Célébrée aujourd’hui, la Journée mondiale de lutte contre le sida rappelle que le VIH demeure un enjeu majeur de santé publique. Le thème 2025 — « Surmonter les bouleversements, transformer la riposte au sida » — souligne l’importance d’adapter les stratégies nationales aux nouveaux défis sanitaires, sociaux et économiques.
Une prévalence parmi les plus faibles de la région
Avec une prévalence estimée à 0,1 %, l’Algérie fait partie des pays les moins touchés. Ce résultat s’explique par un engagement continu de l’État, la gratuité des traitements antirétroviraux et un maillage sanitaire de plus en plus cohérent.
Depuis 1985, environ 24 000 personnes vivant avec le VIH ont été identifiées, dont la majorité bénéficie d’une prise en charge thérapeutique régulière.
Un Plan national ambitieux : 2024-2028
La stratégie actuelle s’appuie sur le Plan national de lutte contre les IST/VIH/Sida 2024-2028, coordonné par un comité réunissant onze ministères et plusieurs organisations spécialisées.
Les axes prioritaires :
- Prévention renforcée, ciblant notamment les populations les plus vulnérables.
- Dépistage accessible et précoce, indispensable pour interrompre les chaînes de transmission.
- Prise en charge gratuite et multidisciplinaire, incluant médicaments, suivi biologique et accompagnement psychologique.
- Lutte contre la stigmatisation, encore présente dans la société comme dans certains parcours de soins.
- Implication des acteurs communautaires, essentiels pour informer, orienter et soutenir les personnes exposées.
L’État assure plus de 95 % du financement, garantissant une continuité thérapeutique exemplaire.
Comprendre le VIH : une infection chronique maîtrisable
Un virus qui attaque les défenses immunitaires
Le VIH, découvert en 1983, affaiblit progressivement le système immunitaire en détruisant les lymphocytes CD4. Sans traitement, l’infection peut évoluer vers le Sida, un stade caractérisé par des infections graves appelées maladies opportunistes.
Comment se transmet le VIH ?
Trois voies principales :
- Voie sexuelle : rapports non protégés.
- Voie sanguine : contact avec du sang contaminé, matériel d’injection.
- Transmission mère-enfant : grossesse, accouchement ou allaitement sans traitement préventif.
Signes possibles : une évolution en plusieurs phases
- Primo-infection: Peut passer inaperçue. Dans un tiers des cas : fièvre, maux de tête, ganglions, courbatures — des symptômes proches d’une grippe.
- Phase asymptomatique: Peut durer dix ans. Le virus continue de se multiplier silencieusement.
- Phase symptomatique: Affaiblissement des défenses :
- Amaigrissement
- diarrhées persistantes
- mycoses récidivantes
- sueurs nocturnes, fatigue intense
- Stade Sida
Apparition de maladies graves : pneumonies sévères, cancers, infections parasitaires ou fongiques, troubles neurologiques.
Dépistage : un geste simple et accessible
- Le diagnostic repose sur la sérologie VIH (test Elisa 4ᵉ génération).
- Un second test est nécessaire pour confirmer l’infection.
Il peut être réalisé :
- dans un hôpital,
- chez un médecin,
- en centre de dépistage,
Un dépistage régulier est recommandé pour toute personne exposée à un risque.
Traitements : une infection aujourd’hui contrôlable
Même s’il n’existe pas de traitement capable d’éliminer définitivement le virus, les trithérapies antirétrovirales permettent de réduire la charge virale jusqu’à devenir indétectable, rendant la transmission quasiment nulle.
Le traitement :
- doit être commencé le plus tôt possible ;
- est gratuit en Algérie ;
- est pris à vie ;
- possède des effets secondaires aujourd’hui mieux maîtrisés.
Prévention : les gestes qui protègent
Pour tous
- Utiliser un préservatif lors des rapports sexuels.
- Se faire dépister régulièrement.
Pour les personnes exposées à un risque élevé
- Recourir à la PrEP (prophylaxie préexposition), très efficace pour prévenir l’infection.
- Envisager les nouvelles formes injectables à longue durée d’action, comme le lenacapavir, lorsque disponibles.
Pour les femmes enceintes séropositives : Suivre un traitement antirétroviral dès le début de la grossesse pour réduire la transmission à moins de 1 %.
Pour les usagers de drogues : Utiliser des seringues stériles et à usage unique.
Pour les patients hospitalisés : Bénéficier d’un dépistage systématique du sang, des dons d’organes et du matériel médical.
Recommandations médicales essentielles
- Ne jamais interrompre un traitement antirétroviral sans avis médical.
- Se rendre en consultation dès l’apparition d’un symptôme inhabituel.
- Favoriser le dépistage précoce chez les partenaires.
- En cas d’exposition accidentelle : demander immédiatement une prophylaxie post-exposition (PPE), idéalement dans les 4 heures.
les commentaire
**mitolyn official**
Mitolyn is a carefully developed, plant-based formula created to help support metabolic efficiency and encourage healthy, lasting weight management.