La Russie a adopté vendredi une nouvelle stratégie de politique étrangère présentant les Etats-Unis et l’Occident comme l’origine de « menaces existentielles » pour Moscou, sur fond de vives tensions liées au conflit en Ukraine.
Des « bouleversements sur la scène internationale » obligent la Russie à « adapter ses documents de planification stratégique », a justifié le président Vladimir Poutine. Son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a souligné « la nature existentielle des menaces (…) créées par les actions des pays inamicaux », accusant les Etats-Unis et ses alliés de mener une « guerre hybride » contre Moscou.
La Chine et l’Inde partenaires clés de la Russie, selon la nouvelle doctrine du Kremlin
La Chine et l’Inde sont désignées comme partenaires clés de la Russie sur fond d’isolement face aux Occidentaux, selon la nouvelle doctrine de politique étrangère russe publiée vendredi, qui prévoit aussi de développer les relations avec l’Afrique et l’Amérique latine.
« L’approfondissement global des liens et de la coordination avec les centres mondiaux de pouvoir et de développement souverains amis situés sur le continent eurasien revêt une importance particulière », peut-on lire dans ce document publié sur le site du Kremlin, au chapitre consacré à la Chine et à l’Inde.
Un an après, l’Ukraine commémore le massacre de Boutcha
L’Ukraine commémore vendredi l’anniversaire du retrait russe de la ville martyre de Boutcha, où les occupants avaient laissé derrière eux des cadavres de civils froidement exécutés, faisant de cette localité proche de Kiev le symbole le plus criant des atrocités imputées aux troupes de Moscou. Le 31 mars 2022, l’armée russe se retirait de cette ville et de tout le nord de Kiev, un mois après avoir lancé l’invasion du pays sur ordre du président Vladimir Poutine. Deux jours après le retrait, le massacre était connu.
Des journalistes avaient découvert à Boutcha le 2 avril des carcasses calcinées de véhicules, des maisons détruites et surtout, éparpillés sur plusieurs centaines de mètres, les cadavres de vingt hommes en civil, dont l’un avait les mains liées dans le dos. Ces scènes qui ont choqué dans le monde entier, Kiev et les Occidentaux dénonçant des exécutions sommaires de civils et des crimes de guerre. Le Kremlin, lui, démentant toute implication et évoquant une mise en scène.
Lors de sa visite sur place deux jours après la découverte, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, visiblement bouleversé, avait dénoncé « des crimes de guerre » qui seront « reconnus par le monde comme un génocide ».
A Boutcha, Zelensky jure de vaincre « le Mal russe »
Volodymyr Zelensky a juré de vaincre « le Mal russe » en visitant vendredi Boutcha avec plusieurs dirigeants européens, à l’occasion du premier anniversaire de la libération de cette ville martyre, symbole d’atrocités attribuées aux forces de Moscou. « Nous allons gagner c’est certain, le Mal russe tombera, justement ici en Ukraine et ne pourra plus se relever », a-t-il martelé devant les Premiers ministres croate Andrej Plenkovic, slovaque Eduard Heger, slovène Robert Golob et la présidente moldave Maia Sandu.
« Nous ne pardonnerons jamais », lance Zelensky un an après la libération de Boutcha
« Nous ne pardonnerons jamais » les morts de Boutcha, a lancé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à l’occasion du premier anniversaire du retrait russe de cette ville martyre, devenue le symbole le plus criant des atrocités imputées aux troupes de Moscou.
« Trente-trois jours d’occupation (…) Symbole des atrocités du pays occupant », a ajouté M. Zelensky. « Nous allons punir tous les coupables ».
Biden demande à la Russie de libérer le journaliste américain emprisonné
Joe Biden a demandé vendredi à Moscou de « laisser partir » Evan Gershkovich, journaliste du Wall Street Journal arrêté en Russie pour des soupçons « d’espionnage ». « Laissez-le partir » a-t-il dit à l’intention du gouvernement russe, face à des journalistes qui sollicitaient sa réaction tandis que le président américain s’apprêtait à quitter la Maison Blanche pour un déplacement dans le sud des Etats-Unis.
« Le moment choisi pour l’arrestation ressemble à une provocation calculée pour embarrasser les Etats-Unis et intimider la presse étrangère qui travaille toujours en Russie », a affirmé le quotidien américain dans un éditorial publié dans la nuit de jeudi à vendredi.
