Le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a vigoureusement condamné l’interdiction imposée par l’entité sioniste à l’égard des médias internationaux dans la bande de Gaza, les empêchant d’accéder au territoire depuis le début de l’agression massive en octobre 2023.
Dans un message publié jeudi sur les réseaux sociaux, M. Lazzarini a dénoncé une politique délibérée visant à empêcher toute couverture indépendante de la guerre : “Depuis le début de la guerre il y a un an et demi, les autorités (sionistes) interdisent l’entrée des médias internationaux à Gaza pour couvrir les événements de manière indépendante”, a-t-il écrit.
Il a averti que cette censure contribue à alimenter la propagande, la désinformation et la déshumanisation, dans un contexte où la vérité est plus que jamais nécessaire.
Le chef de l’agence onusienne a salué le courage des journalistes palestiniens, qui continuent de couvrir la guerre au péril de leur vie. “Les journalistes palestiniens continuent de faire un travail héroïque, au prix d’un lourd tribut. 170 journalistes ont été tués à ce jour”, a-t-il souligné.
Dans le même temps, les témoignages des ONG et des agences humanitaires sont systématiquement discrédités, réduisant les possibilités de faire entendre les souffrances des civils de Gaza sur la scène internationale.
M. Lazzarini a rappelé un principe fondamental du droit international humanitaire : “La libre circulation de l’information et l’indépendance des reportages sont essentielles pour établir les faits et garantir la responsabilité en temps de conflit. Gaza ne doit pas faire exception.”
Il a conclu en appelant les autorités de l’occupation à autoriser sans délai l’accès des médias internationaux à Gaza, pour mettre fin à l’opacité et permettre un éclairage impartial sur la tragédie en cours.
Depuis la reprise des bombardements le 18 mars dernier, après plus de deux mois de cessez-le-feu, 1.652 Palestiniens ont été tués et 4.391 blessés, selon les autorités sanitaires locales.
Le bilan total de l’agression sioniste menée depuis le 7 octobre 2023 s’élève à plus de 51.000 morts et 116.000 blessés, confirmant l’ampleur du drame humanitaire dans l’enclave assiégée.
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