La présidente du groupe parlementaire La France insoumise (LFI), Mathilde Panot, a une nouvelle fois dénoncé l’attitude du ministre de l’Intérieur français, Bruno Retailleau, l’accusant d’attiser les tensions avec l’Algérie. « Monsieur Retailleau est un fauteur de troubles », a-t-elle affirmé dimanche sur le plateau de L’Événement du dimanche sur LCI.
Un climat de tension entretenu par Retailleau
Mathilde Panot a vivement critiqué la posture du ministre, qui a menacé de démissionner si le gouvernement Bayrou renonçait à un rapport de force avec l’Algérie concernant les ressortissants sous OQTF. « Qu’il parte ! », a-t-elle rétorqué, soulignant que le président de la République adoptait une approche plus mesurée vis-à-vis de l’Algérie, un pays avec lequel la France entretient des liens historiques profonds.
Elle a également dénoncé les propos polémiques du ministre, rappelant ses déclarations sur les “Français de papier”, “les belles heures de la colonisation” ou encore la “régression vers les origines ethniques”. Elle a fustigé son silence face aux violences commises en France par des groupes d’extrême droite, préférant, selon elle, attiser les tensions avec l’Algérie.
Un appel à préserver la relation franco-algérienne
Pour Mathilde Panot, les relations entre la France et l’Algérie ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel des ambitions politiques de Retailleau. « Notre relation avec le peuple frère algérien n’a pas à servir les intérêts personnels d’un petit fauteur de troubles », a-t-elle déclaré, accusant le ministre d’outrepasser ses fonctions et de s’attribuer des prérogatives en matière de politique étrangère qui ne lui reviennent pas.
Elle a mis en garde contre les risques d’aggravation des tensions entre les deux pays et a insisté sur l’importance du dialogue diplomatique. « Jouer l’escalade, bomber le torse et provoquer des blessures chez des millions de nos concitoyens liés au peuple algérien ne mène à rien », a-t-elle martelé.
Un ministre accusé de provocation
Mathilde Panot avait déjà dénoncé en janvier les provocations et les déclarations qu’elle juge racistes de Retailleau. Elle l’avait alors qualifié de “piètre agitateur”, fustigeant sa volonté de créer des tensions inutiles entre la France et l’Algérie. « Pour qui se prend-il à vouloir provoquer une tension insupportable pour des millions de Français attachés à une relation de fraternité et de respect mutuel avec le peuple algérien ? », s’était-elle insurgée devant l’Assemblée nationale.
À travers ses interventions, Mathilde Panot réaffirme la nécessité d’une approche responsable et apaisée dans les relations franco-algériennes, dénonçant toute instrumentalisation politique visant à envenimer la situation.
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