Tous les journalistes étrangers accrédités peuvent continuer à travailler en Russie, selon le Kremlin
Un jour après l’arrestation par le service de sécurité du FSB d’Evan Gershkovich, journaliste du Wall Street Journal (WSJ) pour espionnage, le Kremlin a affirmé que les journalistes accrédités pouvaient continuer à travailler en Russie.
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, s’est dit prêt vendredi à accueillir des armes nucléaires « stratégiques » russes sur son territoire, en plus des armes « tactiques » que Moscou s’apprête déjà à envoyer chez son allié.
« Il faudra que (Vladimir) Poutine et moi décidions et introduirons ici, si nécessaire, des armes stratégiques. Et ils doivent comprendre cela, les salauds là -bas à l’étranger, qui aujourd’hui essaient de nous faire exploser de l’intérieur et de l’extérieur », a dit M. Loukachenko lors de son adresse à la nation.
Le président biélorusse appelle à une « trêve » en Ukraine
Alexandre Loukachenko appelle à une « trêve » en Ukraine et à des pourparlers entre Kiev et Moscou « sans conditions préalables ». On sent que l’autocrate de Minsk a un peu peur d’être entraîné par le grand frère russe dans l’aventure ukrainienne, au risque de voir son pouvoir s’effondrer.
« Il faut s’arrêter maintenant, avant que ne commence l’escalade. Je prends le risque de suggérer une cessation des hostilités », a déclaré Loukachenko lors d’un discours à la nation. « Il est possible – et il le faut – de régler toutes les questions territoriales, de reconstruction, de sécurité et autres à la table des négociations sans conditions préalables », a-t-il ajouté.
La Russie exclut d’arrêter son « opération militaire »
Le Kremlin, la présidence russe, exclut de stopper son offensive contre l’Ukraine malgré l’appel à la trêve de son principal allié, le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko. « Au sujet de l’Ukraine, rien ne change : l’opération militaire spéciale se poursuit, puisque c’est le seul moyen d’atteindre les objectifs fixés par notre pays aujourd’hui », déclare le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
La Turquie veut poursuivre ses efforts pour la paix
Une réunion du Conseil de sécurité nationale de Turquie a réaffirmer sa volonté de vouloir mettre fin à la guerre en Ukraine. « Les conséquences négatives de la guerre, qui dure depuis plus d’un an entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, et son impact sur la stabilité d’autres pays de la région et sur la sécurité en mer Noire ont été évalués », explique le Conseil en ajoutant que « les efforts seront poursuivis pour établir une paix durable, soutenir la stabilité régionale et éliminer les conséquences des crises humanitaires ». Vladimir Poutine pourrait se rendre en Turquie le mois prochain.
A Pékin, Sanchez encourage Xi à appeler Zelensky
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez encourage, depuis Pékin, le président chinois Xi Jinping à appeler son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky pour avancer vers un règlement du conflit.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’ambassade d’Espagne, il dit avoir fait part à son homologue chinois de son « inquiétude à propos de l’agression illégale de (Vladimir) Poutine contre l’Ukraine », évoquant aussi avec lui « la position chinoise » sur le conflit, publiée dans un document en février.
Une rencontre entre Zelensky et Xi Jinping est possible
La possibilité d’une conversation téléphonique ou d’une rencontre entre Zelensky et le président chinois Xi Jinping est possible. Des représentants de l’Ukraine et de la Chine l’ont évoqué ensemble, selon l’ambassadeur de Chine auprès de l’UE Fu Chong.
Le Kremlin rejette toute trêve
Le Kremlin a exclu vendredi de stopper son offensive contre l’Ukraine malgré l’appel à la trêve de son principal allié, le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko. « Au sujet de l’Ukraine, rien ne change : l’opération militaire spéciale se poursuit, puisque c’est le seul moyen d’atteindre les objectifs fixés par notre pays aujourd’hui », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Les graves violations des droits humains sont « scandaleusement routinières », selon l’ONU
Les violations des droits humains sont devenues « scandaleusement routinières » treize mois après l’offensive lancée par la Russie contre l’Ukraine, a dénoncé le Haut-Commissaire des droits de l’homme, Volker Türk.
Partout en Ukraine, « les gens sont confrontés à des souffrances et à des pertes massives, à des privations, à des déplacements et à des destructions », a-t-il ajouté devant le Conseil des droits de l’homme.
