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Le Conseil des droits de l’Homme adopte la résolution algérienne sur l’impact des mines antipersonnel

Par Y.B.-- 04-Avr-2025 0

Le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a adopté, vendredi, par consensus, la résolution proposée par l’Algérie sur “L’impact des mines antipersonnel sur la jouissance de tous les droits de l’Homme”, en commémoration de la Journée internationale de sensibilisation aux mines et de soutien à la lutte antimines.

Cette adoption représente un progrès majeur dans la reconnaissance des conséquences humanitaires, sociales et économiques des mines antipersonnel et témoigne de l’engagement mondial en faveur des victimes et des pays touchés par ce fléau. Initiée par l’Algérie, cette résolution a été soutenue par un groupe de travail transrégional comprenant l’Afrique du Sud, la Croatie, le Mozambique, le Pérou, le Royaume-Uni et Vanuatu.

Dans son intervention, l’Ambassadeur Rachid Bladehane, Représentant permanent de l’Algérie, a souligné la démarche inclusive et transparente qui a guidé les consultations sur cette résolution. Il a exprimé l’importance de cette initiative qui rassemble la communauté internationale autour de cette question essentielle.

Le texte adopté met en évidence l’impact dévastateur des mines antipersonnel sur des droits fondamentaux tels que le droit à la vie, à la sécurité, à la liberté de circulation, à l’éducation et au développement. Il appelle à un renforcement des efforts de déminage, à une assistance accrue pour les victimes et à un engagement plus fort des États pour interdire complètement les mines antipersonnel.

À travers cette résolution, l’Algérie réaffirme son soutien aux instruments internationaux, comme la Convention d’Ottawa, et insiste sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour parvenir à un monde sans mines.

La communauté internationale a salué cette initiative, soulignant l’importance de la sensibilisation à ce problème, qui prive encore des milliers de personnes de leurs droits les plus fondamentaux. Cette adoption envoie un message clair : la lutte contre les mines antipersonnel est une priorité humanitaire et essentielle à la protection des droits de l’Homme.

La résolution invite tous les États à renforcer leur engagement à respecter les obligations internationales, notamment la Convention d’Ottawa et la Convention sur certaines armes classiques, et encourage une coopération multisectorielle pour soutenir les survivants, en particulier les enfants, ainsi que leurs communautés.

Elle insiste aussi sur l’importance de l’éducation et de la sensibilisation aux risques liés aux mines, notamment dans les zones affectées, et demande au Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme de produire un rapport détaillé sur l’impact des mines sur les droits de l’Homme, en consultation avec les parties prenantes.

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