Derniées informations
prev next

Gaza : 28 morts depuis le cessez-le-feu, le Hamas réclame des comptes

Par A.B.-- 18-Oct-2025 15

Alors qu’un cessez-le-feu fragile tente de tenir, les attaques israéliennes ont déjà fait plusieurs dizaines de victimes dans la bande de Gaza. Le Hamas appelle la communauté internationale à exiger le respect de l’accord et l’ouverture d’enquêtes sur les violations présumées.

Onze membres d’une même famille ont été tués vendredi à Gaza, après une frappe israélienne visant un véhicule dans le quartier de Zeitoun. L’armée israélienne affirme que le véhicule avait franchi la « ligne jaune », zone de démarcation sous son contrôle. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, 28 Palestiniens ont perdu la vie, selon des sources médicales locales.

Face à cette escalade, le Hamas a exhorté les États-Unis et les médiateurs internationaux à faire pression sur Israël afin qu’il respecte les termes du cessez-le-feu et mette fin à ses attaques. Le mouvement islamiste a par ailleurs remis à la Croix-Rouge le corps d’un otage israélien décédé, en échange du transfert par Israël de plusieurs dépouilles palestiniennes.

Le bilan s’alourdit à 68.116 martyrs

L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza a fait 68.116 martyrs et 170.200 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan donné samedi par les autorités sanitaires palestiniennes.

Un cessez-le-feu fragile et des échanges macabres

Selon l’accord en vigueur, Israël doit restituer 15 corps palestiniens pour chaque otage israélien rendu par le Hamas. Ce processus, supervisé par la Croix-Rouge, se poursuit difficilement dans un climat d’extrême tension.
Sur le terrain, les équipes humanitaires décrivent une situation toujours « catastrophique ». Le coordinateur d’urgence de l’UNICEF, Hamish Young, a déclaré que « presque tous les hôpitaux de Gaza ont été détruits ou sévèrement endommagés », et que les habitants manquent de nourriture, d’eau potable et d’abris. Cinquante camions d’aide humanitaire attendraient toujours l’autorisation d’entrer dans la bande de Gaza.

Témoignages de détention et de torture

Parallèlement, de nouveaux témoignages d’anciens détenus palestiniens font surface.
Mahmoud Abu Foul, 28 ans, amputé d’une jambe lors d’un bombardement en 2015, raconte avoir subi huit mois de torture dans une prison israélienne : passages à tabac, chocs électriques et privation de soins. « Quand je me suis réveillé d’un coma, j’avais perdu la vue », confie-t-il.
Des ONG dénoncent un usage systématique de la violence et de la privation médicale contre les prisonniers palestiniens.

Appel à la transparence et à la responsabilité

Selon Chris Doyle, directeur du Council for Arab-British Understanding (Caabu), il n’existe “aucune surveillance réelle” des opérations militaires israéliennes à Gaza. « Ces frappes illustrent que l’armée israélienne agit sans véritable contrôle ni enquête interne », déplore-t-il, soulignant que le plan de cessez-le-feu soutenu par Washington ne prévoit aucun mécanisme de responsabilité ou d’enquête judiciaire.

Un territoire à bout de souffle

Dans le reste du territoire palestinien, la tension reste vive : un Palestinien a été tué près de Jérusalem, et plusieurs arrestations ont eu lieu en Cisjordanie, tandis que les colons israéliens multiplient les agressions contre les cueilleurs d’olives.

À Gaza, malgré la réouverture symbolique de la mosquée Sayed al-Hashim après deux ans de fermeture, les habitants restent plongés dans la peur et la misère. « Le cessez-le-feu n’existe que sur le papier », résume un médecin de Khan Younès. « Tant que les bombes continuent de tomber, parler de trêve n’a aucun sens. »

les commentaire

Laisser un commentaire