Des chercheurs japonais ont découvert qu’un extrait fermenté de stévia pourrait cibler sélectivement les cellules cancéreuses du pancréas, tout en préservant les cellules saines des reins. Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre l’un des cancers les plus redoutés.
L’étude, publiée dans International Journal of Molecular Sciences, met en lumière les effets d’une stévia fermentée à l’aide de la souche bactérienne Lactobacillus plantarum SN13T. Cette fermentation, réalisée à partir de feuilles de stévia et d’une bactérie extraite de feuilles de bananier, permet d’activer des composés antioxydants puissants. Résultat : un effet cytotoxique ciblé contre les cellules pancréatiques cancéreuses (lignées PANC-1), sans altérer les cellules rénales saines.
Les chercheurs ont identifié un composé clé responsable de cet effet : l’ester méthylique de l’acide chlorogénique. Ce métabolite n’est présent que dans la stévia fermentée. Il serait à l’origine de l’arrêt du cycle cellulaire, de l’inhibition de la prolifération tumorale et de l’induction de la mort programmée des cellules cancéreuses (apoptose).
Pour l’instant, les résultats n’ont été observés que in vitro, sur des cultures cellulaires. Aucun essai in vivo n’a encore été mené. Les chercheurs prévoient de poursuivre leurs travaux sur des modèles animaux afin d’évaluer la tolérance et l’efficacité globale du traitement dans un organisme vivant.
Si ces effets sont confirmés chez l’humain, la stévia fermentée pourrait devenir un outil complémentaire dans la stratégie thérapeutique du cancer du pancréas. Elle pourrait notamment renforcer les méthodes de dépistage moléculaire précoce que plusieurs équipes scientifiques développent actuellement, notamment en France.
Le pancréas, glande située derrière l’estomac, peut être le siège d’un cancer rare, mais extrêmement agressif. En Algérie, ce cancer touche majoritairement les hommes et présente un taux de survie à cinq ans très faible : seulement 8,5 % des patients sont encore en vie après ce délai.
Les causes incluent des facteurs bien établis comme la génétique, le tabac et le diabète. Toutefois, selon une étude publiée dans Molecular Cancer Research, l’obésité et le stress pourraient également accélérer la progression de la maladie.
Le diagnostic est souvent tardif, car les signes apparaissent discrètement. Parmi les symptômes possibles : Jaunisse (peau et yeux jaunes) liée à une obstruction des voies biliaires; Démangeaisons cutanées; Troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées, constipation); Perte de poids inexpliquée, fatigue chronique; Urines foncées, selles pâles; Douleurs abdominales ou dorsales, surtout après les repas ou en position allongée; Apparition soudaine d’un diabète vers 40-50 ans.
Ces signaux doivent alerter et pousser à consulter rapidement, car une détection précoce augmente les chances de survie.
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