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Gaza : l’agression sioniste se poursuit sous toutes les formes bombardements, famine, tuerie…

Par A.B.-- 27-Août-2025 1

  • Le ministère de la Santé de Gaza a enregistré 10 décès « dus à la famine et à la malnutrition » au cours des dernières 24 heures, dont deux enfants, portant le nombre total de décès liés à la faim à 313, dont 119 enfants.
  • Israël utilise une force écrasante dans sa tentative d’occuper la ville de Gaza , avec des chars et des avions de guerre rasant des blocs entiers.

Le bilan s’élève à 62.895 martyrs

Le bilan de l’agression génocidaire menée par l’occupation sioniste contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 s’est alourdi à 62.895 martyrs et 158.927 blessés, dont une majorité de femmes et d’enfants, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires palestiniennes.

Selon les mêmes sources, les corps de 76 martyrs et 298 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures.

Les autorités sanitaires palestiniennes ont ajouté que 11.050 Palestiniens sont tombés en martyrs et 46.886 autres ont été blessés depuis le 18 mars dernier, date de la reprise de l’agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.

Elles ont également souligné que le bilan des attaques de l’armée sioniste visant les Palestiniens qui attendaient l’aide humanitaire à Gaza s’élève désormais à 2.158 martyrs et 15.843 blessés.

Plus de 200 diplomates européens appellent l’UE à des mesures “concrètes” contre l’entité sioniste

 Deux-cent-neuf (209) anciens ambassadeurs et hauts fonctionnaires de l’Union européenne, ont adressé une lettre ouverte aux institutions de l’Union européenne (UE), les appelant à prendre des mesures “concrètes” pour faire pression sur l’occupation sioniste pour arrêter sa guerre génocidaire dans la bande de Gaza.

“La famine anthropique est maintenant présente dans l’ensemble des quartiers de Gaza, où un demi-million de personnes sont confrontées à la faim, à la misère et à la mort”, ont souligné les signataires, déplorant la mort en martyrs de plus de 200 Palestiniens, dont plus de 60 enfants, à cause de la malnutrition.

“La malnutrition menace actuellement la vie de 132.000 enfants de moins de cinq ans jusqu’en juin 2026, et d’ici la fin septembre 2025, on estime que 640.000 personnes seront confrontées à des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire”, ont-ils prévenu dans leur lettre ouverte.

Ils ont relevé que l’insuffisance de l’accès humanitaire à Gaza a été aggravée par le fait que le gouvernement de l’occupation sioniste a “continué d’empêcher l’Office des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et 100 autres ONG internationales de fournir de l’aide depuis le 2 mars, et de bloquer les livraisons d’autres fournisseurs traditionnels expérimentés, tout en donnant la priorité à la militarisation de l’aide fournie, ce qui a entraîné la mort ou la blessure de milliers de Palestiniens désespérés et affamés cherchant à obtenir cette aide”.

Ils ont également dénoncé l’approbation par le gouvernement de l’entité sioniste des plans pour la construction de 3400 logements dans la zone E1 en Palestine et les agressions des colons en Cisjordanie occupée.

Les diplomates ont exprimé à cet effet, leur “profonde déception” de voir que l’UE n’a pris “aucune mesure concrète”, face à la dégradation de la situation à Gaza, pour faire pression sur l’entité sioniste afin qu’elle mette fin à sa guerre brutale, reprenne l’aide humanitaire vitale des principaux donateurs et mette fin à son occupation illégale à la fois à Ghaza et en Cisjordanie.

Plus de 18.000 étudiants palestiniens martyrs depuis octobre 2023

Plus de 18.000 étudiants et élèves palestiniens sont tombés en martyrs depuis le début de l’agression sioniste contre la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée en octobre 2023, a indiqué mardi le ministère de l’Education et de l’Enseignement supérieur.

