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Journée internationale des Casques bleus : le défi croissant du maintien de la paix

Par H. Benrabia-- 28-Mai-2025 1

Le 29 mai, le monde rend hommage aux soldats de la paix à l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations unies. Cette date symbolique célèbre l’engagement du personnel militaire, policier et civil déployé dans les zones de conflit pour préserver la sécurité et la stabilité. Elle met en lumière leur courage, leur résilience et les sacrifices consentis, alors que les missions de maintien de la paix se heurtent à des défis de plus en plus complexes.

Depuis 1948, plus de deux millions de femmes et d’hommes issus de 125 pays ont pris part aux missions onusiennes, apportant une aide sécuritaire, humanitaire et politique dans des contextes souvent marqués par la violence et l’instabilité.

Cette journée commémorative est aussi l’occasion de saluer la mémoire des 4.400 soldats de la paix morts en service, tout en réaffirmant l’importance de leur mission face à des enjeux géopolitiques, technologiques et environnementaux en pleine évolution.

Aujourd’hui, les opérations de paix ne se limitent plus à l’interposition militaire. Elles exigent des approches globales intégrant le soutien à la gouvernance, la défense des droits humains, la protection des populations civiles vulnérables, l’égalité des sexes, l’État de droit et la lutte contre les menaces émergentes comme le terrorisme ou le changement climatique.

Actuellement, ce sont plus de 61.000 Casques bleus et policiers venus de 119 pays, épaulés par 7.000 civils, qui participent à 11 missions de paix à travers le monde. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a qualifié ces forces de “pierre angulaire” de l’action onusienne.

Face à ces transformations, l’Algérie s’est positionnée comme un acteur engagé en faveur d’un maintien de la paix plus efficace et plus juste. Lors de la Conférence ministérielle de Berlin des 13 et 14 mai derniers, elle a réaffirmé sa volonté de contribuer à l’adaptation des missions onusiennes par un plan de formation ciblé, couvrant des domaines sensibles.

L’Algérie a également renouvelé son appel à doter toutes les opérations de paix, sans distinction, de mécanismes robustes de surveillance des droits de l’Homme. Elle insiste sur une approche fondée sur la dignité, la sécurité et l’autodétermination des peuples.

Selon la secrétaire d’État chargée des Affaires africaines, Bakhta Selma Mansouri, l’Algérie soutient activement les missions de l’ONU en offrant des formations techniques et stratégiques pour renforcer leur efficacité sur le terrain et améliorer la protection des civils.

Lors de cette même conférence, l’Algérie a réaffirmé ses positions constantes en faveur de solutions politiques et pacifiques aux conflits, tout en soutenant les efforts africains et internationaux pour restaurer la stabilité. Elle défend une approche inclusive, respectueuse de la souveraineté des États et axée sur la prévention.

À travers la voix de son représentant permanent à l’ONU, Amar Bendjama, Alger a rappelé au Conseil de sécurité, en mars dernier, l’importance d’intégrer systématiquement une composante droits de l’Homme dans toutes les missions de paix. Il a dénoncé les pratiques de deux poids, deux mesures, notamment concernant la MINURSO au Sahara occidental, où certaines puissances préfèrent garder le silence, voire s’opposent à la surveillance des droits humains.

L’Algérie considère que le débat sur l’avenir des opérations de paix est crucial pour le Conseil de sécurité et pour la communauté internationale. Dans un contexte où ces missions sont confrontées à des crises multiples, il devient urgent de repenser les mécanismes d’intervention et de leur garantir les moyens d’agir avec efficacité, transparence et légitimité.

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