Au moins 42 personnes ont été tuées samedi lors d’affrontements intercommunautaires dans l’est du Tchad, selon les autorités locales.
D’après Brahim Issa Galmaye, délégué du gouvernement dans la province du Wadi Fira, les violences ont été déclenchées par un différend entre deux familles autour de l’accès à un puits, dans la sous-préfecture de Guéréda.
Face à la gravité de la situation, plusieurs ministres, des responsables locaux ainsi que le chef d’état-major des armées ont été dépêchés sur place dès le lendemain.
Les autorités affirment avoir repris le contrôle.
Le vice-Premier ministre chargé de l’administration du territoire, Limane Mahamat, a déclaré à la télévision publique que la situation était désormais « maîtrisée ».
L’est du Tchad, en particulier la province du Wadi Fira, est régulièrement le théâtre de tensions. Cette zone de transhumance, située à proximité du Soudan, est stratégique mais instable.
Les conflits y opposent principalement :
- des agriculteurs sédentaires
- des éleveurs nomades
👉 Les différends concernent le plus souvent :
- l’accès à l’eau
- les terres agricoles
- le bétail
La situation régionale est aggravée par la guerre en cours au Soudan depuis 2023, opposant l’armée régulière aux paramilitaires des Forces de soutien rapide.
Selon les Nations unies :
- plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été tuées
- plus de 12 millions ont été déplacées
- près d’un million de réfugiés ont trouvé refuge au Tchad
Pour les autorités tchadiennes, ces tensions transfrontalières contribuent à fragiliser l’équilibre local. Limane Mahamat évoque ainsi un « contexte » régional pesant, tout en affirmant la volonté de contenir toute extension du conflit.
Les affrontements intercommunautaires ne sont pas isolés. En novembre 2025, au moins 33 personnes avaient déjà été tuées dans des circonstances similaires dans la province de Hadjer-Lamis, à la suite d’un conflit lié à un point d’eau.
De manière plus large, les conflits agropastoraux ont causé :
- plus de 1 000 morts
- environ 2 000 blessés
entre 2021 et 2024, selon l’ONG International Crisis Group.
Ces violences illustrent la fragilité de certaines مناطق rurales, où les ressources naturelles limitées deviennent des sources de tensions majeures.
👉 L’accès à l’eau, en particulier, apparaît comme un facteur déclencheur récurrent dans un contexte :
- de pression démographique
- de changements climatiques
- de cohabitation difficile entre modes de vie différents
Un simple différend autour d’un puits a dégénéré en affrontement meurtrier dans l’est du Tchad. Cet épisode s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes, aggravées par l’instabilité régionale et la pression sur les ressources essentielles.
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