Dans un communiqué repris par l’agence palestinienne de presse, Wafa, le ministère a précisé que le nombre d’étudiants palestiniens martyrs s’élève à 18.346 dans la bande de Gaza et 27.884 blessés depuis le début de l’agression génocidaire sioniste, dans laquelle 143 autres sont tombés en martyrs en Cisjordanie occupée et 970 ont été blessés, en plus de 740 cas d’arrestation.

A ce bilan s’ajoutent 970 enseignants et administrateurs martyrs et 4.533 blessés dans l’enclave palestinienne et en Cisjordanie occupée, tandis que près de 200 autres ont été arrêtés en Cisjordanie occupée, selon la même source.

De plus, les agressions génocidaires barbares ont entraîné la destruction complète de 160 écoles à Gaza et 63 établissements universitaires, outre 118 écoles gouvernementales et 93 écoles relevant de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

En ce qui concerne la Cisjordanie occupée, 152 écoles ont été vandalisées et huit universités et collèges ont fait l’objet de raids sionistes répétés et d’actes de vandalisme.

Des dizaines de milliers de personnes déplacées

Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées à Gaza depuis le 14 août, date à laquelle l’offensive militaire sioniste dans la ville a été annoncée, ont déclaré mardi les responsables humanitaires de l’ONU.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a enregistré plus de 36.200 déplacements entre les 14 et 25 août, dont plus de 11.600 du nord vers le sud de la bande de Gaza.

Parmi ceux-ci, plus de 2.000 ont été enregistrés rien qu’entre dimanche et lundi.

L’OCHA a précisé que la majorité des personnes déplacées provenaient des quartiers de la ville de Gaza, plus des deux tiers d’entre elles se rendant à Deir al-Balah et près d’un tiers à Khan Younès.

Le bureau a rappelé que les autorités sanitaires de Gaza avaient signalé que trois autres personnes étaient mortes en martyres de malnutrition et de famine au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de décès signalés à 303, dont 117 enfants.

Les hôpitaux de Gaza ont mis en garde contre une grave pénurie de sang, les besoins quotidiens dépassant 350 unités.

De nombreuses personnes étant gravement blessées suite à l’agression sioniste barbare, il faut davantage de sang pour sauver des vies. Or, les dons de la communauté ont chuté en raison de la famine et de la malnutrition, a expliqué l’OCHA.

Le bureau a souligné que les obstacles imposés par les autorités sionistes à l’acheminement de l’aide vers et à l’intérieur de la bande de Gaza persistent, ce qui entrave la fourniture d’une aide vitale par les Nations Unies et leurs partenaires.

Les humanitaires ont déploré qu’avec la famine confirmée dans le gouvernorat de Gaza, les conséquences humanitaires de l’agression sioniste, des déplacements de population et des entraves à l’aide sont encore plus dévastatrices.

“Il est urgent de parvenir à un cessez-le-feu immédiat et à un accès humanitaire complet et sans entrave dans toute la bande de Gaza afin de mettre fin aux souffrances des civils”, a martelé l’OCHA.

Les États-Unis semblent « de moins en moins intéressés par une résolution rapide de la guerre à Gaza »

Abdullah Al-Arian, professeur associé d’histoire à l’Université de Georgetown au Qatar, estime qu’il est peu probable qu’une réunion prévue aujourd’hui à la Maison-Blanche sur l’avenir de Gaza donne des résultats.

« Je pense qu’il n’y a pas grand-chose à en attendre », a-t-il déclaré à Al Jazeera. « Tout ce que nous avons vu jusqu’à présent montre que les États-Unis semblent de moins en moins intéressés par une quelconque résolution [de la guerre] à court terme. »

Al-Arian a ajouté qu’il est « dangereux de supposer » que les États-Unis et Israël poursuivent des négociations de cessez-le-feu « de bonne foi, alors que nous savons qu’Israël a toujours été très clair sur ses intentions ».

« Israël a été explicite sur ses objectifs dès le début, et les a exprimés très ouvertement, sans rencontrer la moindre opposition de son principal allié, les États-Unis », a-t-il poursuivi.

« Nous devons arriver à un point où nous considérons ces efforts de négociation et de médiation comme une forme d’extension du génocide », a ajouté Al-Arian.

