Le ministère de la Solidarité nationale a récemment lancé un dispositif d’aide destiné aux personnes démunies sans couverture sociale, marquant une avancée importante vers une couverture santé plus inclusive. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités publiques de garantir un accès équitable aux soins pour les populations les plus vulnérables, en cohérence avec les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Ce programme vise à offrir aux citoyens non affiliés à un organisme de sécurité sociale, et ne percevant aucun revenu, la possibilité d’accéder gratuitement aux médicaments essentiels. En ce sens, il répond à un impératif de justice sociale et de solidarité nationale, tout en renforçant le rôle de l’État dans la prise en charge médicale des laissés-pour-compte du système classique.
À partir du dimanche 21 juillet 2025, les personnes concernées pourront déposer leur dossier au niveau du service des affaires sociales de leur commune de résidence. Le dossier doit comporter plusieurs pièces justificatives : une demande écrite signée, un acte de naissance, une fiche familiale pour les personnes mariées, un certificat de résidence, une photo d’identité, une attestation de non-affiliation à la sécurité sociale, une attestation de non-perception de revenus, ainsi qu’un rapport médical détaillé rédigé par un spécialiste exerçant dans un établissement public.
Une fois le dossier transmis aux services de la Direction de l’action sociale et de la solidarité (DASS) de la wilaya, une commission sera chargée de l’examiner. Le délai de réponse ne devra pas dépasser 15 jours. En cas de rejet, le demandeur pourra introduire un recours auprès du wali dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision.
Pour encadrer ce dispositif, deux arrêtés interministériels ont été publiés le 13 juillet 2025. Le premier précise les modalités de fonctionnement de la commission d’examen des demandes, conformément à l’article 7 du décret exécutif n° 24-287. Le second fixe la liste des médicaments pris en charge gratuitement, conformément à l’article 3 du même décret.
Cette mesure s’adresse à une frange souvent oubliée de la population : les personnes sans emploi, sans couverture sociale, vivant dans des zones rurales ou urbaines défavorisées. En leur offrant une prise en charge gratuite des traitements médicaux, l’État répond à une urgence sanitaire réelle et renforce la cohésion sociale.
Au-delà de l’aspect médical, cette politique traduit une volonté d’humaniser les démarches administratives et d’alléger les contraintes bureaucratiques. En simplifiant les procédures et en assurant un traitement rapide et transparent des dossiers, les autorités montrent qu’un système de santé plus juste et plus accessible est possible.
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