L’Ukraine a estimé vendredi que l’autorisation accordée aux athlètes russes de participer sous bannière neutre aux Jeux paralympiques de 2024 à Paris « encourage la Russie » à poursuivre son invasion du pays. « Permettre la participation des Russes aux Jeux paralympiques (…) premièrement, prolonge la guerre et, deuxièmement, encourage la Russie à augmenter les niveaux de violence de masse en Ukraine », a écrit sur X (ex-Twitter) Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne.
La Roumanie annonce une possible violation de son espace aérien
La Roumanie, pays membre de l’Otan, a annoncé samedi avoir détecté une possible violation de son espace aérien lors d’attaques nocturnes lancées par la Russie sur des infrastructures dans la région du Danube en Ukraine voisine. « Après la détection de groupes de drones se dirigeant vers le territoire ukrainien près de la frontière roumaine », les habitants des villes de Tulcea et Galati ont été alertés, a indiqué le ministère roumain de la Défense dans un communiqué.
« Le système de surveillance radar de l’armée roumaine a montré une possible pénétration non autorisée dans l’espace aérien national, avec un signal détecté sur une route conduisant vers la ville de Galati », a précisé le communiqué. Le ministère de la Défense a ajouté que jusqu’ici aucun objet ne semblait être tombé en territoire roumain. Les recherches devraient se poursuivre ce samedi.
L’Ukraine veut attirer des industriels pour produire des armes
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a inauguré à Kiev un premier forum international consacré à l’industrie de la défense, dans l’espoir d’attirer des fabricants capables de produire des armes en Ukraine et de lui « construire un arsenal » face à la Russie. Depuis le début de l’invasion russe en 2022, l’Ukraine est très dépendante des livraisons d’armes occidentales pour son effort de guerre. Face à la lenteur de la contre-offensive que Kiev a lancée en juin, les autorités ukrainiennes craignent un essoufflement de la volonté occidentale de poursuivre ce soutien à un tel niveau.
C’est dans ce contexte que l’Ukraine a rassemblé à Kiev vendredi 252 sociétés du secteur de la défense issues de 30 pays, pour un forum destiné à les convaincre de s’implanter dans le pays en guerre. « Nous sommes intéressés par la localisation de la production des équipements nécessaires à notre défense et des systèmes de défense avancés utilisés par nos soldats », a résumé Zelensky dans son discours d’introduction, diffusé samedi. L’objectif, selon lui, est de « construire un arsenal moderne et puissant », au moment où la Russie s’efforce également d’accroître ses capacités de production militaire.
Moscou dit avoir abattu neuf missiles, Kiev affirme avoir détruit une trentaine de drones dans la nuit
Le ministère de la défense russe a affirmé samedi que sa défense aérienne avait abattu neuf missiles provenant d’Ukraine lancés au-dessus de la région de Belgorod. L’oblast frontalier de l’Ukraine est la cible de tirs et d’incursions armées répétés, depuis le début de « l’opération spéciale » lancée en février 2022 par Vladimir Poutine. Kiev ne revendique presque jamais la responsabilité d’attaques à l’intérieur du territoire russe.
De son côté, l’armée de l’air ukrainienne a rapporté avoir abattu 30 des 40 drones iraniens de type Shahed lancés par les forces russes dans la nuit, ont annoncé samedi des responsables régionaux et militaires. Selon le commandement militaire du sud de l’Ukraine, une vingtaine de drones ont été abattus dans la région de Vinnytsia (Centre) et une dizaine d’autres au-dessus des régions d’Odessa et de Mykolaïv (Sud).
Natalia Humeniuk, porte-parole du commandement sud de l’Ukraine, a déclaré à la télévision que la Russie continuait d’attaquer les zones portuaires, notamment sur le Danube, et tentait de frapper des infrastructures dans d’autres régions ukrainiennes « pour avoir un impact sur l’économie ».
Le soutien à l’Ukraine, enjeu des législatives qui s’ouvrent en Slovaquie
Les électeurs slovaques ont commencé à voter ce samedi pour un scrutin législatif qui s’annonce serré et déterminant pour la politique étrangère de la Slovaquie et son soutien à l’Ukraine dans les années à venir. La victoire se jouera entre le parti de gauche Smer-SD de l’ancien Premier ministre populiste Robert Fico et le parti centriste la Slovaquie progressiste de Michal Simecka, vice-président du Parlement européen, les deux groupements bénéficiant d’un soutien de l’électorat d’environ 20 % chacun.
Au cours d’une campagne électorale houleuse qui a donné lieu à plusieurs rixes entre candidats, Robert Fico s’en est pris aussi bien à l’UE et à l’Otan qu’à la minorité LGBTQ. Il s’est aussi opposé à toute aide militaire supplémentaire à l’Ukraine qui lutte contre l’invasion russe. Michal Simecka a prôné exactement le contraire, promettant de débarrasser la Slovaquie du « passé », dans une référence aux trois mandats de Robert Fico en tant que Premier ministre (2006-2010 et 2012-2018), et exhortant les Slovaques à « élire l’avenir ».
Londres sanctionne les organisateurs russes des scrutins en territoire ukrainien
Un an après les « référendums fantoches » organisés dans les territoires ukrainiens dont Moscou revendique l’annexion, le Royaume-Uni a décidé de sévir. « On ne peut pas tenir d’élections dans le pays de quelqu’un d’autre », a déclaré dans un communiqué le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly, dénonçant la « mascarade d’élections » organisées par la Russie pour « tenter de légitimer son contrôle illégal sur un territoire ukrainien souverain ».
Parmi les onze nouvelles cibles des sanctions britanniques (restrictions financières et de déplacement) figurent la Commission électorale centrale russe, l’une de ses principales responsables, Natalia Boudarina, ainsi qu’Andreï Alekseïenko, responsable de l’administration russe, et la cheffe de la commission électorale dans la région de Kherson, Marina Zakharova.
La Russie assure que ces nouveaux soldats mobilisés ne seraient pas envoyés en Ukraine.
Ce vendredi 29 novembre, le gouvernement russe a annoncé des détails sur le cycle de conscription semestriel qui devrait commencer ce dimanche 1er octobre dans la majeure partie de la Russie, y compris, semble-t-il, les territoires illégalement annexés à l’Ukraine.
C’est Vladimir Poutine qui a signé le décret ce vendredi alors que le chef adjoint russe de la Direction générale de l’organisation et de la mobilisation de l’état-major général des forces armées russes, le contre-amiral Vladimir Tsimliansky, a déclaré la conscription ne concernerait pas certaines régions de l’Extrême-Nord russe où elle débutera le 1er novembre en raison du mauvais temps.
Au total, d’octobre à novembre, la Russie espère enrôler 130.000 militaires de plus soit un peu plus qu’au printemps dernier où 147.000 soldats avaient été enrôlés.
Le contre-amiral Tsimlyansky a affirmé que la Russie n’enverrait pas de conscrits à la guerre en Ukraine et que les conscrits serviraient pendant 12 mois, rapportait, ce vendredi ISW
Ce qui change cette fois-ci, c’est que le cycle de conscription d’automne aurait lieu “dans toutes les entités constitutives de la Fédération de Russie”, y compris dans les territoires occupés d’Ukraine.
Les lois russes qui ont incorporé illégalement le territoire ukrainien des oblasts de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson à la Russie en octobre 2022 prévoyaient que la conscription militaire dans ces territoires commencerait en 2023. Mais au printemps, la Russie avait indiqué que la conscription dans ces territoires illégalement annexés “n’aurait pas lieu jusqu’à nouvel ordre”. Ordre levé ce 1er octobre visiblement…
les commentaire
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