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Donald Trump a lancé une violente attaque sur trois sites nucléaires iraniens

Par H.B.-- 22-Juin-2025 0

 Dans la nuit du samedi au dimanche 22 juin, les États-Unis ont lancé une attaque aérienne contre trois installations nucléaires iraniennes, marquant une escalade majeure dans le conflit opposant l’Iran à Israël. Lors d’une brève allocution télévisée, l’ancien président américain Donald Trump a salué une « réussite militaire spectaculaire », affirmant que les cibles avaient été « totalement détruites » et avertissant que d’autres frappes pourraient suivre en cas de représailles iraniennes.

L’Iran dénonce une agression et prépare sa riposte

Réagissant rapidement, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé une « violation flagrante du droit international » et promis que cette offensive américaine aurait des « conséquences éternelles ». Il a qualifié les États-Unis de « régime anarchique, dangereux et criminel » sur la plateforme X, soulignant que son pays se réserve « toutes les options pour défendre sa souveraineté, ses intérêts et son peuple ».

Représailles : tirs de missiles sur Israël

Quelques heures après les frappes américaines, la télévision d’État iranienne a annoncé une nouvelle salve de missiles visant Israël. La chaîne publique israélienne KAN 11 a montré des images de destructions majeures dans le centre du pays, dont un immeuble entièrement soufflé et plusieurs bâtiments gravement endommagés. Le bilan provisoire fait état d’au moins onze blessés.

Exécution d’un agent du Mossad

Parallèlement à cette escalade, les autorités iraniennes ont annoncé l’exécution d’un homme reconnu coupable d’espionnage au profit du Mossad, le service de renseignement israélien. Cette annonce vise sans doute à renforcer le message de fermeté de Téhéran face à ce qu’il qualifie d’agressions étrangères.

Pas de risque pour les civils selon Téhéran

Concernant les zones ciblées, notamment autour du site d’enrichissement d’uranium de Fordo, au sud de Téhéran, les autorités iraniennes se veulent rassurantes : « Il n’y a aucun danger pour la population », ont-elles affirmé, alors que l’attaque a touché des infrastructures sensibles à proximité de la ville sainte de Qom.

L’ONU alerte sur un risque de chaos régional

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa vive inquiétude face à cette montée des tensions. Dans un communiqué, il a mis en garde contre une « dangereuse escalade dans une région déjà au bord du gouffre », soulignant que cette offensive américaine constituait « une menace directe à la paix et à la sécurité dans le monde ». Il appelle toutes les parties à éviter de s’engager dans « une spirale de chaos ».

Des cibles stratégiques de haute valeur

  • Fordow, enfouie profondément sous les montagnes près de Qom, est l’une des installations nucléaires les plus sécurisées du pays, capable d’abriter près de 3 000 centrifugeuses, selon l’AIEA.
  • Natanz, plus vaste complexe nucléaire iranien, comprend de nombreuses centrifugeuses, dont certaines en souterrain. Ce site avait déjà été la cible de plusieurs actes de sabotage.
  • Ispahan abrite quant à elle une usine de conversion d’uranium et plusieurs unités de production de combustible, jouant un rôle essentiel dans la chaîne de production nucléaire civile iranienne.

Une attaque anticipée, peu de dégâts confirmés

Malgré les déclarations triomphantes de Washington, aucune confirmation indépendante ne permet à ce stade d’évaluer l’ampleur des dégâts. L’Iran, par la voix du conseiller parlementaire Mehdi Mohammadi, a minimisé l’impact des frappes, affirmant que les sites, notamment Fordow, avaient été évacués à l’avance.

L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a déclaré que les relevés de terrain et les données des systèmes de surveillance ne montraient aucune contamination radioactive, et qu’il n’y avait « aucun danger pour les populations environnantes ».

Une riposte iranienne en préparation ?

Du côté de Téhéran, la colère est vive. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a dénoncé « une violation grave du droit international, de la Charte de l’ONU et du Traité de non-prolifération (TNP) », qualifiant l’attaque américaine de « comportement criminel et dangereux ».

L’Iran affirme qu’il se réserve le droit de répondre par tous les moyens nécessaires à ce qu’il considère comme une agression militaire injustifiée. Téhéran menace désormais ouvertement de se retirer du TNP, un traité clé pour la non-prolifération des armes nucléaires.

L’AIEA convoque une réunion d’urgence

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, a annoncé la convocation d’une réunion d’urgence. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’agence a confirmé ne pas avoir détecté d’élévation des niveaux de radiation à l’extérieur des sites frappés, mais reste mobilisée pour suivre l’évolution de la situation.

Risque d’escalade régionale

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait part de sa profonde inquiétude, estimant que cette attaque pourrait entraîner « une dangereuse escalade dans une région déjà au bord du gouffre », avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour la paix mondiale.

Selon plusieurs analystes, l’Iran pourrait répondre par des attaques ciblées contre des forces américaines ou des intérêts occidentaux au Moyen-Orient. Stephen Zunes, professeur à l’Université de San Francisco, rappelle que jusqu’à 40 000 Américains se trouvent à portée des missiles iraniens, notamment dans le Golfe. Des milices pro-iraniennes en Irak pourraient également être activées.

Le spectre d’un conflit généralisé

Adam Weinstein, du Quincy Institute, redoute que les États-Unis aient ouvert la voie à une guerre de longue durée. Il avertit que l’Iran pourrait accélérer secrètement son programme nucléaire et pousser Israël à intensifier ses frappes, entraînant un cycle incontrôlable de représailles.

Le déploiement, dimanche, du missile balistique Kheibar Shekan par l’Iran à l’occasion d’une attaque contre Israël, marque un signe supplémentaire de la montée des tensions.

Trump, de son côté, a de nouveau menacé Téhéran : « Toute représaille de l’Iran contre les États-Unis sera écrasée avec une force bien supérieure à celle utilisée ce soir », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

L’attaque américaine contre l’Iran, une “escalade dangereuse” et “une menace directe à la paix mondiale”

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a condamné les attaques américaines contre des sites nucléaires iraniens, les qualifiant d'”escalade dangereuse” et de “menace directe à la paix et la sécurité dans le monde”.

“C’est une dangereuse escalade dans une région déjà sur la corde raide – et une menace directe à la paix et à la sécurité dans le monde”, a estimé M. Guterres dans un message posté sur les réseaux sociaux.

Les Etats-Unis ont mené, dans la nuit de samedi à dimanche, des attaques contre trois installations et centres nucléaires à Fordow, Natanz et Ispahan en Iran. Ces attaques auront des “conséquences éternelles”, a prévenu Téhéran.

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