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Dessalement en Algérie : jusqu’à 35 % d’énergies renouvelables dans les six nouvelles stations

Par H.B.-- 25-Mai-2025 35

L’Algérie amorce un tournant durable dans la production d’eau potable. La société Algerian Energy Company (AEC), filiale du groupe Sonatrach, prévoit d’intégrer entre 30 et 35 % d’énergies renouvelables dans ses six prochaines stations de dessalement de l’eau de mer, actuellement en phase d’étude avancée.

Invité sur les ondes de la Radio algérienne ce dimanche, Sofiane Zamiche, directeur du développement chez AEC, a précisé que cette orientation s’inscrit dans la stratégie nationale de réduction de la dépendance aux énergies conventionnelles.

« Nous avons décidé d’intégrer entre 30 et 35 % d’énergies renouvelables dans les stations en cours de planification », a-t-il affirmé.

L’objectif : réduire l’empreinte carbone, baisser la consommation électrique et faire du dessalement un levier de transition énergétique.

Concrètement, les appels d’offres pour ces projets imposeront aux entreprises adjudicataires la construction de fermes photovoltaïques ou éoliennes, selon un modèle EPC (Engineering, Procurement and Construction).

Cette exigence vise à réduire le coût énergétique, l’un des principaux défis du dessalement, connu pour sa consommation électrique élevée.

Les six futures stations auront chacune une capacité de 300 000 m³ par jour. Elles seront implantées dans les wilayas côtières de Skikda, Jijel, Tizi Ouzou, Chlef, Mostaganem et Tlemcen. Ces infrastructures visent à renforcer durablement l’alimentation en eau potable, en réponse aux besoins croissants liés au stress hydrique.

Selon AEC, ces stations permettront de faire passer la part du dessalement dans la production d’eau potable de 42 % à 60 % d’ici à 2030. Un bond stratégique pour sécuriser l’approvisionnement national en eau, tout en soutenant les engagements du pays en matière de développement durable.

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