Le gouvernement belge sous pression pour reconnaître la Palestine

Le Premier ministre de Belgique vient d’entamer une réunion avec ses vice-premiers ministres, qui représentent les cinq partis de la coalition gouvernementale. À l’ordre du jour : la question de la reconnaissance de l’État de Palestine.

Ce matin, une vive colère a suivi les propos du Premier ministre, qui avait déclaré hier qu’il n’était pas logique de reconnaître la Palestine sans certaines conditions : désarmement du Hamas, libération des otages et garanties de sécurité pour Israël.

Cependant, beaucoup estiment que ce n’est pas à la Belgique de fixer ces conditions, et rappellent que le pays doit défendre la légitimité internationale et les droits humains. Selon eux, c’est le moment d’officialiser la reconnaissance de la Palestine.

Des syndicats et de grands quotidiens titrent aujourd’hui qu’il pourrait s’agir d’un « moment historique », dans lequel la Belgique doit prendre position. Cette urgence explique la tension politique actuelle. Cette question est désormais au centre du débat en Belgique, au point de pouvoir influencer l’avenir de la coalition au pouvoir.

La vision du « Grand Israël » de Netanyahu est « une vieille idée », selon un ex-diplomate américain

Nabeel Khoury, ancien diplomate américain, a expliqué à Al Jazeera que la vision du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’un « Grand Israël » n’a rien de nouveau.

« C’est une vieille idée qui remonte… aux débuts du mouvement sioniste », a déclaré Khoury. « L’idée était alors de créer l’État d’Israël sur seulement environ deux tiers de la Palestine », a-t-il expliqué, mais avec la perspective d’une expansion progressive « vers ce que, selon eux, la religion promet à la majorité des Juifs dans le monde ».

Dix Palestiniens, dont deux enfants, morts de faim à Gaza en 24 heures

Le ministère de la Santé de Gaza a rapporté la mort de dix personnes « en raison de la famine et de la malnutrition » au cours des dernières 24 heures, dont deux enfants.

Cela porte à 313 le nombre total de décès liés à la faim, dont 119 enfants.

Les médiateurs perplexes face au silence de Netanyahu sur la proposition de cessez-le-feu : l’opposition israélienne réagit

Le chef de l’opposition israélienne, Yair Lapid, affirme avoir échangé avec « les plus hauts médiateurs » impliqués dans les négociations de cessez-le-feu, qui cherchent à comprendre pourquoi le gouvernement israélien n’a toujours pas répondu à la dernière proposition.

« Ces derniers jours, j’ai parlé avec les principaux médiateurs, et ils m’ont dit : ‘Nous ne comprenons pas ce qui se passe – le Hamas a accepté les conditions posées par Netanyahu’ », a déclaré Lapid à la radio militaire israélienne.

« Ils m’ont appelé pour me demander si je savais pourquoi il ne leur a toujours pas répondu », a-t-il ajouté.

« Politique inhumaine » : le Hamas accuse Israël de retenir au moins 726 corps de Palestiniens

Le Hamas a appelé à une pression internationale sur Israël pour qu’il cesse de retenir les corps de Palestiniens tués, qualifiant cette pratique de « crime sioniste odieux qui révèle son sadisme et sa brutalité ».

Le mouvement affirme qu’Israël détient actuellement au moins 726 corps palestiniens, « certains depuis des décennies », et que « cette politique inhumaine » s’est aggravée depuis le 7 octobre 2023.

« Ce chiffre correspond aux cas documentés, mais il existe d’autres martyrs de Gaza dont le sort n’a pas encore été répertorié, ce qui accentue l’ampleur et l’horreur du crime », a indiqué le Hamas sur Telegram.

