Le militant pro-palestinien Mahmoud Khalil, ancien étudiant de l’Université Columbia, a été libéré après trois mois de détention pour motifs migratoires. Cette décision d’un juge américain intervient alors que l’opinion publique réagit de plus en plus fortement à la répression des manifestations en soutien à la Palestine sur les campus universitaires. Khalil était devenu un symbole de cette mobilisation étudiante, au cœur d’une vague de protestations dénonçant le génocide en cours à Gaza et exigeant des universités un désengagement clair des entreprises liées à Israël.
Un juge bloque la tentative de Trump de restreindre les inscriptions internationales à Harvard
Dans un autre développement lié au climat de tension sur les campus, un juge fédéral a suspendu la tentative de l’administration Trump d’empêcher l’Université Harvard d’accueillir des étudiants étrangers. Cette décision marque une victoire juridique importante pour l’institution, actuellement engagée dans un bras de fer avec la Maison Blanche sur la liberté académique et le droit de manifester.
La juge Allison Burroughs, siégeant à Boston, a émis vendredi une ordonnance provisoire maintenant le droit de Harvard d’admettre des étudiants internationaux, le temps qu’un procès sur la question suive son cours. Elle a cependant précisé que l’administration fédérale pouvait toujours, dans le cadre des procédures légales habituelles, revoir les critères d’admission des étudiants étrangers.
Des représailles contre Harvard ?
Cette décision judiciaire survient après que le Département de la Sécurité intérieure a brutalement suspendu la certification fédérale permettant à Harvard d’accueillir près de 7 000 étudiants étrangers – un quart de ses effectifs. Cette suspension, si elle avait été maintenue, aurait empêché l’université d’émettre les documents nécessaires à l’obtention des visas étudiants, forçant de nombreux étudiants à quitter le pays ou à changer d’établissement.
Harvard a dénoncé une mesure de représailles illégale, estimant qu’elle faisait suite à son refus d’obéir aux demandes de la Maison Blanche concernant les politiques d’admission, les embauches, et surtout la gestion des manifestations pro-palestiniennes sur le campus. L’université, l’une des plus anciennes et des plus riches du pays, est devenue l’un des principaux théâtres de la contestation contre la guerre menée par Israël à Gaza.
Trump évoque un « accord en cours » sans en dévoiler le contenu
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a reconnu que son administration « travaillait en étroite collaboration avec Harvard », suggérant qu’un « accord historique » pourrait être annoncé prochainement. Aucun détail sur cet éventuel compromis n’a été fourni, mais Trump a laissé entendre qu’il s’agissait d’un dossier « d’envergure nationale ».
L’ancien président accuse régulièrement les universités comme Harvard de favoriser un environnement « antisioniste, biaisé, et anti-conservateur », et multiplie les pressions politiques et financières contre ces institutions. Depuis le début de la crise, les coupes budgétaires imposées par son administration s’élèveraient à près de 3,2 milliards de dollars.
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