Les secours ont annoncé qu’au moins 31 personnes avaient été tuées par des tirs israéliens dimanche près d’un centre de distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. L’organisation Gaza Humanitarian Foundation, soutenue par les Etats-Unis et chargée de la distribution, ainsi que l’armée israélienne nient tout incident.
Médecins sans frontières met en cause le système de distribution d’aide de la GHF à Rafah
Alors que la Gaza Humanitarian Foundation (GHF) – une nouvelle organisation soutenue par les Etats-Unis – et Israël ont nié que des tirs avaient visé des civils lors d’une distribution d’aide humanitaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a déclaré, dimanche, que des personnes qu’elle a soignées sur le site d’aide géré par la GHF ont dit avoir subi des tirs des forces israéliennes.
« Les patients ont dit à MSF qu’on leur avait tiré dessus de tous les côtés avec des drones, des hélicoptères, des bateaux, des tanks et des soldats israéliens au sol », a déclaré MSF dans un communiqué. Claire Manera, coordinatrice d’urgence de MSF, a qualifié, dans le texte, le système de distribution d’aide de la GHF de « déshumanisant, dangereux et sévèrement inefficace ».
« Il a entraîné des décès et des blessures de civils qui auraient pu être évités. L’aide humanitaire doit être apportée uniquement par des organisations humanitaires qui ont la compétence et la détermination de le faire en toute sécurité et efficacement », écrit-elle.
Nour Alsaqa, porte-parole de MSF, a signalé dans le communiqué que les couloirs de l’hôpital Nasser, dans la ville voisine de Khan Younès, étaient remplis de patients, principalement des hommes, avec « des blessures par balles visibles dans leurs membres ».
MSF cite qu’un homme blessé, Mansour Sami Abdi, a raconté que des gens se sont battus pour seulement cinq palettes d’aide. « Ils nous ont dit de prendre de la nourriture, puis ils ont tiré de partout », a-t-il dit. « Ce n’est pas de l’aide. C’est un mensonge. »
La défense civile de Gaza avait annoncé que des tirs israéliens avaient visé, dimanche matin, des personnes qui se dirigeaient vers un centre d’aide alimentaire géré par la GHF dans le gouvernorat de Rafah, faisant au moins 31 morts et plus de 176 blessés.
L’armée israélienne a déclaré qu’une enquête préliminaire a déterminé que ses troupes « n’ont pas tiré sur des civils alors qu’ils se trouvaient près ou sur le site de distribution de l’aide humanitaire ».
« Ces fausses informations ont été activement fomentées par le Hamas », le mouvement islamiste palestinien qu’Israël a juré de détruire à Gaza, a déclaré un porte-parole de la GHF.
Le bilan de l’agression génocidaire sioniste s’alourdit à 54.470 martyrs et 124.693 blessés
Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 54.470 martyrs et 124.693 blessés, depuis le 7 octobre 2023, ont indiqué lundi les autorités sanitaires palestiniennes.
Selon la même source, les corps de 52 martyrs et 503 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures.
Les autorités sanitaires palestiniennes ont indiqué que 4.201 Palestiniens sont tombés en martyrs et 12.652 autres ont été blessés depuis le 18 mars, date de la reprise de l’agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 19 janvier à Ghaza après plus de 15 mois d’agression génocidaire sioniste, qui ont provoqué une catastrophe humanitaire sans précédent.
Les forces d’occupation ont repris le 18 mars leur agression contre la bande de Ghaza, après une interruption de deux mois, consécutive à l’accord de cessez-le-feu.
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