Neuf drones russes sur dix abattus
Les russes ont lancé pendant la nuit des drones d’attaque  Shahed-136/131 sur l’Ukraine depuis le Selon les autorités ukrainiennes, neuf drones sur dix lancés ont été détruits. L’un d’eux a été abattu par une unité de défense aérienne des forces terrestres ukrainiennes et huit autres ont été détruits par les unités de missiles anti-aériens de l’armée de l’air et les groupes mobiles du Commandement aérien de l’Est.
L’armée de l’air des forces armées ukrainiennes a publié une vidéo sur les interceptions des drones russes.
Fin de la formation aux Etats-Unis de soldats ukrainiens au système antiaérien Patriot
Les quelques dizaines de militaires ukrainiens qui étaient depuis début janvier formés aux Etats-Unis pour le maniement et l’entretien du système de défense antiaérienne Patriot ont terminé leur entraînement et sont rentrés en Europe, a annoncé jeudi le Pentagone.
L’exécutif américain avait annoncé fin 2022 la livraison de ce système perfectionné de missiles sol-air à Kiev, qui le réclamait depuis longtemps pour contrer les attaques de la Russie.
« Cette semaine, 65 soldats de la défense antiaérienne ukrainienne ont terminé leur formation au Patriot à Fort Sill, dans l’Oklahoma, et sont désormais de retour en Europe », a déclaré le porte-parole du ministère américain de la Défense, le général Pat Ryder.
Ils vont bénéficier de systèmes Patriot donnés à l’Ukraine par les Etats-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas, a-t-il ajouté.
Le rythme de l’offensive russe à Bakhmout s’est ralenti
Selon l’Institut américain de la guerre, les soldats ukrainiens ont empêché l’encerclement de la ville de Bakhmout. « Auparavant, les troupes russes pouvaient lancer des offensives simultanées dans toutes les directions dans la région de Bakhmut, mais maintenant ces opportunités diminuent », précise l’Institut.
Nouvelles sanctions du Japon  à l’encontre de la Russie
Le Japon vient de prendre de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie. Le pays va interdire les exportations d’acier, d’aluminium et d’avions, y compris les drones vers la Russie. En outre, les entreprises nippones ne pourront plus exporter  une grande variété d’articles industriels comme des  machines de construction, des moteurs de navires, des équipements de test et des dispositifs optiques vers la Russie. Ces mesures entreront en vigueur le 7 avril.
JO-2024: Face aux Russes, le CIO avance sur un fil
En ouvrant aux Russes la porte du sport mondial tout en laissant dans le flou leur présence aux JO-2024 de Paris, le CIO traite en funambule ce dossier saturé de pressions diplomatiques, où il joue sa crédibilité.
La trentaine de pays occidentaux qui réclamaient mi-février une « clarification » à l’instance de Lausanne devront patienter : après trois jours de réunion de sa commission exécutive, personne ne sait si des sportifs russes et biélorusses navigueront sur la Seine le 26 juillet 2024.
« Le CIO prendra cette décision au moment approprié, à son entière discrétion, et sans être lié par les résultats de compétitions qualificatives », a décrété mardi son patron, l’Allemand Thomas Bach. En apparence, l’organisation se donne une latitude absolue et proclame l’autonomie du monde sportif face aux ingérences politiques, sa ligne historique depuis la renaissance de l’olympisme, réaffirmée depuis 2013 sous la présidence de Thomas Bach. « Si les gouvernements décidaient de l’éventuelle participation de tel athlète à telle compétition, ce serait la fin du sport mondial tel que nous le connaissons aujourd’hui », déclarait-il mardi, avant d’encore durcir le ton jeudi.
Les athlètes ukrainiens vont boycotter  les compétitions conjointes avec les Russes et les Biélorusses
Le gouvernement ukrainien a décidé que les athlètes ukrainiens « devaient boycotter les tournois avec des participants russes ou biélorusses pour les épreuves qualificatives pour les JO de Paris », a déclaré Oleh Nemchinov, ministre du Cabinet des ministres. Le Comité international olympique (CIO) a émis mardi des recommandations pour le retour progressif à la compétition internationale des athlètes russes et biélorusses en tant que neutres. Mercredi, le chef du CIO, Thomas Bach, a qualifié de « déplorables » les objections du gouvernement ukrainien au retour des athlètes russes.
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