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Gaza: Une guerre sous toutes ses formes

Par A.B.-- 11-Sep-2024 0

Agression sioniste contre Gaza: 41.084 martyrs et 95.029 blessés

Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza, en cours depuis le 7 octobre 2023, s’est alourdi mercredi à 41.084 martyrs, dont la plupart sont des enfants et des femmes, selon le ministère palestinien de la Santé, cité par l’agence de presse Wafa.

“Le nombre de blessés est passé, quant à lui, à 95.029”, a ajouté la même source, notant que des “milliers de victimes sont toujours sous les décombres”.

Un précédent bilan faisait état de 41.020 martyrs et 94.925 blessés.

Depuis le 7 octobre 2023, l’armée sioniste mène une agression sauvage contre l’enclave palestinienne qui a entraîné des destructions massives d’infrastructures, en plus d’une catastrophe humanitaire sans précédent.

Les enfants de Gaza risquent de devenir une “génération perdue”L’aide humanitaires est devenue “plus difficile que jamais” à l’approche de l’hiver

L‘Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), a averti, mercredi, que le manque d’éducation dans la bande de Gaza, soumise à une sauvage agression sioniste, exposait les enfants de l’enclave palestinienne au risque de devenir une “génération perdue”.

Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNRWA, a rappelé, dans un message publié sur la plateforme “X”, qu’après le début de l’agression sioniste, l’UNRWA a dû fermer ses écoles pour les transformer en centres d’hébergement pour les Palestiniens déplacés.

“Les salles de classe qui accueillaient les enfants sont désormais soit pleines de familles déplacées, soit détruites. Les pupitres ont été remplacés par des lits et de nombreuses écoles ne sont plus des lieux d’apprentissage. Elles sont devenues des lieux de désespoir, de faim, de maladie et de mort”, a écrit Lazzarini.

Rappelant que la moitié des quelque 600 000 écoliers de Gaza étaient scolarisés dans les écoles de l’UNRWA avant les attaques sionistes, Lazzarini a attiré l’attention sur les enfants palestiniens qui n’ont pas pu aller à l’école au cours de la nouvelle année scolaire en raison de ces agressions.

“Plus les enfants restent longtemps loin de l’école dans les décombres d’un endroit dévasté, plus ils risquent de devenir une génération perdue. Les enfants de Gaza méritent d’apprendre, d’être des enfants comme les autres enfants d’ailleurs”, a conclu Lazzarini.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), a prévenu que les opérations humanitaires à Gaza sont devenues “plus difficiles que jamais” à l’approche de l’hiver, ajoutant que la violence contre les travailleurs humanitaires étouffe les efforts visant à prévenir la famine dans l’enclave palestinienne.

Lors d’une conférence de presse à New York mardi, la directrice régionale pour le Moyen-Orient au PAM, Corinne Fleischer, a mentionné certains des obstacles auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires, notamment “des heures interminables pour obtenir le feu vert pour bouger et des routes endommagées qui deviendront impraticables pendant les mois d’hiver”.

Elle a évoqué en outre “la grave surpopulation, car environ deux millions de personnes vivent désormais sur environ 11% de la superficie d’un secteur déjà densément peuplé”.

Elle a ajouté dans le contexte que le mois dernier a été témoin d'”une augmentation des ordres d’évacuation et d’une détérioration spectaculaire de l’environnement de sécurité pour le personnel humanitaire, ce qui a eu un impact profond sur la capacité du programme à atteindre les populations”.

“Le PAM a perdu l’accès à son troisième et dernier entrepôt opérationnel à Gaza, dans la région centrale, en raison des ordres d’évacuation”, a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : “Nous avons perdu cinq cuisines communautaires soutenues par le PAM qui ont dû être évacuées. Ainsi, même si nous sommes en mesure d’acheminer de la nourriture – dans une certaine mesure, cela ne suffit pas – nous ne sommes pas en mesure de la distribuer pour le moment, nous atteignons donc moins de personnes que d’habitude”.

Mme Fleischer a souligné à l’occasion la nécessité d’augmenter les points de passage pour permettre au PAM de faire son travail.

L’UE doit exercer plus de pression sur l’entité sioniste pour parvenir à un cessez-le-feu

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a appelé, mercredi, les pays de l’Union européenne (UE) à exercer davantage de pression sur l’entité sioniste en vue de parvenir à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza.

