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Fuite des sujets du BAC 2025 : peines de prison ferme et détentions provisoires dans plusieurs wilayas

Par H. Benrabia-- 20-Juin-2025 0

Dans le cadre de la lutte contre la triche aux examens officiels, plusieurs individus ont été placés en détention provisoire et d’autres condamnés à de la prison ferme pour leur implication dans la fuite de sujets et de réponses du baccalauréat 2025, selon des communiqués émis jeudi par les juridictions de Béjaïa, Kherrata et Aïn Bessam.

Béjaïa : plusieurs affaires en comparution immédiate

Le procureur général près la cour de Béjaïa a précisé que trois affaires distinctes ont été traitées dans cette wilaya concernant des atteintes à l’intégrité des épreuves du baccalauréat.

  • Devant le tribunal de Béjaïa, deux accusés (A.M) et (M.S) ont comparu en procédure de comparution immédiate pour tentative de fuite de sujets via des moyens de communication à distance. L’affaire a été renvoyée à l’audience du 26 juin 2025, avec placement des deux prévenus en détention provisoire.

  • Dans une affaire distincte, un autre individu, (M.A), poursuivi pour les mêmes faits, a vu son procès également ajourné au 26 juin, avec placement en détention provisoire.

Kherrata : 18 mois de prison ferme pour fuite de sujets et réponses

Au tribunal de Kherrata, la prévenue (M.F) a été reconnue coupable d’avoir fait fuiter des sujets et des réponses d’épreuves du baccalauréat via des outils de communication numérique. Le tribunal l’a condamnée à 18 mois de prison ferme et à une amende de 200.000 DA. Elle a été placée en détention dès l’énoncé du verdict.

Aïn Bessam : deux ans de prison pour publication du sujet d’anglais

À Aïn Bessam, un cas de publication en ligne du sujet d’anglais de la filière Lettres a été détecté le 18 juin 2025, selon le procureur de la République près le tribunal. Le suspect (H.A) a été interpellé et présenté à la justice le 19 juin.

Jugé en comparution immédiate, il a été condamné à deux ans de prison ferme, assortis d’une amende de 100.000 DA. Le tribunal a également ordonné la confiscation du matériel utilisé pour commettre l’infraction.

Une application stricte du Code pénal

Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre des articles 253 bis 6 et 253 bis 7 du Code pénal algérien, qui répriment sévèrement toute atteinte à la transparence des examens officiels. Les autorités judiciaires rappellent leur engagement ferme à protéger l’intégrité du système éducatif, et prévenir toute tentative de fraude, notamment via les moyens numériques.

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