Les habitants de Gaza acculés face à l’intensification des attaques israéliennes

« Je ne me souviens pas avoir dormi la nuit dernière, comme tout le monde ici. Nous étions tous éveillés, anxieux, craignant ce qui allait arriver », raconte un témoin à Gaza. « Le bruit des blindés et des chars résonnait bien après minuit, accompagné d’attaques incessantes d’artillerie lourde. »

Ces derniers jours, l’armée israélienne a tendance à intensifier ses offensives pendant la nuit, provoquant encore plus de panique et de peur parmi une population déjà traumatisée et déplacée.

La perspective d’un nouvel exode plane : la plupart des habitants sont désormais coincés dans une petite zone à l’ouest de Gaza-Ville. Beaucoup avaient déjà fui le nord de l’enclave, notamment Jabalia et ses environs.

Poussés à de nouveaux déplacements internes, ils peinent à rejoindre le centre ou le sud de Gaza, faute d’endroits réellement sûrs.

Le bilan de l’ agression continue de grimper

  • Des sources médicales dans les hôpitaux de Gaza rapportent qu’au moins 21 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes depuis l’aube. Quatre d’entre eux étaient des personnes venues chercher de l’aide.
  • L’armée israélienne affirme avoir intercepté un missile tiré depuis le Yémen par sa Force aérienne. Aucun dégât ni victime n’a été signalé. Dimanche, Israël avait bombardé la capitale yéménite, Sanaa, tuant 10 personnes, selon les autorités locales. Les Houthis affirment frapper Israël pour le contraindre à lever le siège de Gaza.
  • Douze Palestiniens supplémentaires ont été tués dans des frappes depuis ce matin. Parmi eux, cinq personnes, dont un enfant, dans le sud de Gaza, et deux autres à Gaza-Ville.
  • Le secrétaire d’État américain Rubio doit rencontrer aujourd’hui à Washington le ministre israélien des Affaires étrangères Saar. La réunion est prévue à 15h15 (heure locale). Elle coïncide avec une « grande rencontre » présidée par Donald Trump sur Gaza, pour discuter d’un « plan global », selon son émissaire Steve Witkoff.
  • Israël n’a pas encore répondu à une proposition de cessez-le-feu portée par le Qatar et l’Égypte, que le Hamas dit avoir acceptée. Cette proposition est presque identique à une initiative américaine antérieure. Mais Netanyahu durcit sa position, exigeant désormais la libération de tous les otages en une seule fois, et non par étapes.

Nouvelles attaques en Cisjordanie et à Gaza

  • À Gaza-Ville, une frappe israélienne dans le quartier de Daraj a tué au moins deux personnes et blessé d’autres, selon l’agence Wafa. L’armée poursuit ses bombardements et la destruction à distance de maisons dans les quartiers de Zeitoun et de Sabra.
  • En Cisjordanie occupée, l’armée israélienne a mené une série de raids nocturnes :
    • Cinq personnes arrêtées près de Bethléem.
    • Déploiement massif de blindés et de snipers au centre de Naplouse, forçant certains habitants à évacuer.
    • Incursions dans la ville de Tammun, près de Tubas.
    • Raid et destructions dans une maison à al-Yamoun, près de Jénine.
  • À Gaza, une frappe de drone israélien a touché un camp de déplacés à Sheikh Radwan, blessant plusieurs personnes. La veille, un bombardement sur un marché avait déjà tué cinq Palestiniens.
  • À Khan Younès, trois personnes ont été tuées dans une frappe sur des tentes de déplacés dans la zone d’Asdaa. Dans un autre secteur de l’ouest de la ville, une femme et un enfant sont morts dans une frappe de drone.

Récapitulatif des dernières évolutions

  • Israël poursuit ses frappes dans et autour de Gaza-Ville et de Khan Younès, causant de nouvelles victimes, notamment dans des camps de déplacés.
  • À Gaza-Ville, chars et avions israéliens détruisent des quartiers entiers, rapporte Tareq Abu Azzoum, correspondant d’Al Jazeera.
  • En Cisjordanie, à Ramallah, une opération militaire israélienne massive a blessé des dizaines de personnes hier, dont certaines par balles réelles.
  • Le bilan total de la guerre à Gaza s’élève à 62 819 morts et 158 629 blessés.

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