S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe au Caire avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier, Al-Sissi a souligné qu'”il était important que les pays européens fassent pression pour parvenir à un accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza”.

Il a également réaffirmé, à cette occasion, le rejet de son pays de tout recours de l’entité sioniste à la faim comme arme dans son agression génocidaire contre les Palestiniens.

Faisant fi des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à un cessez-le-feu immédiat, l’entité sioniste poursuit son agression meurtrière contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, faisant plus de 41.000 martyrs.

En outre, le blocus permanent imposé par l’armée d’occupation sioniste a entraîné de graves pénuries de denrées alimentaires, d’eau potable et de médicaments, dans une enclave réduite en grande partie à l’état de ruines.

L’Algérie appelle la communauté internationale depuis Genève à agir pour un cessez-le-feu à Gaza

L’Algérie a appelé la communauté internationale, mercredi depuis Genève, à agir pour un cessez-le-feu, à prendre des mesures coercitives contre l’occupation sioniste, à mettre fin à son impunité, et à garantir le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son Etat indépendant avec El-Qods pour capitale.

Cette position a été exprimée par le Représentant permanent de l’Algérie auprès de l’Office des Nations unies et des organisations internationales à Genève, Rachid Bladehane, lors de la 57e session du Conseil des droits de l’homme.

“L’Algérie condamne les crimes de génocide commis contre le peuple palestinien dans un silence international honteux malgré la pertinence de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ), qui a reconnu que l’occupation israélienne commet des crimes d’apartheid”, a affirmé M. Bladehane au cours du débat général au titre du point 2 de l’ordre du jour relatif au rapport du Haut-Commissaire aux droits de l’homme.

Dans ce cadre, le diplomate a souligné que “l’Algérie appelle la communauté internationale à agir pour un cessez-le-feu, à prendre des mesures coercitives contre l’occupation israélienne et à mettre fin à son impunité et à l’occupation des territoires palestiniens et des autres territoires arabes, et à garantir le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son Etat indépendant et pleinement souverain avec El-Qods pour capitale”.

Concernant la question sahraouie, M. Bladehane a fait part de “la profonde inquiétude de l’Algérie face au blocage du processus politique de décolonisation au Sahara occidental, aux violations des droits de l’Homme contre le peuple sahraoui et à la tentative d’imposer l’occupation comme politique du fait accompli”, appelant, par là même, les pays à se conformer au droit international.

La question du Sahara occidental est une question de décolonisation, a-t-il martelé, précisant que “cette région demeure, au regard du droit international, sous tutelle des Nations unies et donc de son Haut-Commissariat dans le volet relatif aux droits de l’Homme”.

Aussi, a-t-il appelé le Bureau du Haut-Commissariat à surveiller, à documenter et à signaler les violations des droits de l’homme dans cette région.

Réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la décolonisation, le diplomate a appelé le Haut-Commissariat aux droits de l’homme à envoyer une mission de surveillance des droits de l’homme, à reprendre les missions techniques au Sahara occidental occupé et à mettre en œuvre des programmes de coopération technique avec le Front Polisario, seul représentant légitime du peuple sahraoui, conformément aux alinéas 8 et 22 de la résolution 74/95 de l’Assemblée générale des Nations unies.

M. Bladehane a, par ailleurs, rappelé que l’Algérie poursuivait ses réformes politiques et économiques afin d’ancrer “le caractère démocratique de l’Algérie nouvelle, qui a pour objectif de renforcer l’Etat de droit et l’indépendance de la Justice, de lutter contre la corruption, de moderniser l’administration publique et de faire émerger une société civile libre et responsable”, ajoutant qu’en consécration de ce caractère démocratique “l’Algérie a organisé, le 7 septembre 2024, une élection présidentielle dont les résultats préliminaires sont soumis à la Cour constitutionnelle pour validation”.

Se félicitant de la coopération existante entre l’Algérie et le Bureau du Haut-Commissariat, le diplomate a dit partager les craintes des responsables de cette instance concernant la montée des discours de haine et des discriminations à l’égard des femmes dans le cyberespace et ailleurs.

Il a, dans ce contexte, condamné “les campagnes haineuses de dénigrement et de désinformation ayant ciblé la championne algérienne Imane Khelif lors des derniers Jeux olympiques”, soutenant que ce déferlement de haine “va à l’encontre de toutes les valeurs humanistes et sportives”.

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