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Lutter contre le diabète : un appel national à la prévention

Par H. Benrabia-- 13-Nov-2025 3

À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, célébrée le 14 novembre 2025 et qui a pour thème ‘’ Le diabète touche tous les âges’’, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a lancé un appel fort : renforcer la sensibilisation, le dépistage précoce et la formation médicale pour faire face à une maladie qui ne cesse de gagner du terrain.

Lors d’une cérémonie organisée à Alger, son message, lu par le Secrétaire général du ministère, Mohamed Talhi, a insisté sur l’urgence de changer les comportements de santé et de diffuser la culture de la prévention à tous les niveaux de la société.

Le ministre a rappelé que la lutte contre le diabète ne repose pas seulement sur les soins, mais avant tout sur la prévention. « Le mode de vie influence directement notre santé. L’alimentation, l’activité physique et la gestion du stress sont des clés essentielles », a-t-il déclaré.

Le ministère souhaite mobiliser l’ensemble des acteurs — professionnels de santé, associations, médias, écoles et collectivités locales — pour promouvoir des habitudes de vie saines et encourager le dépistage systématique des personnes à risque.

Deux unités mobiles, baptisées « La Route de la Prévention » et « Changer le Diabète », ont été lancées dans le cadre de la campagne nationale.

Elles sillonneront du 15 au 19 novembre les wilayas de Khenchela et Batna, afin d’offrir dépistage gratuit, conseils nutritionnels et consultations éducatives.

Ces unités seront également des espaces de formation pratique pour les médecins généralistes, axée sur la prise en charge du diabète et de ses complications.

L’objectif : rapprocher les soins du citoyen, renforcer la prévention communautaire et réduire les inégalités d’accès à la santé.

Le ministère a profité de l’événement pour présenter la nouvelle version du Guide national pour les diabétiques.

Ce document de référence détaille les bonnes pratiques de prévention, les protocoles de diagnostic, la prise en charge intégrée du patient diabétique et les recommandations nutritionnelles.

Il s’adresse aussi bien aux médecins qu’aux patients, dans une optique de co-responsabilité et d’autonomisation face à la maladie.

Le diabète, une épidémie mondiale silencieuse

Le nombre de personnes atteintes de diabète a quadruplé depuis 1980, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Cette progression rapide touche particulièrement les pays à revenu faible ou intermédiaire, où la transition alimentaire et la sédentarité favorisent le surpoids et l’obésité.

Le diabète est aujourd’hui l’une des principales causes de cécité, d’insuffisance rénale, d’accidents cardiovasculaires et d’amputations.

Pourtant, dans la majorité des cas, il est prévisible et contrôlable grâce à une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et un dépistage régulier.

Comprendre le diabète

Le diabète est une maladie chronique métabolique due à un défaut de production ou d’utilisation de l’insuline, l’hormone régulant le taux de glucose dans le sang.

On distingue trois formes principales :

  • Type 1 : maladie auto-immune entraînant un manque total d’insuline, souvent diagnostiquée dès l’enfance.
  • Type 2 : le plus fréquent, lié à une résistance à l’insuline, souvent conséquence d’un mode de vie sédentaire et d’un excès de poids.
  • Gestationnel : hyperglycémie survenant pendant la grossesse, avec risque accru pour la mère et l’enfant.

Un suivi médical régulier, associé à une hygiène de vie adaptée, permet de prévenir ou de ralentir les complications.

Prévenir le diabète : des gestes simples, des effets durables

La prévention repose sur des habitudes quotidiennes simples :

  • Adopter une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes, fibres et pauvre en sucres raffinés.
  • Bouger au moins 30 minutes par jour (marche rapide, vélo, natation…).
  • Maintenir un poids sain et éviter le tabac, l’alcool et le stress prolongé.
  • Surveiller régulièrement sa glycémie et sa tension artérielle, surtout après 35 ans ou en cas d’antécédents familiaux.

« Le diabète n’est pas une fatalité, c’est un signal d’alerte. Agir tôt, c’est protéger sa santé et celle de ses proches », a rappelé le ministre.

Le secrétaire général Mohamed Talhi a souligné la détermination du ministère à poursuivre les efforts nationaux contre les maladies chroniques. « La lutte contre le diabète n’est pas seulement un enjeu médical, c’est un devoir collectif envers nos générations futures », a-t-il conclu.

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