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Gaza: Israël poursuit ses agressions tandis que Netanyahu rejoint le « Conseil de paix » de Trump

Par A.B.-- 21-Jan-2026 0

Malgré un cessez-le-feu censé protéger la population palestinienne, les forces israéliennes ont repris leurs attaques à Gaza, touchant le nord, le centre et le sud de l’enclave. Alors que la situation humanitaire reste critique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté de rejoindre le controversé « Conseil de paix » mis en place par le président américain Donald Trump pour superviser Gaza, suscitant scepticisme et inquiétudes parmi les Palestiniens et la communauté internationale.

Une situation humanitaire dramatique

À Gaza, les conséquences du conflit sont alarmantes. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 480 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, dont au moins 169 enfants et 64 femmes. Beaucoup sont morts lors des attaques israéliennes, tandis que d’autres ont succombé aux conditions climatiques extrêmes dans une bande de Gaza déjà dévastée par la guerre.

Parmi les victimes récentes, un bébé palestinien de trois mois, Shatha Abu Jarad, est mort de froid et a été porté à l’hôpital Al-Shifa par son oncle à Deir el-Balah.

Selon les correspondants, au moins cinq Palestiniens ont été tués ce mercredi, malgré le cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Parmi eux, un enfant de 10 ans et un adolescent de 13 ans, ainsi qu’une femme de 32 ans, ont été abattus par des tirs israéliens à l’est de Khan Younis et dans la ville centrale de Deir el-Balah. Trois membres d’une même famille, dont un père et son fils, ont également été tués par l’artillerie israélienne à Deir el-Balah.

Des dizaines d’autres Palestiniens ont été blessés, et les victimes ont été transportées vers les hôpitaux pour soins.

La « ligne jaune » et la reprise des attaques

Les attaques se concentrent souvent au-delà de la soi-disant ligne jaune, marquant les zones sous contrôle militaire israélien. Des hélicoptères de combat ont ouvert le feu sur des Palestiniens à Deir el-Balah, tandis que l’artillerie israélienne a frappé le nord et le sud de Gaza, notamment les camps de Bureij et les environs de Beit Lahiya.

Le conflit s’étend également à la frontière libanaise, où l’armée israélienne a mené des frappes aériennes sur Burj Shemali et la région de Sidon, ciblant des membres présumés du Hezbollah et des zones autour des camps de réfugiés palestiniens. Depuis le cessez-le-feu de novembre 2024 au Liban, plus de 300 personnes ont été tuées, dont au moins 127 civils.

Netanyahu rejoint le « Conseil de paix » : un obstacle pour la paix ?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, a accepté d’intégrer le « Conseil de paix » de Gaza, initiative de Donald Trump. Ce conseil a été conçu dans le cadre de la phase deux du cessez-le-feu et devait superviser la reconstruction de Gaza après les attaques israéliennes.

Pourtant, les Palestiniens et plusieurs observateurs internationaux considèrent la participation de Netanyahu comme un obstacle à la mise en œuvre de la paix. Selon des responsables palestiniens, cette nomination pourrait permettre à Israël de retarder le retrait de ses troupes au-delà de la ligne jaune, tout en donnant l’illusion d’un progrès diplomatique.

Le mandat du conseil pourrait dépasser Gaza et inclure des missions sur d’autres conflits dans le monde, ce qui alimente la suspicion que Donald Trump souhaite que ce conseil remplace l’ONU, critiquée à plusieurs reprises par l’ex-président américain. Des États comme la Suède, la Norvège et la France ont déjà refusé de rejoindre l’initiative, affirmant que l’ONU ne doit pas être remplacée.

Réactions et contestations internationales

Philippe Lazzarini, chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), a condamné la saisie illégale d’un terrain à Sheikh Jarrah par Israël, soulignant que cela constitue une violation flagrante du droit international et des décisions de la Cour internationale de justice.

Par ailleurs, la communauté internationale reste sceptique sur l’efficacité du Conseil de paix. Beaucoup doutent que Netanyahu respecte les engagements présentés par le plan de paix américain, et les tensions entre Washington et ses alliés européens, notamment sur des sujets comme le Groenland, accentuent l’incertitude.

Une crise humanitaire persistante

La situation à Gaza reste extrêmement précaire. Les bombardements répétés, la destruction des infrastructures et la mort de civils, dont de nombreux enfants, accentuent le désespoir des habitants. La reconstruction de la bande de Gaza est devenue une urgence vitale, tandis que la communauté internationale s’interroge sur la légitimité et l’impartialité du Conseil de paix dirigé par Trump et incluant Netanyahu.

En résumé : Malgré un cessez-le-feu négocié par les États-Unis, les attaques israéliennes se poursuivent à Gaza et au Liban, causant la mort de civils, dont des enfants. L’implication de Netanyahu dans le Conseil de paix soulève des inquiétudes majeures quant à l’efficacité réelle de cette instance, alors que la population palestinienne continue de vivre dans des conditions dramatiques et précaires.

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