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À Gaza, le Hamas recherche les corps de ses captifs tandis qu’Israël freine l’aide humanitaire

Par A.B.-- 02-Nov-2025 7

Alors que le calme relatif de la trêve se poursuit dans la bande de Gaza, le Hamas concentre ses efforts sur la recherche des dépouilles de ses captifs, tandis qu’Israël maintient des restrictions sévères sur l’entrée de l’aide humanitaire, au grand désarroi des agences internationales.

Une aide au compte-gouttes malgré les engagements

Selon les Nations unies, Israël n’a autorisé qu’une infime partie des livraisons convenues dans le cadre du cessez-le-feu négocié par les États-Unis : en moyenne 145 camions par jour, contre les 600 promis.
Les convois d’aide sont ralentis par les contrôles israéliens et la congestion de la route dite du corridor de Philadelphie, trop étroite pour accueillir de grands convois. Les organisations humanitaires dénoncent une crise logistique et humanitaire majeure, alors que la population fait face à des pénuries chroniques de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux.

Des milliers de Palestiniens déplacés, souvent des femmes et des enfants, continuent de se rassembler quotidiennement devant les rares points de distribution de nourriture. Les images d’enfants tenant des casseroles et des poêles vides sont devenues le symbole d’une détresse humanitaire persistante.

Des opérations de recherche sous les bombardements

Sur le terrain, les opérations du Hamas se concentrent dans l’est de Khan Younès, où ses combattants, assistés par le Croissant-Rouge et des équipes techniques égyptiennes, recherchent les corps de plusieurs otages israéliens présumés morts.
Malgré la trêve, l’armée israélienne poursuit des démolitions ciblées et des frappes intermittentes dans le sud de la bande de Gaza, notamment à Rafah et Beit Lahiya, rendant les fouilles extrêmement périlleuses.

Une trêve sous tension

Dans le même temps, une frappe israélienne au sud du Liban a fait quatre morts, faisant craindre un effritement du cessez-le-feu observé depuis près d’un an avec le Hezbollah. À Tel-Aviv, le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer, a déclaré que la « ligne jaune » — zone tampon créée à l’intérieur de Gaza dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu — ne deviendrait « pas une frontière permanente ».
Selon lui, le désarmement du Hamas demeure une condition incontournable pour qu’Israël maintienne la trêve. « Si le Hamas ne se désarme pas, Israël agira, et la ligne jaune reculera », a-t-il averti.

Des patients piégés et des promesses non tenues

D’après un rapport récent de l’ONU, plus de 16 500 patients nécessitant des soins spécialisés demeurent bloqués à Gaza, malgré les efforts de l’Organisation mondiale de la santé pour organiser des évacuations médicales.
Depuis le début du cessez-le-feu, seulement 3 995 patients ont pu être transférés en Égypte, tandis que d’autres ont été accueillis par les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie et l’Italie. L’ONU estime que près de 3 800 enfants doivent encore être évacués en urgence.

Un climat politique explosif

En Israël, la scène politique reste sous haute tension. Alors que des milliers de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv pour marquer le 30ᵉ anniversaire de l’assassinat d’Yitzhak Rabin, la droite nationaliste durcit son discours.
Dans les territoires occupés, les violences de colons contre les Palestiniens se multiplient, alimentées par la frustration des courants ultranationalistes après la suspension de la guerre à Gaza.
Selon des observateurs, le gouvernement de Benyamin Netanyahou tolère ces violences pour satisfaire sa base électorale, tout en ménageant les pressions diplomatiques américaines autour du cessez-le-feu.

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