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Rebiga célèbre l’Aïd Al Adha en compagnie d’enfants palestiniens blessés en convalescence au Centre de Repos des Moudjahidines à Bordj Bou Arreridj

Par Y.B.-- 16-Juin-2024 235

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Laïd Rebiga, a célébré le premier jour de l’Aïd El-Adha aux côtés d’enfants et de blessés palestiniens évacués depuis Gaza vers le centre de repos des Moudjahidine de Hammam El-Biban, dans la commune de Mansourah dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj. Cette initiative, ordonnée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, témoigne de l’engagement profond de l’Algérie envers la Palestine.

Dans ses propos à la presse, le ministre a exprimé la symbolique de cette journée en soulignant que la présence des Palestiniens évacués en Algérie va au-delà de l’hospitalité traditionnelle, illustrant un lien indéfectible entre les deux peuples.

Laïd Rebiga a également mis en lumière l’importance des actions concrètes de l’Algérie en faveur de la Palestine, citant les résolutions internationales adoptées grâce à son soutien aux Nations Unies comme une reconnaissance de la diplomatie algérienne et de son engagement envers la cause palestinienne.

Témoignages d’une maman blessée physiquement et moralement :

« J’ai compris que c’était une vengeance aveugle contre chaque Palestinien et Palestinienne. J’ai décidé de parler parce que je veux que les gens sachent ce que nous avons subi et ce que nos compatriotes  subissent encore», nous dira l’emblée cette maman

Comme la plupart des enfants du monde et surtout du monde musulman, Khallil, un enfant de 10 ans attendait avec impatience ce jour de l’Aïd Al Adha. Une fête durant laquelle les enfants sont rois. Une occasion pour les familles de se retrouver et de passer du temps ensemble. De nombreux plats traditionnels sont préparés et dégustés. Les amis, les voisins et les plus nécessiteux peuvent également être conviés à participer aux fêtes. Ces trois jours de fête sont des moments de partage de convivialité.

Quand l’agression a commencé il y a 8 mois, et que son école a fermé, sa maison détruite, ses frères et sœurs tués, son père porté disparu,  sa première question a été : “Est-ce qu’on va quand même fêter l’Aïd Al Adha ?”, raconte sa mère qui, elle aussi, a subit plusieurs intervention chirurgicales en Algérie.

Je lui ai dit : “Bien sûr, mon chéri, tout se passera bien.” À l’époque, je n’aurais jamais imaginé que nous serions forcés de fuir l’abri et que nous aurions du mal à obtenir de la nourriture, de l’eau, de l’électricité et des soins. Je n’ai jamais imaginé d’un être humain prive des enfants d’eau, de lait, de vie !’’.

Après avoir été gravement touchés par des bombes capables de perforer le béton armé, nous avons eu la chance d’être évacués vers l’Algérie après plusieurs jours. C’est un pays où tout Palestinien se sent chez lui, voire mieux.

Je continue de prier pour que ce cauchemar prenne fin avant le prochain Aïd !

Si cela se termine, nous pourrions peut-être rentrer chez nous. Nous rentrons dès qu’on aura repris des forces. Je sais qu’on ne pourra jamais nous réunir en famille à nouveau. Je ne sais pas s’il pourra retourner à l’école et revoir ses amis – nous avons entendu dire que des milliers d’enfants ont perdu la vie. Je ne sais pas si notre route existe encore, si la placette du marché populaire est toujours là, et si oui, les gens se rassembleront-ils à nouveau sur ce lieu pour faire leurs achats ?

Voix de Gaza : Résilience face à l’injustice

Je garde en mémoire mes parents et grands-parents, qui vivaient paisiblement dans un petit village, travaillant leurs terres et élevant des animaux. Ils étaient des Palestiniens ordinaires, avec leurs traditions, leurs souvenirs, leurs histoires d’amour et leurs moments de tristesse. En 1948, les promoteurs du sionisme mondial ont pris leurs maisons et leurs terres. Ils n’étaient pas des individus sans importance, contrairement à ce que certains pourraient penser – ils étaient des personnes essentielles, et ils ont tout perdu.

Aujourd’hui à Gaza, je me demande pourquoi les Palestiniens doivent endurer de telles souffrances : être chassés de nos foyers, dépossédés et opprimés. Nous sommes résilients mais fatigués. Nous sommes forts mais suffisamment vulnérables pour être blessés. Nous sommes humains, tout comme vous. En tant qu’êtres humains, nous devons nous soutenir mutuellement, élever nos voix contre l’injustice persistante.

À Gaza, nous refusons d’être réduits au silence. Nous continuons à raconter notre histoire. Nous persistons à réclamer justice. Cependant, nos paroles et nos actions peuvent sembler vaines alors que des innocents continuent d’être tués en grand nombre. Des hôpitaux, des écoles, des églises et des mosquées sont détruits. Quelle serait la valeur de ma vie si je ne peux pas protéger ma famille ? Si je ne peux pas voir mes enfants grandir et s’épanouir ? Si je ne peux pas offrir à mon fils un simple morceau de pain, une gorgée d’eau, un vêtement, une nuit paisible, un sourire, un brin d’espoir…

Nous sommes tous touchés par cette violence. Aucun de nous n’en sortira indemne, que ce soit physiquement ou mentalement. Nos vies nous sont arrachées, sous nos yeux. Nos futurs nous sont volés. Mais il me semble que c’est à nous que reviendra le dernier mot : Aid Moubarek pour l’année prochaine !

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