire de l’Ukraine ».

Pour Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron perd son temps à vouloir discuter avec Vladimir Poutine

Lors d’une interview accordée au journal italien Corriere della Sera,  le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que l’envie d’Emmanuel Macron de discuter des « garanties de sécurité » avec Vladimir Poutine est « inutile ». « En fait Emmanuel Macron perd son temps », a déclaré le président.

Pourquoi ? « Je suis arrivé à la conclusion que nous ne sommes pas capables de changer l’attitude des Russes. S’ils ont décidé de s’isoler dans le rêve de reconstruire l’ancien empire soviétique, nous ne pouvons rien y faire, c’est à eux de choisir ou non de coopérer avec la communauté des nations sur la base du respect mutuel. Lorsque les sanctions économiques ont été imposées, certains nous ont accusés d’isoler la Russie, mais ce n’était pas la vérité : c’est plutôt la décision de lancer la guerre qui a marginalisé Poutine », a déclaré le président ukrainien.

ONU : vers une résolution pour « sortir du conflit » en Ukraine

L’Assemblée générale de l’ONU devrait adopter «à une très large majorité» vendredi, à l’occasion des un an de la guerre en Ukraine, une résolution qui prendra la forme d’un « appel à sortir du conflit », indiquent deux sources diplomatiques françaises. L’Assemblée générale des 193 Etats membres avait déjà adopté par 141 voix, en mars 2022, une résolution exigeant « que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ». Puis en octobre dernier, une résolution avait recueilli 143 voix pour condamner les « annexions illégales » de territoires ukrainiens.

« A la différence des deux précédents votes, on n’est pas sur une condamnation pure et simple », explique une des sources diplomatiques françaises à des journalistes. « On est sur un appel à sortir de ce conflit », ajoute-t-elle,   soulignant la volonté de « consolider un consensus international sur les paramètres » pour y parvenir. Une autre source a indiqué que cette résolution était « portée » par l’Ukraine. Il est possible que cette nouvelle résolution ne recueille pas autant de voix que les précédentes.

Selon un rapport, la guerre en Ukraine coûte 160 milliards euros à l’Allemagne

Selon un rapport L’Association des chambres allemandes de l’industrie et du commerce DIHK, le conflit en Ukraine a coûté jusqu’ici à l’économie allemande environ 160 milliards d’euros, soit environ 4 % du PIB allemand. Cela signifie en somme une baisse de 2.000 euros de PIB par habitant, a déclaré Peter Adrian, chef du DIHK0

« Les perspectives de croissance pour 2023 et 2024 sont donc également plus faibles que dans de nombreux autres pays », a déclaré Peter Adrian, incluant dans ses calculs la France.

Selon Londres, Moscou pourrait prétendre contrôler Bakhmout « quelle que soit la réalité sur le terrain »Selon le bulletin d’informations quotidien des services de renseignements britanniques, l’armée russe est soumise « à une pression politique croissante à l’approche de l’anniversaire de l’invasion ». « Il est probable que la Russie prétende que Bakhmout a été capturé pour s’aligner sur l’anniversaire, quelle que soit la réalité sur le terrain », analyse Londres.

« Si l’offensive de printemps de la Russie n’aboutit à rien, les tensions au sein du leadership russe vont probablement s’accroître », ajoute les services du ministère de la Défense britannique.

Trois morts dimanche dans des frappes russes près de Kherson

Trois personnes sont mortes et cinq ont été blessées dimanche dans des frappes russes près de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, selon les autorités régionales.

« Dimanche matin, l’armée russe a tiré avec de l’artillerie sur le village de Bourgounka », a indiqué sur Telegram l’administration de la région de Kherson. Bourgounka se situe à 60 kilomètres au nord-est de Kherson, près du fleuve Dniepr, qui fait office de démarcation entre les territoires contrôlés par Kiev et ceux occupés par l’armée russe.

Mercenaires étrangers : Moscou accuse

Le chef du Comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, dans une interview accordée à l’agence TASS, accuse « la partie ukrainienne (d’utiliser) toutes les méthodes possibles pour dissimuler l’identité des mercenaires étrangers » qui viennent se battre à ses côtés. Selon lui, plusieurs corps ont été retrouvés « la tête et les mains coupées », ils ont été identifiés comme des mercenaires polonais grâce aux enregistrements de leurs smartphones.

Par ailleurs, ces mercenaires seraient grassement payés. Selon Bastrykin, «nous avons établi leur ordre de recrutement, de formation et de participation à des actions de combat à la somme des paiements de primes allant de 30 000 à 100 000 hryvnias » (entre 770 et 2550 euros), affirme-t-il.

Le Kremlin « recommande » au gouvernement moldave d’être « prudent »

Le nouveau premier ministre moldave Dorin Recean avait affirmé l’importance de « continuer nos efforts pour que les troupes russes se retirent » de Transnistrie, cette région majoritairement russophone frontalière de l’Ukraine et de la Moldavie, non reconnue par l’ONU. « La zone transnistrienne doit être démilitarisée » avait-il insisté.

Le Kremlin a réagi à ces propos aujourd’hui, dénonçant une « hystérie antirusse ». « Évidemment, je recommanderais à nos homologues moldaves d’être extrêmement prudents » au sujet de leurs déclarations, met en garde Dmitri Peskov.

Une défaite russe « inévitable » selon Navalny

L’opposant russe, emprisonné depuis deux ans, s’est exprimé sur le conflit, un an après le début de l’invasion de l’Ukraine. « Une défaite militaire définitive peut encore être retardée au prix de la vie de centaines de milliers de mobilisés, mais, au final, elle est inévitable », assure Navalny dans un message publié sur Twitter.

La Moldavie demande à l’UE de sanctionner ses oligarques

Le ministre des affaires étrangères moldave appelle ses homologues à placer « les oligarques et les politiciens corrompus qui, avec la Russie, tentent de déstabiliser la Moldavie » sur une liste noire des personnes interdites de voyager dans l’UE et dont les avoirs sont gelés par les Vingt-Sept.

Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères doivent décider aujourd’hui du soutien à accorder à la Moldavie, qui va accueillir en juin la seconde réunion de la Communauté européenne pour la paix. Moscou nie pour sa part avoir comploté pour renverser le gouvernement de Chisinau.

Centre de maintenance d’armes en Slovaquie : des contretemps

Un projet de Berlin d’installer en Slovaquie un site de réparation et de maintenance des armes utilisées par les Ukrainiens se heurte à des soucis « douaniers » concernant leur réexpédition en Ukraine, selon le gouvernement allemand.

« Pour l’instant, nous avons encore des aspects douaniers qui doivent être réglés », explique un porte-parole du ministère allemand de la Défense. L’Allemagne travaille sur des « solutions alternatives », ajoute-t-il, refusant de donner plus de détails sur les autres options possibles.

Russie : le PIB s’est contracté « seulement » de 2,1% en 2022

Le Produit intérieur brut (PIB) de la Russie s’est contracté de 2,1% en 2022, résistant mieux que prévu à l’impact des lourdes sanctions occidentales après l’offensive de Moscou en Ukraine. « Le PIB a baissé de 2,1% » en 2022 par rapport à l’année précédente, indique l’Agence des statistiques (Rosstat) dans un communiqué. Le ministère du Développement économique disait en septembre tabler sur une contraction du PIB de 2,9%, alors que la Banque centrale russe s’attendait à ce qu’elle se situe « autour de -3% ».

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