Déjà meurtrie par des mois de guerre, la bande de Gaza fait désormais face à une urgence supplémentaire : les intempéries. Le passage de la tempête Byron, accompagnée de pluies torrentielles et de rafales violentes, a provoqué l’effondrement de maisons, de murs fragilisés et de tentes occupées par des familles déplacées. Selon les services de la Défense civile, au moins 14 personnes sont mortes en 24 heures, dont trois enfants victimes d’hypothermie. Les équipes de secours, dépourvues de matériel lourd, tentent de faire face dans des conditions qualifiées d’« insoutenables ».
Une enclave dévastée frappée par les intempéries
Les quartiers déjà touchés par les bombardements se sont transformés en terrains boueux. À Zeitoun, au sud de Gaza, les habitants avancent difficilement dans les ruelles inondées. De nombreuses structures, fragilisées par la guerre, n’ont pas résisté aux intempéries.
Dans plusieurs zones du nord de l’enclave, des bâtiments entiers se sont effondrés. À Gaza City, les secouristes ont mis des heures à extraire des survivants coincés sous les décombres d’un immeuble de cinq étages. Deux personnes de la même famille ont perdu la vie, tandis que six autres ont pu être secourues.
Les tentes, déjà insuffisantes pour faire face à l’hiver, ont également cédé sous la tempête : environ 27 000 abris de fortune ont été détruits en une nuit.
Témoignages : « Nous avons tout perdu »
Les familles déplacées décrivent une nuit de désolation.
À 1 h du matin, Lamiaa Abdel Dayem, originaire de Beit Hanoun, raconte :
« Mon enfant m’a réveillée en me disant qu’il était trempé. Le sol, les couvertures, nos vêtements… tout était noyé. Nous n’avons rien pu sauver. »
Dans un autre camp, Khalil Ayef, déplacé de Jabalia, témoigne :
« Il a plu toute la nuit. La tente est inondée, les meubles sont détruits. Il ne nous reste plus rien. Où sommes-nous censés aller maintenant ? »
Secours débordés et infrastructures fragilisées
La Défense civile de Gaza rapporte avoir :
-
traité 13 effondrements de maisons en 24 heures ;
-
évacué 52 personnes vers des abris plus sûrs ;
-
récupéré 11 corps et secouru six blessés ;
-
déplacé neuf véhicules coincés ou endommagés par les inondations.
Les secouristes insistent sur le manque de matériel essentiel. Sans engins de levage ni outils adaptés, chaque opération devient extrêmement lente et dangereuse.
Réactions internationales et climat politique tendu
La tempête survient alors que les critiques internationales se multiplient concernant les conditions de vie dans l’enclave.
À Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne a qualifié la situation de « non défendable », estimant que les civils ne doivent jamais être pris pour cibles. De son côté, un autre porte-parole a rappelé que l’aide humanitaire reste « gravement entravée », malgré le cessez-le-feu partiel en vigueur depuis octobre.
Les images de tentes noyées, de maisons effondrées et de familles tentant de s’abriter dans le froid renforcent les appels des organisations humanitaires pour une action internationale plus ferme.
Pressions politiques et tensions régionales
Parallèlement, plusieurs événements soulignent l’ampleur des tensions dans la région et au-delà :
-
En Allemagne, la police de Stuttgart a ouvert une enquête visant des supporters du club israélien Maccabi Tel-Aviv après des slogans hostiles aux Palestiniens et des gestes à connotation nazie.
-
En Cisjordanie occupée, l’armée israélienne a annoncé la prochaine démolition de la maison d’un Palestinien accusé d’une attaque en juillet 2025.
-
À l’université de Berkeley, un professeur a été suspendu pour son engagement pro-palestinien, suscitant un débat national sur la liberté académique.
-
Le gouvernement israélien a approuvé un projet visant à légaliser 19 colonies supplémentaires en Cisjordanie, une mesure dénoncée par Hamas comme une « escalade dangereuse ».
Au sujet des effondrements liés à la tempête, un porte-parole du mouvement palestinien a déclaré que ces morts constituent « une extension de la guerre d’extermination », soulignant l’urgence d’un soutien humanitaire international renforcé.
Une crise humanitaire qui s’aggrave avec l’hiver
Entre les infrastructures démolies, la rareté des ressources et les intempéries, la population de Gaza fait face à une combinaison de dangers particulièrement sévère. Le manque de matériaux de construction, la destruction des habitations et la multiplication des abris précaires rendent la population extrêmement vulnérable.
La tempête Byron n’est qu’un élément de plus dans une crise humanitaire déjà extrême, où la menace des intempéries s’ajoute aux conséquences directes du conflit. Pour de nombreuses familles, l’hiver s’annonce comme une épreuve de survie quotidienne.
les commentaire
Saw 7700bet777 advertised somewhere. Gave it a quick look. Pretty much what you’d expect. Worth a shot if you’re bored. Head over to 7700bet777.