La tempête Byron s’est éloignée de la bande de Gaza, mais ses conséquences humaines et humanitaires continuent de se faire sentir avec une acuité dramatique. Selon les autorités locales, au moins 14 personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessées après le passage de ce phénomène météorologique violent, qui a frappé un territoire déjà dévasté par des mois de guerre. Les organisations humanitaires alertent : l’absence de matériaux de base et les restrictions persistantes aggravent une crise pourtant largement évitable.
Une tempête meurtrière sur un territoire fragilisé
Au cours des derniers jours, des vents violents et des pluies continues ont balayé la bande de Gaza. Des structures déjà fragilisées par les bombardements se sont effondrées, ensevelissant des familles réfugiées dans des habitations précaires ou des abris de fortune. D’après le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale de Gaza, ces intempéries ont provoqué la mort d’au moins 14 personnes, tout en faisant de nombreux blessés.
La tempête a frappé une population déjà déplacée à plusieurs reprises, vivant souvent sous des tentes ou dans des bâtiments endommagés, sans protection suffisante contre les intempéries hivernales.
Les pénuries qui aggravent la crise humanitaire
L’ONG Oxfam dénonce une situation qu’elle qualifie de « totalement évitable ». Selon l’organisation, les autorités israéliennes continuent de bloquer l’entrée de matériaux essentiels, notamment les équipements de construction pour les abris, le carburant et les éléments nécessaires à la réparation des infrastructures hydrauliques.
Ces restrictions laissent des milliers de personnes exposées au froid, à l’humidité et à l’insalubrité. L’accès limité à l’eau potable et à l’électricité complique encore davantage la réponse d’urgence, tandis que les réseaux d’assainissement endommagés augmentent les risques sanitaires.
Des familles déplacées sans solution durable
Pour de nombreuses familles, la tempête n’a fait qu’aggraver une réalité déjà intenable. Les tentes ont été inondées, les biens personnels détruits et les rares couvertures rendues inutilisables par l’humidité. Sans matériaux pour réparer ou reconstruire, les habitants n’ont d’autre choix que de rester dans des abris dangereux.
Les acteurs humanitaires rappellent que l’hiver constitue une menace supplémentaire pour les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques.
Un contexte régional toujours sous tension
Parallèlement à la crise humanitaire à Gaza, les tensions se poursuivent en Cisjordanie occupée. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, des forces israéliennes ont mené une incursion à l’aube dans la vieille ville de Naplouse, déployant des unités d’infanterie dans plusieurs ruelles. Aucune arrestation n’a été signalée à ce stade, mais ces opérations contribuent à un climat d’insécurité permanent dans les territoires palestiniens.
Une catastrophe annoncée, selon les ONG
Pour les organisations humanitaires, les pertes humaines liées à la tempête Byron ne sont pas uniquement le résultat d’un événement climatique extrême. Elles soulignent que le manque d’accès aux ressources de base et l’impossibilité de reconstruire des abris sûrs transforment chaque épisode météorologique en drame humain.
Alors que la tempête s’est dissipée, la population de Gaza reste confrontée à une crise prolongée, marquée par la précarité, l’insécurité et l’absence de perspectives immédiates. Sans un accès rapide à l’aide humanitaire et aux matériaux essentiels, les ONG préviennent que de nouvelles tragédies pourraient survenir, même en l’absence de nouvelles intempéries.
Un jeune Palestinien tué à Jabalia malgré le cessez-le-feu
Selon des sources médicales citées par l’agence palestinienne Wafa, Muhammad Sabri Al-Adham, 19 ans, a été abattu par les forces israéliennes dans la région de Jabalia, au nord de la bande de Gaza. Ce décès intervient alors même qu’un cessez-le-feu est officiellement en place.
Parallèlement, des raids aériens israéliens continuent d’être signalés dans le quartier de Tuffah, à l’est de la ville de Gaza, ainsi qu’au nord de Rafah, dans le sud de l’enclave. Des habitations palestiniennes auraient également été démolies à l’est de Khan Younis.
D’après le ministère de la Santé de Gaza, au moins 383 personnes ont été tuées et 1 002 blessées depuis le début du cessez-le-feu, un bilan qui alimente les accusations de violations répétées de la trêve.
Après la tempête, des déplacés sans abri durable
La tempête Byron a laissé derrière elle des milliers de familles dans une situation encore plus précaire. Les pluies torrentielles ont inondé les camps de déplacés, détruit des tentes déjà usées et fragilisé des bâtiments endommagés par la guerre.
Sur le terrain, les habitants ne réclament plus seulement des tentes.
