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Communication institutionnelle : une stratégie nationale bientôt soumise au gouvernement

Par H. Benrabia-- 18-Nov-2025 0

Le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, a annoncé lundi à Alger que son département présentera dans les prochains jours au gouvernement le projet de stratégie nationale pour le développement de la communication institutionnelle.

S’exprimant devant la commission de la culture, de la communication et du tourisme de l’Assemblée populaire nationale (APN), en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, M. Bouamama a précisé que ce projet vise avant tout à renforcer la confiance entre les institutions de l’État et les citoyens.

Il s’inscrit dans une vision globale de modernisation du secteur, qui considère la communication institutionnelle comme un levier essentiel pour consolider la souveraineté médiatique et valoriser l’image des institutions publiques.

Une stratégie pour un “changement global et fondamental”

Le ministre a indiqué que le texte sera soumis au gouvernement pour débat et enrichissement, soulignant que cette stratégie doit permettre « un changement fondamental et global » dont les effets se feront sentir « de manière directe et tangible » sur la vie quotidienne des citoyens.

Ces orientations, a-t-il rappelé, répondent aux directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Il a également insisté sur le rôle clé du secteur de la communication dans la préservation de la conscience nationale, la protection de l’identité, la lutte contre la désinformation, l’accompagnement du développement durable et la gestion des crises. Ce rôle impose, selon lui, une approche renouvelée fondée sur l’évaluation, la modernisation, l’organisation et la numérisation.

Un arsenal juridique en voie d’achèvement

Évoquant la réforme du secteur, M. Bouamama a assuré que son département s’emploie à finaliser l’ensemble des textes d’application encadrant les activités médiatiques.

Cet arsenal permettra prochainement :

  • la mise en place de l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel,
  • celle de l’Autorité de régulation de la presse écrite et électronique,
  • l’installation du Conseil supérieur de la déontologie et de l’éthique de la profession de journaliste,
  • la délivrance de la carte nationale du journaliste professionnel,
  • l’octroi de licences d’activité aux chaînes de télévision,
  • la mise en place de cartes électroniques pour les correspondants étrangers,
  • et l’accréditation de bureaux de médias internationaux en Algérie.

Cette réforme comprend également l’accès des médias nationaux aux annonces légales et aux financements issus du Fonds d’aide à la presse, récemment relancé.

En parallèle, le ministre a indiqué que l’année prochaine verra la finalisation du cadre juridique encadrant les activités de sondage pour garantir la transparence des enquêtes d’opinion, ainsi que la régulation du secteur publicitaire, afin de protéger les consommateurs et d’assurer une concurrence saine.

Projets en cours et coopération internationale

M. Bouamama a également mentionné une proposition visant à revoir à la hausse la valeur du Prix du président de la République du journaliste professionnel, ainsi que les critères de son attribution.

Il a par ailleurs évoqué les projets en cours de l’Agence APS, notamment en matière de cybersécurité, ainsi que l’avancement de la cité médiatique “Dzair Media City”, pilotée par le Premier ministre en coordination avec les secteurs concernés, conformément aux instructions du chef de l’État.

Enfin, le ministre a réaffirmé la volonté de son département de diversifier les partenariats internationaux, notamment avec les pays arabes et africains, à travers la mise à jour d’accords existants, la conclusion de nouveaux protocoles et l’ouverture de collaborations dans les domaines de la formation et de l’échange d’expertises.

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