« Les gens demandent désormais des maisons mobiles, des caravanes. Ils ne veulent plus de tentes », explique la journaliste Hind Khoudary depuis Gaza City. Après deux années passées sous des bâches en plastique, beaucoup estiment que ces abris ne sont plus adaptés, surtout face aux tempêtes hivernales.
Or, les autorités israéliennes continuent de restreindre l’entrée de maisons préfabriquées et de caravanes, laissant les déplacés dans un sentiment d’abandon, malgré la trêve censée leur offrir un répit.
Des besoins élémentaires non satisfaits
Au-delà du logement, les besoins essentiels restent criants. Les familles réclament des couvertures, des vêtements d’hiver, des vestes et même des chaussures. Des enfants marchant pieds nus ont été observés dans plusieurs quartiers ces dernières semaines, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire.
« Ce cessez-le-feu devait être une pause, un moment pour souffler après tout ce que nous avons vécu », témoignent plusieurs habitants. « Mais la tempête nous a tout pris, encore une fois. »
Infrastructures détruites, inondations persistantes
La situation est aggravée par la destruction quasi totale des infrastructures de Gaza. Routes, systèmes d’évacuation des eaux et réseaux d’assainissement ont été anéantis par près de deux ans de guerre. Résultat : même après la fin des pluies, les rues restent inondées.
« Il n’y a aucun moyen d’évacuer l’eau », explique Hind Khoudary. « Les gens dans les tentes ont littéralement failli se noyer. Leurs vêtements, leurs couvertures, tout est encore trempé. »
Selon les autorités locales, au moins 14 Palestiniens sont morts à cause de la tempête, 13 bâtiments se sont effondrés, et des centaines d’autres maisons menacent de s’écrouler à tout moment.
Témoignages : une errance sans fin
Les déplacés racontent une vie marquée par l’instabilité permanente.
Hamdi Al Bahtiti, 43 ans, père de quatre enfants, décrit une nuit cauchemardesque :
« L’eau a envahi la tente. Nos matelas et nos vêtements étaient complètement trempés. Nous avons souffert de la guerre pendant deux ans, et juste au moment où un cessez-le-feu est annoncé, l’hiver s’abat sur nous. »
Sarah Daoud Ghanem, 34 ans, mère de quatre enfants, partage un sentiment similaire :
« L’eau est montée jusqu’à mi-hauteur de la tente. Tout a été détruit. Nous ne savons même pas ce qu’il nous reste. Nous errons d’un endroit à l’autre, comme des chiens abandonnés. »
Oxfam dénonce une crise « fabriquée par des choix politiques »
L’ONG Oxfam attribue directement l’ampleur des inondations et des pertes humaines à des restrictions systématiques de l’aide humanitaire.
« Les Palestiniens marchent dans les eaux usées, la boue et les débris », déclare Bushra Khalidi, responsable des politiques d’Oxfam dans les territoires palestiniens occupés.
« Ce n’est pas un échec de préparation, mais le résultat direct du blocage de l’aide. Quand l’accès est refusé, les tempêtes deviennent mortelles. Cette souffrance est produite par des décisions politiques, pas par la météo. »
Pressions internationales et contexte régional explosif
Face à la situation, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution demandant à Israël de garantir un accès humanitaire complet à Gaza, notamment pour les matériaux d’abri et les ressources vitales.
Dans le même temps, l’armée israélienne a mené des frappes aériennes massives au Liban, présentées comme des attaques contre des infrastructures du Hezbollah, suscitant de nouvelles inquiétudes quant à l’extension régionale du conflit.
En Cisjordanie occupée, les incursions militaires israéliennes se poursuivent, tandis que l’approbation de 19 nouvelles colonies a été dénoncée par l’ONU comme ayant des conséquences « dévastatrices ».
Une trêve fragile, une population à bout
Entre violences persistantes, tempêtes hivernales et pénuries organisées, la population de Gaza reste prise au piège d’une crise multidimensionnelle. La trêve, censée offrir un soulagement, apparaît fragile et insuffisante face à l’ampleur des destructions.
Pour les habitants, l’urgence est claire : un accès immédiat à des abris dignes, aux biens essentiels et à une aide humanitaire sans entrave. Sans cela, préviennent les ONG, chaque nouvelle pluie, chaque nouvelle nuit froide risque de se transformer en tragédie supplémentaire.
le bilan s’alourdit à 70.654 martyrs
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 70.654 martyrs et 171.095 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué samedi par les autorités sanitaires palestiniennes.
les commentaire
Fortunesnakebr, alright, let’s see what you got! Heard they got some cool slots. Trying my hand at a few. Fingers crossed! Good vibes so far!. fortunesnakebr